Turquie 2019 (+ Italie, les Balkans, Grèce)

Les Abruzzes Italie (sur la route de la Turquie)
Du mardi 3 septembre au dimanche 8 septembre 2019 1670 km.
Notre balade vers la Turquie commence en visitant la région des Abruzzes en Italie, avant de prendre le ferry pour Split à Ancône. Après deux étapes de liaison sans intérêt car majoritairement sur autoroute nous découvrons cette belle région encore très peu touristique située au sud de la Toscane. Des montagnes magnifiques, des routes à moto splendides traversant parfois des paysages étonnants, la route du Petit Tibet dans le massif du Grand Sasso en est la meilleure illustration. Une cuisine simple, un accueil chaleureux, même les ours commencent à s’y plaire, on compte pas moins de 150 spécimens, en particulier dans la région de Pescasseroli. Le seul petit bémol, c’est le terrible tremblement de terre que la ville de L’Aquila a subi en 2009 causant la mort de 308 personnes et provoquant plus de 30 000 sans abri.
Côté équipage et moto, pour l’instant « tutti va bene » à l’exception d’une paire de lunettes et un casque qui ont fait des mauvaises chutes 🙁











Les Balkans, première partie (sur la route de la Turquie)
Du lundi 9 au mercredi 11 septembre 2019.
Lundi, première véritable averse, pilpoil pendant le petit déjeuner. Ensuite visite de Trogir, son château, sa marina avec ses petits yachts, ses ruelles sans oublier l’église.
L’après-midi direction Split, rebelote en plus grand et plus animée, ses ruelles, sa cathédrale enterrée comme la galerie marchande le tout dans l’ancien palais Dioclétien.
Le lendemain, belle route sur la côte Croate et la montée vers la Bosnie Herzégovine, visite des cascades de Kravica puis Mostar et son célèbre vieux pont médiéval, Stari Most, détruit par les Croates et reconstruit avec l’aide de la communauté internationale. Nous remarquons également les nombreux minarets. Le chant des muezzins au coucher du soleil plonge toute la vieille ville dans une drôle d’ambiance.
Mercredi nous quittons Mostar et la Bosnie Herzégovine par de belles petites routes dont les derniers kilomètres étaient assez chaotiques. Nous rentrons au Monténégro en franchissant un vieux pont avec un tablier constitué de lamelles de bois. Cette belle étape se termine par la montée sur Trsa, (plus facile à écrire qu’à prononcer), rarement vu aussi périlleux, de la pente, étroite, de nombreuses épingles dans des tunnels très sombres, quelques véhicules au gabarit imposant arrivant en face, la bétaillère, que Bernard à frôlée, des camping cars et autres 4*4, plus quelques gouttes de pluie pour finir et une meute de motos qui nous suivait ! Le soir à l’auberge de montagne Milogora, nous avons eu droit à un récital de chants du Monténégro aux sons d’un gusle, tout en préparant nos prochaines étapes.










Les Balkans deuxième partie (sur la route de la Turquie)
Du jeudi 12 au lundi 16 septembre 2019.
Après une bonne nuit dans un environnement assez spartiate et un petit déjeuner bien gras, nous commençons la fameuse route du Durmitor, étroite, serpentant au milieu de paysages désertiques magnifiques. Passage ensuite par le pont de Durdevica Tara, surplombant la rivière Tara du haut de ses 172 m. Toujours au milieu de paysages très montagneux la moto de Bernard passe subitement en mode dégradé, oups, arrêt obligatoire, puis retour à la normale sans connaître le pourquoi du comment !
Avant de quitter le Monténégro nous nous retrouvons sur une route étroite mais surtout très boueuse sur plusieurs centaines de mètres histoire de bien crépir nos valeureux destriers. Nous arrivons en Serbie, pays où nous n’avons encore jamais posé nos roues tout comme la Bulgarie et la Turquie d’ailleurs. Après la visite du monastère de Sopocani, datant du XII ème siècle mais magnifiquement conservé, nous découvrons les belles montagnes serbes, en particulier le parc National de Kopaonic.
Arrivée à notre hébergement, nous discutons avec un albanais du Kosovo, professeur de français, une belle rencontre tout comme la dame musulmane, qui ce matin nous proposait son aide et qui a offert une rose à Betty.
Le lendemain, en milieu d’après-midi du samedi 14 septembre, passage en Bulgarie, un peu les mêmes constats qu’au Monténégro ou qu’en Serbie, des habitations misérables, des charrettes tirées par des chevaux et soudain de belles maisons, aux portails inox ou le dernier modèle de SUV germanique … Grosse différence tout de même entre la Bulgarie et la Serbie, pour les régions que nous venons de traverser, la première est beaucoup, beaucoup plus propre que la seconde et l’accueil parait plus chaleureux.
Demain nous devrions faire notre première étape en Turquie.
Treize jours depuis notre départ, 3100 km parcourus, météo quasi idéale, всичко върви добре (tout va pour le mieux)

















La Turquie, partie 1
Du mardi 17 septembre 2019 au jeudi 19 septembre 2019
Nous quittons la Bulgarie et plus particulièrement la région des Rodhopes, presque avec regrets, une belle découverte, pays très propre, accueil chaleureux, nourriture simple mais goûteuse.
Nous avons décidé de tirer au plus court pour rejoindre la Turquie, nous traversons donc un « chouilla » de Grèce, frontière franchie rapidement, par contre l’arrivée en Turquie est un peu plus laborieuse, pour nous une bonne demi-heure, 3 à 4 bureaux de contrôle, pour les routiers pas moins de 3 km de camions en attente ! Première « bizarrerie », les militaires, mitraillette au poing, d’un côté d’un pont les Grecs et de l’autre les Turcs, enfin je suppose, bonjour l’ambiance !
Fin d’étape avec des températures élevées, 33 à 35°C, va falloir s’adapter ! Premières impressions positives, en particulier au petit resto dégoté par Betty, une variété de plats typiques, présentés par un serveur nous traduisant et nous présentant chaque spécialité.
Mercredi matin, petite surprise désagréable, Booking est interdit en Turquie, oups, çà c’est « ballot », heureusement que j’ai installé un VPN sur mon smartphone, nous allons pouvoir en principe, contourner ce blocage.
Nous prenons la route plein sud, direction les Dardanelles, plus exactement Gelibolu où nous prenons le ferry pour traverser la mer de Marmara. 1/2h plus tard nous posons nos roues sur le continent asiatique, selfie obligatoire 😉
Petit détour par Troie (Troia) pour réviser notre histoire, le cheval est tout aussi impressionnant que les ruines environnantes.
Etape à Assos, hôtel Barbarossa, bel établissement en bord de mer pour notre première nuit en Asie Mineure, nous y resterions facilement plusieurs jours ! Betty ne résiste pas à la baignade dans la piscine et la mer. Bernard part découvrir les environs en footing.
Notre troisième étape en Turquie nous conduit jusqu’à Bergama (Pergame), toujours sous une belle cagna en passant par une magnifique forêt de pins située dans la région de Kozac.










La Turquie, partie 2
Du vendredi 20 au mardi 24 septembre 2019
Nous continuons notre découverte de ce pays d’Asie Mineure, avec la visite du site antique de Pergame (invention du parchemin) ou Bergama, l’Acropole accessible via un téléphérique, son théâtre, le temple ainsi que de magnifiques sols en mosaïques. L’après midi direction l’Asclépieion, un des tous premiers centre médical au monde. Nous découvrons également la vieille ville, ses ruelles étroites, ses maisons colorées mais souvent délabrées, sans oublier la Basilique Rouge, temple des dieux égyptiens et la vieille mosquée. C’est ici également que je dégusterai mon premier kebab, succulent. Une fois de plus nous pourrons constater l’extrême gentillesse du peuple Turc, à la fois pour nous conseiller, pour nous servir et même le client qui nous laisse sa place avant même d’avoir fini son assiette.
Le lendemain, après une étape assez courte, mais ennuyeuse, une 4 voies, traversant de nombreuses agglomérations avec beaucoup de feux tricolores, nous arrivons à Selçuk. Casse-croûte sur le pouce, puis, pour la première fois depuis le départ, nos programmes seront différents. Bernard part à pied visiter le site antique d’Ephèse, pour notre part ce sera le marché et la mosquée Isa Bey, d’où nous ne repartirons pas les mains vides, un Coran en français et quelques figues fraichement séchées offerts par l’imam. Selçuk et son aqueduc est une petite bourgade très agréable qui aurait mérité une journée de plus.
Dimanche 22 septembre, étape bien fade, 4 voies toujours des feux tricolores, heureusement que la maréchaussée (jandarma) locale se charge de l’animation. Flûte qu’est-ce que j’ai pu faire comme infraction ? J’applique la méthode conseillée , je ne parle ni comprend le Turc et l’Anglais, finalement R.A.S, ouf ! En milieu d’après midi nous attaquons l’ascension pieds nus, du remarquable site de Pamukkale (montagne de coton). C’est véritablement un incontournable en Turquie, des coulées d’eaux thermales riches en minéraux qui coulent le long des terrasses de travertin blanc sur une immense colline. Pas étonnant que les romains se soient installés là en fondant Hiérapolis, 190 avant J.C, le beau théâtre et quelques latrines, sans oublier la nécropole et ses nombreux sarcophages en attestent. Pour redescendre, nous attendons les lumières du soleil couchant qui ajoutent encore un peu plus de magie à ce site exceptionnel. Magnifique, extraordinaire, « unique au monde » ce n’est pas nous qui le disons mais la jeune fille rencontrée sur l’aire de « ré-chaussage », venant de San José, Costa Rica.
Lundi 24, changement de décor, nous descendons plein sud pour découvrir la péninsule de Datça, sauvage, préservée du tourisme de masse. Sur le parcours, re-contrôle de police, puis pause KF (café) je devrais dire pause T (thé) ou arrêt T 😋. Pour le coup, petite guinguette en bord de route, les poules slaloment entre les tables, nous sommes que les 3, jusqu’à l’arrivée d’une voiture de location, 2 dames « vraiment asiatiques », qui avaient probablement acheté un melon en bord de route et qui gentiment demandent au jeune homme qui assurait le service (et la traduction), de partager ce melon avec toutes les personnes présentes. Remerciements, quelques photos souvenirs avec ces deux chinoises de Shenzhen. Mardi 24, jour de repos, lessives, baignades, préparation des prochaines étapes, et footing pour Bernard, bien entendu.
Côté équipage, nickel, un petit coup de lavage de nos meules ne serait pas de trop. Cela fait 3 semaines que nous sommes sur la route, nous avons parcouru plus de 4300 km depuis notre départ, avec une météo quasi parfaite.






















La Turquie, partie 3
Du mercredi 25 au samedi 28 septembre 2019
Mercredi, nuit mouvementée, 4h du mat, une averse, un orage et quelques gouttières nous obligent à quitter notre grand lit, heureusement les 2 petits lits du salon sont préservés, sauf qu’en plus de la flotte une coupure de courant plonge le chalet dans l’obscurité totale, l’aventure quoi ;-).
Départ vers 9h45, la pluie s’est arrêtée, Betty monte la côte à pied car la montée est raide, ensablée et tortueuse, j’attaque bille en tête, je serre les fes…s, ouf c’est passé, Betty monte sur la moto, nous attendons Bernard au dessus de la bosse, mal garés, croisement difficile, je décide de faire la descente périlleuse sans attendre notre coéquipier qui affichait une certaine sérénité lorsque nous évoquions l’état du chemin. Arrivés en bas, nous nous posons à l’ombre et attendons Bernard. Au bout de 5 à 10 bonnes minutes, toujours rien, je décide de remonter à pied. C’est là qu’il apparaît, il a couché la moto dans le premier virage hyper pentu, suite à un arrêt et un posé de pied dans le devers, merdum. Un couple de jeunes l’a aidé à redresser la moto et également à re-démarrer. Un mollet douloureux, quelques traces sur le pare-cylindre et une étanchéité de valise compromise, le bilan aurait pu être pire.
Nous roulons cool, peu intéressant. Pause de midi à 14h30 à Gocek. En fin d’étape, là où la route suit le bord de mer, nous découvrons de magnifiques panoramas avec un bon bitume.
Jeudi à Kaş, pas de moto, mais une petite balade à pied sur la voie lycienne, en tout une petite quinzaine de kilomètres, avec un peu de dénivelé, quelques herbes bien piquantes et surtout une belle cagna ! Autant dire que le bain à mi parcours, dans une mer douce, fut très apprécié tout comme la petite gaufre de réconfort lors de notre retour au village.
Vendredi direction plein nord, en toile de fond, sur une bonne partie du trajet, le Salur Dagi, 2604 m. La moto de Bernard nous fait un nouveau défaut, enfin pas si nouveau, puisque normalement corrigé avant de partir, le voyant de pression d’huile s’allume, de temps en temps.
Nous avions repéré une pension au bord du lac d’Eğirdir, mais étant complète, nous nous arrêtons à Ağlasun, très bel établissement non loin d’un site antique. Pour Betty, bain(s), hammam et sauna et pour finir cette journée un buffet de spécialités turques bien apprécié.
Samedi, dernière étape avant la région de Cappadoce. Arrêt café à Aksu. Souvent nous ne trouvons que du café Turc sans sucre (sade) ou sucré (sekerli) sinon ce sont des doses de Nescafé avec de l’eau chaude. La boisson la plus courante c’est toujours le thé. Il y en presque partout au bord des routes, dans les stations essence, présenté dans des théières qui sont tenues au chaud.
Toujours des paysages remarquables, soit de beaux massifs montagneux, le Dipoyraz 2980 m, soit un grand plateau avec d’immenses plantations de pommiers, chargés de fruits, dans lesquels se trouvaient beaucoup de personnes pour la cueillette, soit de grands lacs. Nous apercevons au loin celui de Egirdir, nous longerons celui de Beyşehir, immense (48km), profond de 30 m, et qui pourtant pourrait disparaître dans moins de 20 ans.
Nous visitons la mosquée Eşrefoğlu de Beyşehir, avec ses piliers intérieurs en cèdre et sa fosse où était déposé de la neige pour humidifier les bois. Pour ceux qui veulent en savoir plus une bonne adresse.
Pour finir l’étape, une belle route 4 voies, comme il semble en exister beaucoup en Turquie, traversant de grands plateaux. Petit contrôle de police, quotidien, « francia » ? OK c’est bon !
Arrivée à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie centrale, très grosse agglomération, le Saint Jacques de Compostel Turc, capitale des derviches tourneurs, où l’on ne sert pas une goutte d’alcool 😩















La Turquie, partie 4
Du dimanche 29 septembre au mercredi 2 octobre 2019.
Dimanche matin, peu de monde sur la route, nous apercevons tout de même un groupe de motos passer devant l’hôtel, c’est assez rare depuis notre arrivée en Turquie. Sortie de Konya sans problème, direction plein Est, nous sommes sur la fameuse route de la Soie, enfin la version moderne, 4 voies !
Premier arrêt à Sultanhani pour visiter son Caravanserail (sur les routes caravanières, tous les 35/40 km, une journée de marche, les caravansérails étaient les relais pour les caravanes de marchands. Ils contenaient écuries, chambres …) Celui-ci est le plus grand de Turquie, bien restauré, mais avec un personnage un peu bizarre à l’entrée, laissant passer pratiquement tout le monde sauf nous 3, nous réclamant 5 TL / personne, soit moins d’un Euro, mais ne comprenant pourquoi que nous, nous refusons de passer pour des pigeons. Et pour finir l’anecdote, j’arrive tout de même à rentrer en me faufilant au milieu d’un groupe, qui comme tous les autres, n’avait rien payé !
Discussion avec un couple de motards de Neuchâtel (Suisse) en partance pour l’Iran avec l’organisateur T3, le groupe de motos vu ce matin à Konya devait aussi être avec T3.
Ensuite nous nous arrêtons dans une station service pour notre pause KF ou arrêt T, une famille ayant fini sa pause casse-croûte, la jeune fille vient nous proposer des gâteaux faits maison, à la fois surpris et gênés nous n’osons en prendre, en remerciant toutefois toute la famille pour leur gentillesse.
Dominée par le mont Hasan, volcan qui culmine à 3268 m, nous traversons Aksaray qui est le berceau de la race de chiens, les « lions » d’Aksaray ou Malakli, comme en témoigne la majestueuse statue à l’entrée de la ville.
Nous arrivons à Uschişa en début d’après-midi, nous sommes au cœur de la région de la Cappadoce, ce sera également l’étape la plus à l’Est de notre trip, en effet nous décidons de ne pas aller jusqu’à Nemrut Dagi.
L’arrivée tout comme l’accès au parking de l’hôtel sont un peu chaotiques, route en pente, très grossièrement pavée, et porte très étroite avec une marche pour ranger les motos ! En fin d’après midi nous grimpons les 240 marches du château troglodyte, magnifique vue à 360° sur les environs.
Le lendemain, lundi 30 septembre, je me réveille à 6h du mat, pour admirer et photographier l’impressionnant et féerique ballet de la centaine de montgolfières, directement depuis le balcon de notre chambre d’hôtel Aden, idéalement placé sur le piton rocheux de Uschişa.
Nous commençons à explorer cette extraordinaire région par le musée à ciel ouvert de Gülsehir, accompagnés par 2 chiens qui ne nous quitterons pas durant toute la visite. Habitations troglodytes mais aussi églises rupestres ou monastères, sans oublier les pigeonniers, nous en verront beaucoup tout au long de nos visites. Passage par l’église Saint Jean toujours à Gülsehir, avec de remarquables peintures, puis pause KF à Avanos.
Discussion avec un Turc de Bischwiller, que l’on retrouve juste avant de repartir et qui nous invite à le suivre, il veut nous montrer son village natal et les sites alentours. A fond derrière le Doblo (conduite à la Turc), nous passons même un contrôle de gendarmerie sans être arrêté, nous visitons le monastère de Belha, puis la ville souterraine (4 étages sous terre) de Özkonak ainsi que le quartier troglodyte de cette même ville d’Özkonak, qui est la ville natale de Makbul, 70 ans, notre guide improvisé, qui nous offrira même le thé et le café. Echange des numéros de téléphone, photos souvenirs et promesse de se revoir en France, autour d’un kebab, bien entendu.
Mardi, nous nous préparons un programme assez léger, une bonne vingtaine de kilomètres, qui au final se transformeront en 70 km … Nous commençons par le Panoramic View Point sur la route de Ürgüp, puis vue sur les Twin Fairy Chimneys, juste avant d’arriver à Ürgüp. Direction ensuite sur Mustafapasa, pause café au milieu de jeunes étudiants qui eux étaient à la pause kebab et smartphone. Nous remontons sur Ürgüp, Betty ayant repéré un beau petit parc ombragé avec tables et bancs, idéal pour notre pause casse-croûte. Nous filons ensuite sur Zelve, sur un parking d’un point de vue, nous discutons avec un Turc habitant la région de Lille et originaire d’Avanos. Il nous recommande d’aller visiter l’école d’apprentissage d’Etat, pour la fabrication des tapis. Après quelques hésitations, notre programme étant assez léger, nous décidons d’y aller. Une personne parlant bien le français nous expédie la visite en deux coups de cuillère à pot, les doubles ou simple nœuds, la soie, la laine, le coton, les colorants, le ver à soie nourri aux feuilles de mûrier et hop nous voilà dans la salle des ventes, où l’on commence à nous offrir du thé pour Betty et Bernard (pas Tapie) et du café Turc pour moi (= 40 ans d’amitié) d’autant plus que j’ai la moustache « typée Turque » très utile pour retenir le marc 😉 . Après avoir vu plus d’une vingtaine de tapis de différents styles, nous faisons comprendre au directeur des ventes qui est aussi directeur de fabrication, et qui a vécu à Valence en France, que nous ne pouvons pas nous décider pour un tel investissement (1500 à 2000 €) en quelques minutes.
Nous repartons pour la vallée du Pacha (Zelve) beaucoup de monde, des paysages toujours époustouflants, quelques photos avant de remonter sur Ürgüp, où nous ferons un brin de toilette à nos panzers.
Pour notre dernier jour en Cappadoce, nous descendons à pied par la Vallée des Pigeons, jusqu’à Göreme, soit 3 km environ, au milieu d’un canyon avec des roches plus ou moins usées par le temps en fonction de leur dureté.
Visite ensuite de la ville de Göreme, très touristique, avec de nombreux hôtels accrochés aux pitons rocheux, proposant des chambres dans des « cave ». Vue à 360° depuis le mirador, puis pause pâtisserie française.
Pendant que nous préparons nos prochaines étapes, Bernard part découvrir le musée de plein air de Göreme et faire sa petite rando.

















La Turquie, partie 5
Du jeudi 3 octobre au au lundi 7 octobre 2019
Uschişar – Ilgaz
Jeudi 3 octobre 2019 362 km
Nous quittons la région de Cappadoce vers 9h30, direction plein nord. Les nuages du matin, une première depuis un certain temps, font place à un ciel d’azur. Étape de liaison sans grand intérêt, nous retrouvons les paysages arrides traversés par ses grandes routes à 4 voies, la température grimpera jusqu’à 32°C. Arrêt carburant à Kirsehir, 6.89 LT/ L (=1,1€), avec T offert et une carte de la Turquie + une petite frayeur, le valeureux pompiste voulant me mettre du gasoil !!! Deuxième frayeur, pour Bernard cette fois, en quittant la station il se trouve nez à nez avec une voiture en contre sens, un des sports favoris dans la région.
Pause café un peu plus tard, 0.40 € le café, bien moins cher qu’à Göreme. Notre petit contrôle de police quotidien, après avoir vu notre plaque numéralogique française nous dit goodbye.
Arrivée à l’hôtel Akbak vers 15h30, nous approchons de la Mer Noire et des plantations de noisetiers, on craque au Market à côté de l’hôtel en achetant des fruits secs.
Ilgaz – Safranbolu
Vendredi 4 octobre 2019 168 km
Départ de l’hôtel (18€ / personne pdj compris) vers 10h15, 250m plus loin contrôle de police, Francia go !
Nous prenons ensuite une petite route qui traverse le massif montagneux Ilgaz Daği. Cela nous change des 4 voies souvent monotones. Un tronçon de plusieurs kilomètres bien pentu en travaux avec gros graviers voir même plus aucun revêtement nous a fait apprécier encore un peu plus nos valeureux pachidermes trails routiers 😋.
Arrivée à Safranbolu, Akbulut Konak, vers 13h, un peu labyrinthe avec ces ruelles étroites et mal pavées. Maison konak pur style ottoman, magnifique, faut même se déchausser pour entrer pour préserver les tapis et anciens planchers. Placards intégrés et plafonds totalement recouverts de bois , je connais une « guide boroillote » qui serait à son article 😘.
Visite de la vieille ville en déambulant dans les ruelles pavées, nous commençons par le musée, la prison puis la tour de l’horloge. Nous descendons ensuite dans un premier bazar, très pittoresque, on peut y voir des échoppes de couturier, cordonnier, forgeron au milieu des boutiques de souvenirs.
Pause kf et loukoums dans le caravansérail transformé en hôtel et galerie marchande. Re bazar puis nous grimpons jusqu’au point de vue. Préparation de la suite et souper au Nil Yorem Mutfak, conseillé par le patron très sympathique et dévoué, de notre Konak.
Safranbolu
Samedi 5 octobre 2019
Cette fois, le soleil nous abandonne, petite pluie pour le petit déjeuner copieux et traditionnel. Bernard part à pied, jusqu’à la terrasse de cristal et l’aqueduc.
Nous, nous préparons les deux prochaines étapes, la première sur la Mer Noire, la seconde à Istanbul. Petit tour en ville pour le casse-croûte et une « visio » avec la famille de Montenois & co.
Safranbolu – Arkçakoca
Dimanche 6 octobre 2019 224 km
Belles averses pour charger la moto et quitter la Konak Akbulut par la petite ruelle pavée ou plutôt revêtue de gros cailloux avec une rigole pleine d’eau en son milieu, bien content d’arriver sur le bitume sans embûche !
Le reste de l’étape fut très humide, pause vers midi dans un grand restaurant bord de route, spécialisé dans la cuisine de Konya. La grande salle était quasiment vide, les turcs venant au restaurant le dimanche vers 14h, nous avions donc pour nous et autour de nous pas moins de 4 ou 5 serveurs. Nous avons goûté la pizza (pide) au mètre, voir même 1,6 m originale et en plus bonne.
Arrivée à l’Akçakoca Poyraz Otel vers 15h30, on nous offre le thé (cay) après avoir garé tant bien que mal les motos, celle de Bernard bien calée sur le trottoir et la nôtre sur la route, protégée tout de même par deux ou trois quilles. Nous sommes face à la Mer Noire, nous allons nous reposer un peu avant d’attaquer la visite d’Istanbul.
Le soir, grosse très grosse averse, ce qui ne nous a pas empêché de déguster de bons poissons.
Arkçakoca
Lundi 7 octobre 2019
Préparation des étapes après Istanbul, en fonction de la météo et des souhaits de chacun. Balade en bord de mer, pas si noire que ça aujourd’hui, avec le soleil retrouvé.
6380 Km depuis notre départ, la moto a franchi le cap des 50 000 Km.











La Turquie, partie 6
Du mardi 8 octobre au jeudi 10 octobre 2019
Akçakoca Istanbul
Mardi 8 octobre 2019 269 km
Nous quittons les bords de la Mer Noire sous un ciel gris, les routes sont trempées suite aux averses du début de matinée, température maximum 15° C. Nous apercevons quelques plantations de noisetiers.
Dernière pause avant d’attaquer la mégapole, dans une station, avec le coquillage comme symbole, c’est Shell que j’aime 😉 mais les informations recueillies, vignette ou péage pour le pont sur le Bosphore, ne m’aident pas beaucoup, car un tantinet contradictoires. Tant pis, pas de vignette, on verra bien, en particulier pour le pont Sultan Mehmet, qui devrait être gratuit dans le sens Asie-Europe d’après les informations recueillies sur la toile.
La circulation s’intensifie, tout comme la pluie, une voiture sur le toit, puis une autre qui a du faire la toupie, tout en frottant la barrière de sécurité, on pensait bien que la conduite à Istanbul, allait être folklorique, effectivement nous confirmons, c’est très très chaud, encore plus sous la pluie.
Les buildings sont impressionnants, des tours exceptionnelles, certaines ont leurs derniers étages dans les nuages, il faut dire qu’ils sont bas. Sur le Bosphore, en plus de la pluie nous avons droit à des bourrasques de vent, décidément le retour en Europe est bien perturbé !
Toujours beaucoup de voitures et camionnettes, mais étonnement, très peu de 2 roues. Une grande spécialité : depuis la voie la plus à gauche, attendre la toute dernière seconde pour s’engager sur la sortie située à droite en coupant 2 à 3 files, sans clignotant, bien entendu. Le dernier kilomètre hors voie rapide nous fait encore plus apprécier la position de l’hôtel, Holiday Inn Express, proche de cette voie rapide justement et avec un garage surveillé.
C’est le capharnaüm, la jungle, plus aucune règle, piétons, taxis, bus, voitures, camionnettes, quelques 2 roues, avec comme seul règle : être le plus CULOTTÉ. Pour finir, ayant mal positionné l’hôtel sur mon GPS, décalage d’une rue, c’est Bernard qui nous guide jusqu’à la bonne adresse. Petit tour dans le quartier, doner dans le quartier de l’hôtel.
Istanbul
Mercredi 9 octobre 2019 sans moto
Départ de l’hôtel vers 10h, métro puis tram pour arriver vers 11h sur l’extrémité Est d’Istanbul côté Europe. Nous pensions commencer par Sainte Sophie, mais la file d’attente, estimée à environ 1 heure nous fait changer de programme.
Nous commençons donc par la Mosquée Bleue, juste avant la fermeture de midi. Quelques échafaudages plus un gros chantier sous la coupole avec de nombreux piliers rajoutés pour soutenir une plateforme, gâchent quelque peu l’ambiance. Nous parcourons ensuite l’hippodrome, enfin ce qu’il en reste, 2 obélisques.
Visite ensuite d’une petite mosquée, Sokollu Mehmet Paşa, avant la pause casse-croûte. Reprise des visites avec la Basilique Citerne, aussi étonnant qu’immense. Puis direction la basilique Sainte Sophie, beaucoup moins d’attente, grandiose, magnifique, exceptionnel.
Pour finir, après une petite pause KF et douceurs, le Grand Bazar, qui porte bien son nom, très grand et beaucoup de bazar. Retour par le tramway T1, bondé, puis le métro M1.
Istanbul
Jeudi 10 octobre 2019 sans moto
Métro M1a puis Marmaray pour traverser le Bosphore par en dessous (tunnel ouvert depuis 2013)
Nous re-voici en Asie. Balade le long du détroit, beaucoup de bateaux. Beau point de vue sur Istanbul Europe. Retour via le ferry, slalom entre les porte-containers et autres ferries.
Visite du Bazar égyptien, réputé pour ses épices, beaucoup de monde, très coloré. Casse-croûte dans un self très couru des locaux, merci le Routard.
Nous laissons Bernard visiter le Palais de Topkapı, nous rentrons en métro pour éviter la foule des heures de pointe.
Pause KF avant de faire un peu les vitrines.






de Soliman le magnifique








La Turquie, à table
La cuisine turque dégustée lors de notre séjour est simple mais très goûteuse , attention parfois épicée.
Les « mezze » ce sont différents hors d’œuvre. Les plus courants sont les « dolma » (feuilles de vigne farcies au riz), les « borek » (une tuerie …) feuilletés fait avec des feuilles de filo soit à la viande hachée soit au fromage et aussi un genre de sauce tomate à tartiner très très épicée à base de piment.
Les « köfte » (boulettes de viande hachée avec mie de pain et herbes). On en trouve partout accommodées souvent avec de la tomate et du riz et pommes de terre.
Les « manti » (mini raviolis) nappés de sauce au yaourt et à l’ail saupoudrés de menthe.
Bien sûr de la viande en kebab (qui veut dire grillé) ; il en existe beaucoup de variantes.
Le yaourt, le vrai « yogurt » est turc. Il est venu des steppes asiatiques avec les conquérants. Il est servi avec tout, sucré ou salé. Un incontournable.
Le « sac kavurma », plat à base de viande, tomates, poivrons servi avec un bloc de yaourt.
Les « gozleme », crêpes fourrées au fromage fabriquées souvent par des dames sur des grands cercles en bois
Les « pide » sorte de pizzas.
Et pour les douceurs il y a surtout les baklavas, feuilletés aux noix ou aux pistaches nappés de miel (hummm…) ; le riz au lait, le « sutlaç » Et pour finir sur une touche sucrée voire très sucrée, les loukoums. Ils étaient autrefois considérés comme des médicaments pour adoucir la gorge. Il en existe des dizaines de sortes.
Pour le petit déjeuner, c’est plutôt la touche salée qui remporte. Les turcs mangent des feuilletés, des frites, des légumes, omelette et du poisson accompagnés de la fameuse sauce piquante. C’est très étonnant. Nous rencontrons souvent des difficultés pour avoir du beurre. Le pain est super bon, il en existe plein de variétés. Il est très consommé en Turquie.
Les noisettes. On en trouve presque dans tous les plats. (la Turquie est l’un des premiers producteurs mondiaux)
Nous découvrons de nouveaux plats selon les régions traversées, mais c’est toujours un plaisir de déguster cette cuisine très savoureuse.
Attention, pour les amateurs de boissons alcoolisées, les restaurants ne servent pas d’alcool , à l’exception de certains établissements, pas facile à repérer, sauf dans les régions très touristiques. Les principales bières, Efes et Tuborg.
Afiyet Olsun !!! (Bon appétit).








La Grèce, partie 1 (retour Turquie)
Du vendredi 11 octobre au mardi 15 octobre 2019
Istanbul – Makri
Vendredi 11 octobre 2019 293 km
Nous quittons Istanbul vers 9h30, première intersection on nous laisse gentiment passer alors que nous avions un Dur (Stop), deuxième intersection, des voitures dans tous les sens, je la tente à la Turc, un peu culotté, au final j’ai vu le museau de la voiture venant de ma gauche frôler notre sacoche gauche, mais ils sont fous, quelques centimètres de plus et il nous couchait ! Passage de la frontière sans problème, 3 arrêts côté Turc, le premier poste de contrôle était occupé par un policier quelque peu énervé, une présence militaire bien visible de chaque côté, et toujours beaucoup de camions.
Arrivée vers 16h à la Villa Makri. Souper en bord de mer, coucher de soleil, musique grecque et nappes à carreaux, le tout offert par Betty (anniversaire)😘 what else !
Makri – Ouranoupoli
Samedi 12 octobre 2019 300 km
Petit déjeuner à la boulangerie du village, départ vers 10h15, autoroute du coton pour commencer, c’est la pleine récolte, des camions chargés jusqu’à la gueule et grossièrement bâchés sèment sur leur passage des milliers de fleurs, j’avais l’impression de rouler sur de la neige 😉.
Nous voyons des flamants roses entre Komotini et Xanthi.
Pour la pause déjeuner Betty demande dans un village, on nous indique un petit resto, bonne pioche, la propriétaire, originaire de Bruxelles nous propose gentiment son aide.
Arrivée sur la péninsule du Mont Athos vers 16h30. Surprise, nous pensions faire de belles balades en moto sur cette presqu’île , sauf qu’il n’est pas possible de pénétrer le domaine des moines qui occupent 20 monastères sur 70 km. Interdiction totale aux femmes et aux enfants ainsi qu’aux animaux femelles. Pour les hommes non orthodoxes c’est très compliqué, il faut tout plein d’autorisations !
Bonne météo, 20 à 23° C, pas toujours le ciel bleu, mais pas de menace de pluie
Ouranopoli
Dimanche 13 octobre sans moto
Beau temps, mais cette zone interdite aux femmes ne me plait pas du tout 🙈 Balade de 3 km le long de la côte, beaucoup d’olives aux arbres, c’est la période de récolte.
Sur le port, nous voyons débarquer des centaines de pèlerins, c’est bizarre tous ces hommes. L’après-midi nous descendons à la belle plage située juste en dessous de l’hôtel, nous apercevons des dauphins, au moins 2, faire joujou dans le sillage d’un bateau »musical », c’est magique !
Le soir resto Athos avec Bernard, on fait part de nos recherches pour la suite du parcours .
Ouranoupoli
Lundi 14 octobre 2019 sans moto
Ce matin au petit déjeuner Bernard nous annonce son programme, Thessalonique, Météores et Venise. On lui parle de la région montagneuse de Monodandri et du ferry Igoumenitsa Venise.
De notre côté nous avons décidé, afin de limiter le coût du ferry pour l’Italie, de choisir Igoumenitsa Brindisi, seul petit bémol, il faut attendre samedi 19 octobre. Nos chemins vont donc se séparer demain matin, après environ 7000 km et 42 jours en commun, good trip Bernard, take care and stay safe.
Pendant que Betty prépare nos prochaines étapes et réserve le ferry Igoumenitsa Brindisi pour samedi 12h, je nettoie un peu la moto avec le jet d’eau de l’hôtel. Après midi plage.
Ouranoupoli – Afissos (le Peillon)
Mardi 15 octobre 2019 – 375 km- 27°
Après le dernier petit déj avec Bernard, nous décollons à 9 h avec le grand ciel bleu. Des points de vue magnifiques sur la mer Égée avec de belles petites routes pour commencer puis autoroute jusqu’à Volos.
Pause café (enfin nescafé) dans une station puis pause déjeuner encore dans une station.
Arrivée à 15h à Afissos à notre hébergement. Pas facile d’accès (comme dab) petite route pentue et défoncée. Notre « hotel appartment Agnanti » nous offre une magnifique vue sur la mer, nous profitons de la terrasse de nuit.



(courgettes en beignets)









La Grèce partie 2 (retour Turquie)
Du mercredi 16 au samedi 19 octobre 2019
Afyssos et ses environs
Mercredi 16 octobre 2019 44 km, 26°
Je descends chercher le pain et le croissant chocolat, petit déjeuner sur la terrasse de l’appartement, vue imprenable sur la mer Égée.
Petite anecdote canine : hier soir au resto, n’ayant pas du tout aimé les calamars, c’est un des nombreux chiens en liberté qui en a profité. En rentrant il nous a suivi, des fois que… Arrivés vers l’appartement on ruse, on ralenti, notre beau klebar continue son petit bonhomme de chemin, nickel on rentre dans notre logement sans qu’il s’en aperçoive. Sauf que le lendemain matin, devinez qui était couché sous notre moto ? Le chien aux calamars !
Nous montons en direction de Kalamaki, nous visitons le premier petit bourg de montagne, Milies où nous buvons un expresso sous de magnifiques arbres, puis Vizitsa avec ses remarquables maisons aux toits recouverts de pierres de lauze.
Nous nous arrêtons vers 13h à Pinakates, à l’auberge Piales, nous étions les seuls clients, la cuisinière, serveuse et patronne qui plus est, très souriante, nous a régalé. Nous serions bien restés toute l’après-midi sur sa terrasse qui domine toute la baie de Volos, bercés par de belles chansons grecques, par exemple Alexandria de Yannis Kotsiras.
Descente ensuite sur une plage où Betty a pu faire quelques brasses, pendant que j’attendais à l’ombre d’une paillote, assis sur une valise de la moto.
Avant de rejoindre Afissos, arrêt dans un Super Market pour nos prochains repas.
Afyssos
Jeudi 17 octobre 2019
Ciel un peu voilé ce matin. Après un bon petit déjeuner sur notre superbe terrasse Betty prépare les 2 étapes après Brindisi.
Nous allons ensuite jusqu’à la plage côté sud. Je me baigne, l’eau est vraiment très bonne. Au retour quelques achats pour nos prochains repas arrosés d’un bon vin rouge grec.
L’après-midi baignade, sur le chemin on goûte le raisin qui couvre le petit chemin, on ramasse une ou deux oranges, pas très mûres mais déjà bien goûteuses, par contre le soleil se cache derrière les nuages, la mer est hyper calme.
Afissos Metsovo
Vendredi 18 octobre 2019 250 km
Au revoir la Mer Égée, 9h pile poile nous quittons notre dernière étape balnéaire, direction la montagne.
Au moment de monter sur l’autoroute, je suis les indications ambiguës du GPS au lieu de suivre la logique c’est à dire Thessalonique, merdum, nous sommes bons pour 18 km de détour. Sur nos 7500 km depuis notre départ, c’est peanuts, mais c’est tout de même rageant, d’ailleurs ça a chauffé dur dans les casques !
Pause carburant mais pas KF, Betty remarque que notre itinéraire passe à quelques kilomètres des Météores, donc à la pause café à Trikala je rajoute le circuit que nous avions fait il y a quelques années (2016).
Beaucoup plus de monde et météo plus favorable pour ce site qui fait partie des incontournables grecs. Après avoir parcouru de splendides routes au milieu de la montagne, nous arrivons à Metsovo (1150 m d’altitude) vers15h à l’hôtel Alain Apollon, moto directement au parking souterrain, nickel, encore une bonne adresse dégotée par mon SDS préféré.
Visite de cette petite ville de montagne.
Metsovo Igoumenitsa Brindisi
Samedi 19 octobre 2019 150 km
Nous sommes encore en Grèce pour 120 km, mais l’automne est bien là, 8 à 9° C au plus frais, quelques nappes de brouillard, mais de belles couleurs dans cette belle région montagneuse.
Partis à 8h45 nous arrivons au port vers 10h, ça sent la fin de saison, une petite dizaine de voitures, un peu plus de camions, et une moto 😉. Il fait 26°, la mer est très calme, on a comme l’impression que le capitaine n’est pas pressé, perso j’aurais tiré tout droit, mais lui il longe très longtemps l’Albanie avant de bifurquer sur Brindisi.
À la descente du ferry je laisse passer une voiture, tiens un français, il hésite, puis tout d’un coup 3-4 policiers lui font signe de stopper, bizarre !
Toujours quelques difficultés pour trouver la bonne adresse, B&B Verde Giada, faut dire que la nuit n’arrange rien. Pour le souper, on doit prendre la moto. Grosse trattoria et bonnes pizzas.

















L’Italie (retour Turquie)
Du dimanche 20 octobre au mercredi 23 octobre 2019
Brindisi Campobasso
Dimanche 20 octobre 2019 .351 km
En Turquie c’est l’appel à la prière du muezzin qui nous réveille, en Italie c’est l’appel à la vigilance des alarmes de tous genres !
Petit déjeuner léger servit dans la chambre, départ vers 9h30, il fait déjà 22°, nous aurons jusqu’à 28° et toujours un beau ciel bleu mais tout de même une luminosité d’automne.
Nous sommes dans la région des Pouilles (Puglia), région du sud de l’Italie parsemée de cactus, oliviers et palmiers, les villages blancs où les maisons sont blanchies à la chaux. Pause kf à Molfetta, et pour finir l’étape très monotone sur cette 4 voies rectiligne, nous prenons une petite route verte, qui nous fait découvrir de beaux paysages, quelques ressemblances avec le Morvan et la Bourgogne, sans les vaches mais avec des oliviers et surtout très sec !
Arrivée vers 15h, le quartier n’est pas terrible, comme la ville, mais le B&B Olimpo est sympa. Pour changer un peu, ce soir excellente pizza 😋 avec un choix incroyable.
Campobasso Orvieto
Lundi 21 octobre 2019 349 km
Nous quittons Campobasso vers 9h20, la moto n’avait pas bougé 🤨.
Belle région pour commencer, un peu gâchée par le brouillard, la fraîcheur 11° et la circulation. Ensuite autoroute sur une bonne partie du trajet, nous contournons Rome par l’Est, une petite pensée pour une bavanaise fane d’ondes Martenot.
Pour terminer l’étape nous quittons l’autobeurk pour apprécier un peu mieux les paysages de l’Ombrie, avec en particulier ses nombreux villages haut perchés.
Arrivée vers 16h à Orvieto , ville perchée sur un piton de pouzzolane (activité volcanique). Le GPS nous emmène tout droit dans une étroite cour, gag ! Demi tour, sens interdit, passage hyper serré avec des changements de direction à angle droit, décidément nos ancêtres aimaient bien les ruelles étroites.
Visite avant le coucher du soleil. La cathédrale (duomo) une des plus belles d’Italie (Guide du Routard), le palais du peuple, la place de la République, les ruelles médiévales. Splendide. Préparation de l’avant dernière étape.
Orvieto Poggibonsi
Mardi 22 octobre 2019 175 km 8900 km au total
Nous quittons Orvieto presque avec regret, la ville est pittoresque, le b&b pratique, proprinet, bien placé, avec un bon parking.
Étape courte mais nous en avons pris plein les mirettes 😲. Ces fameux paysages toscans et ces petites villes croquignolettes, comme Pienza (classée au patrimoine mondial de l’UNESCO) ville natale du pape pie II (1458) où nous avons fait notre pause casse-croûte. La spécialité est le fromage de Pecorino.
Et toujours cette météo exceptionnelle 29°, qui nous accompagne pratiquement depuis le départ le 3 septembre, nous avons pu l’apprécier durant les 8900 km parcourus à ce jour.
Arrivée vers 15h à l’hôtel Villa San Giorgo à Poggibonsi, dans la région du Chianti. Seul petit hic, la piscine est fermée 😪 mais l’établissement est remarquable au milieu d’une oliveraie avec vues sur la campagne de Toscane.
Poggibonsi Lomazzo
Mercredi 23 octobre 2019 378 km
Départ 9h10, presque un record, voie rapide puis autoroute Florence, Bologne, Modene, Milan puis l’hôtel Just (in time 😉), beaucoup de circulation, mais aucun bouchon, même pas l’ombre d’un ralentissement 😊.
Le soleil au petit matin (22°) mais après brumeux, un avant goût de ce que nous pourrions trouver comme météo demain…



















Lomazzo Bavans (retour Turquie)
Jeudi 24 octobre 2019 408 km Total 9675 km
Départ vers 9h30 sous la pluie, mais dès l’approche de la frontière Suisse les gouttes se font plus rares. On retrouvera des petites averses avant le tunnel du Gothard. On en sortira tout sec et moi tout énervé de voir que certains n’arrivent même pas à rouler à 80 km/h pfuttt.
Pause juste à la sortie, prochain arrêt à Burnhaupt, nous re-voilà en France. Quelques courses au Super U.
C’est fini, Suisse, Italie, Croatie, Bosnie Herzégovine, Monténégro, Serbie, Bulgarie, Grèce, Turquie, 52 jours. Météo magnifique, beaucoup de souvenirs …
Pour retrouver chaque étape en détail, mais avec la chronologie inversée, une page récapitulative
Le bilan de la partie Turquie du roadtrip, c’est ici
Auteur/autrice
alain.petit25@gmail.com