Toscane et Grèce 2016
On scrute le ciel
20 avril 2016
Bientôt le départ pour la Toscane et la Grèce et comme d’habitude, les prévisions météo ne sont pas bonnes, en tout cas pour la première étape et la Toscane.
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Fin prêt
11 mai 2016
Temps maussade mais encore doux.
Côté moto vérification pression. 2,6 b à l’avant et 2,9b à l’arrière. 17537 km au compteur.
Dommage que les prévisions météo soient pourraves pour demain et plus particulièrement sur la Suisse, toute la Suisse et le nord de l’Italie ! Pil poil sur notre parcours. Nous allons pouvoir tester l’étanchéité de nos équipements et sécher un peu pendant les 17 km du Gottard 😠. Plus enquiquinant c’est que la fin de semaine sur la Toscane s’annonce aussi humide …
Toscane
Bavans – Monteveglio
Jeudi 12 mai 2016 638km (17537) – Au matin 13° , au Gotthard 8° et à Bologne 21°.
Départ à 8h25 arrivée à 17h45
Beaucoup de pluie, surtout en Suisse. Pour une fois nous avons apprécié le tunnel du Gotthard et ses 31° à l’ombre 😉
Bel agriturismo, au milieu des vignes.
Monteveglio – Castelnuovo
Vendredi 13 mai – 210 km 848 km – 18° ce matin, 22° au plus chaud, 18° en soirée.
Apres un petit dejeuner bien copieux, nous chargeons la moto et prenons la direction du sud et plus particulièrement l’autoroute A1 pour Florence. Premier arrêt pour enfiler les combines de pluie ! Nous retrouvons une météo plus clémente au début de la route du Chianti. Super chouette, en particulier sur un petit chemin caillouteux, comme dans les livres, des paysages magnifiques sous un ciel changeant et qui finira par nous gâcher la « fête » en fin d’après midi avec de gros orages de grêle bien localisés, juste au dessus de nous ! La poisse. Re-combines pour arriver trempés à l’agriturismo Borgo Casato. Il faudra attendre le début de soirée pour découvrir un établissement sublime, une vue magnifique, une piscine et des aménagements splendides.
Monteveglio – Perugia
Samedi 14 mai – 203 km 1051 km 19° 22° 17°
Départ à 10h arrivée à Perugia à 17h
Un dernier coup d’oeil à la belle vue depuis la salle à manger et chargement de la moto après le traditionnel petit dej. bien copieux.
En route pour en prendre plein les mirettes, hier c’était le hors d’oeuvre, aujourd’hui ce fut le plat de résistance ! Pratiquement pas une goutte d’eau, malgré un ciel très changeant mais moins menaçant que ces deux premiers jours. Des cyprès, des fermes isolées, des valons, beaucoup de cultures et de jolies petites villes perchées certaines entourées de remparts. Asciano, Montacilno… Pienza, sera notre ville étape pour le casse -croûte.
Le soir arrivée à Pérouse, grosse ville, grosse animation, beaucoup de monde.
Perugia – Ancône (Igoumenitsa)
Dimanche 15 mai – 148 km 1200 km 13° 18° 20°
Pluie au matin jusqu à notre départ vers 10h. Ciel gris et bas pour aller jusqu’à Gubbio. Dommage car l’0mbrie au soleil doit être magnifique. Nous arrivons à Gubbio vers 11h. La foule, pour une procession et une animation dans cette magnifique ville.
La festa dei Ceri, c’est le nom de cette manifestation. Les porteurs de cierge revêtent un pantalon blanc et une chemise de couleur selon le saint : le protecteur des maçons, des artisans, des paysans … C’est une course folle dans les rues de la ville avant l’ascension du Monte Ingino.
Pour nous, pas de chance car nous ne pouvons même pas accéder à la place principale.
Vers 12h nous repartons pour rejoindre doucement Ancône. Passage par l’enregistrement, le bateau est annoncé avec 3 heures de retard !
Sur le parking un groupe d’alsaciens de Masevaux en GS GSA et RT, des allemands en GS et GSA et un couple de savoyard en GSA.
En attendant le bateau, 1 chinois en Tiger 800 en partance pour la Turquie, 1 cuisto de la région de Turin, en kawa, qui rejoint l’île de Zante, au sud de Cephalonie, pour faire la saison d’été, un couple d’italiens en Bmw GS 700 et un couple d’allemands lui en K 100 et elle en Harley !
Le départ était prévu à 17h30, 21h05 premiers soubresseaux , 21h20 on bouge ! Arrivée estimée vers 15h30 (une heure de décalage) nous allons devoir tirer au plus rapide pour rejoindre notre premier hébergement sur l’ile de Lefkada.
Grèce
Igoumenitsa – Poros Beach (Lefkada)
Lundi 16 mai 22° 26° 140km 1340km
Finalement c’est bien avec 4 heures de retard (14h30) que nous toucherons le sol grec ! En attendant l’ouverture des portes nous parlons moto, comme c’est bizarre, avec les savoyards.
Petite pause le long des premières plages puis nous arrivons vers 18h à Poros Beach, sur l’île de Leucade.
Au fin fond d’une baie bien calme, surtout à cette saison, nous allons déguster notre premier repas grec. Aubergines grillées et moussaka, arrosées d’un petit vin rouge, café puis ouzo offert par la maison.
Poros Beach – Porto Katsiki – Poros Beach
Mardi 17 mai 94km 1434 km
Courses au super market puis petit déjeuner en face de la plage. Yaourt aux fruits et café américano. Puis nous partons pour notre petite balade sur l’île après avoir payé la chambre, afin de ne pas attendre l’ouverture de la réception demain matin.
Nous passons par une toute petite route, à peine carrossable, et très étroite. Puis nous découvrons la côte ouest, avec par endroit une eau « turquoise laiteuse », du jamais vu. Hallucinant cet effet en arrivant sur la plage de Porto Katsiki, magnifique ce bleu opaque, à voir ! Petit détail, les mouettes sont bleues ! en fait le bleu de l’eau se reflète sur les mouettes…
Poros Beach – Nafpaktos
Mercredi 18 mai 18° 23° 210 km 1644 km
Départ à 10h arrivée à 16h.
Petit dej pourave qui sentait l’embrouille, puis nous rejoignons le continent non sans avoir
vu notre première patrouille « bleue », un vrai nid, ils étaient au moins 4 motos (Vstrom 650) et 2 voitures. Arrêt dans une petite épicerie vide à Mytikas (coup de coeur de Betty) et pause casse-croûte à Astakos, beau petit port également.
La route qui longe la côte nous offre de beaux paysages, un peu comme en Sardaigne, quelques belles petites plages, mais soit « privées » soit difficiles d’accès.
Dans la traversée d’un petit bled nous nous faisons attaquer par un chien, un gros chien dont la gueule a fini contre le pare cylindre droit, merci le flat !
En arrivant non loin de l’étape du jour nous découvrons le fameux pont qui rejoint Patras, le pont Rion-Antirion, 2883 m
Cet ouvrage détint pendant quatre mois le record de la plus grande longueur de tablier haubané avec ses 2 252 mètres. Ce record ne tint que du 12 août 2004, date de son ouverture à la circulation, au 16 décembre 2004, date de la mise en circulation du viaduc de Millau, dont la longueur du tablier haubané est de 2 460 mètres.
Depuis 2013 et la construction du pont Jia-Shao en Chine, il reste le troisième pont avec plus grande longueur de tablier haubané au monde. (source Wikipedia)
L’hôtel situé sous les remparts a un accès un peu compliqué, petite route étroite, très pentue et pavée grossièrement, tout ce qu’on aime !
Nafpaktos – Stemnitsa
Jeudi 19 mai. 20° le matin, 12,5° à 1200 m d’altitude 190km 1834 km
Nous quittons notre chambre haute perchée au milieu des bougainvilliers pour emprunter le fameux pont qui relie le continent grec au Péloponnèse. Il fait doux mais c’est un peu couvert. Nous prenons la mauvaise direction à la sortie du pont et partons sur Athènes au lieu de Patras ( merci Garmin notre GPS).
Ne pouvant faire demi-tour, nous changeons l’itinéraire. Attaquons la montée dans les montagnes de l’Arcadie au milieu des genêts, des oliviers et des biquettes… Paysages magnifiques, sauvages, très fleuris, points de vue vertigineux (1200 m d’altitude). Mangeons notre casse croûte sur un muret à Kleitoria ( Κλειτορία) village de montagne tout en pierres. Encore une arrivée épique à notre chambre sur une route défoncée et pentue dans le village de Stemnitsa, très beau site d’Arcadie.

Stemnitsa – Finikounta
Vendredi 20 mai 18° 23° 184 km 2018 km
Petite pluie à 9h, à 9h30 départ pour le sud. Trop gentille la dame et son homme, aux petits oignons pour le petit dej. avec même le petit essuie-tout pour la selle suite à la petite averse.
Belle petite route, revêtement toujours aussi irrégulier, des travaux rarement annoncés et des chiens errants, parfois agressifs, cette fois, c’est le mollet de Betty que le chien de berger a visé !
Toujours beaucoup de fleurs, des lauriers, des genets, des oranges, des citrons, des pastèques, des odeurs de chèvrefeuille et des dizaines de kilomètres d’oliviers. il manque le soleil, mais tant que la pluie nous oublie…
Petit détour vers le château à Agrilos, détonnant, et pour voir la plage ronde de Voidokilia, mais la météo n’étant pas favorable nous arrêtons nos « recherches » sur une plage un peu plus au nord.
Puis pause casse-croûte sur le port de Pylos, quelques gouttes.
Arrêt café à Methoni, beau château, mais cette fois la pluie nous a rattrapé, elle nous accompagne jusqu’à Foinikounta.
On s’installe pour 2 nuits dans nos « appartements », mais pas d’eau chaude, donc retour par la case « réception » pour un échange contre une chambre à l’hôtel. Raison de la panne d’eau chaude : journée sans soleil ! 😉
Finikounta – Jour de repos
Samedi 21 mai
Jour de repos, pas de moto
Le matin ciel gris et bas, quelques averses, pendant la nuit la pluie a déposé beaucoup de sable.
Petit tour dans le « bled » avec café en terrasse, malgré les nuages les températures restent douces.
Nettoyage moto pour enlever les traces de sable sur la selle et les moustiques sur la bulle.
L’après midi, farniente sur l’étroit balcon, sous le soleil revenu. Nous en profitons également pour faire des lessives.
Finikounta – Neo Itilo
Dimanche 22 mai 147 km 2165 km (19703 km) 18° 23°
Toute petite étape pour ce premier dimanche en Grèce sur le sud du Péloponnèse.
Route sinueuse, comme d’hab…, beau soleil ce matin. Pause café à Koroni petit village croquignolet, avec son port traditionnel. Les ruelles pour y accéder sont étroites, nous avons failli nous faire « couper en deux » à un carrefour, par un « local » un peu « speed » !
Re-virages pour arriver à notre deuxième coup de coeur de la journée : Kardamili, à l’entrée nord-ouest de la région du Magne. Encore des oliviers et d’autres fruitiers, en particulier, orangers, pour lesquels la récolte bat son plein, enfin nous supposons vu le nombre de vendeurs au bord de la route.
Changement de paysage et apparition des cailloux et pierres, pour faire les maisons, pour les clôtures etc… Les fleurs sont remplacées par les cactus, l’herbe plus rare est déjà bien grillée, on imagine la fournaise en plein été !
Le soir souper à l’hôtel en terrasse devant la grande bleue, nous discutons un peu avec le patron, qui nous fait goûter un bon petit muscat, vin doux de l’île de Samos et nous conseille les crevettes rouges toutes fraîches. Hummm…
Le tour de la pointe du Magne
Lundi 23 mai – 97 km 2262 km 18° 26°
Grand bleu, températures agréables, petit dejeuner sur la terrasse, face à la mer, les
vacances quoi ! Gâteau au fromage avec aneth, marmelade d’oranges et citrons, d’abricots succulent avec le yogurt grec !
Belles routes avec des points de vue à couper le souffle, toujours beaucoup de pierres et ces tours si typiques fortifiées. Paysages arides avec des murets, oliviers et de la terre rouge. Première pause à Gerolimenas, vaut le détour, ambiance particulière autour du tout petit port, les « octopus » sèchent à la terrasse d’un café restaurant…
Puis nous découvrons Vathia, petit village, haut perché, avec une concentration remarquable de tours.
Ensuite nous poussons jusqu’à Porto Kagio (port aux cailles), non loin de la pointe sud, pour finir, route sans revêtement, 2 à 3 tavernes, quelques locations et 2 pontons mais le racolage nous incite à changer de coin…
Stop & Start sur la petite place de Lagia, sa petite taverne et son église, croquignolets.
Arrêt casse croute à Flomochori, dans le troquet du village, pas de menu, pas de carte, pas un mot d’anglais, mais une petite terrasse bien ombragée, avec quelques tables occupées par des hommes, comme d’hab.
La patronne pas très jeune mais bien gentille nous propose : tzatziki , salade grecque et omelette avec 1/2 « aspro krassi » (19€). Elle nous propose le vin blanc de la casa dans la bouteille d’eau de 5l en plastique qui a déjà vécu !
Arrêt, sur le chemin du retour, à Limeni, dans un village desertifié, de belles locations, les pieds dans l’eau.
Nous n’allons pas nous plaindre, mais toutefois, inexorablement, nous commençons à ressentir les effets de la chaleur sous le casque 😓
Neo Itilo – Monemvasia
Mardi 24 mai – 89 km 2351 km 18° 26°

Ciel gris le matin, bien dégagé l’après midi.
Départ vers 10h30 après le petit déjeuner toujours très apprécié, surtout en terrasse, bord de mer.
Arrêt à Githio pour quelques photos du port et de la petite ville, puis nous traversons une grande plaine très cultivée,
avec beaucoup d’orangers chargés de fruits, c’est impressionnant !
Nous arrivons vers midi et prenons possession de notre chambre, vue « étroite » sur mer, mais bruyante, passage de voitures juste en bas. Nous demandons à prolonger jusqu’à jeudi matin, car le mercredi, pas de ferry pour Kithira (île de Cythère), demain sera donc un jour de repos forcé, c’est quand même dur les vacances 😉
L’après midi fût consacrée à la visite de la vieille ville de Momemvasia, qui signifie »la seule entrée », surnommée aussi, « le petit Gibraltar du Péloponnèse » (Source Guide du Routard). Des ressemblances avec le Mont saint Michel, ça vaut le détour, petit bémol, les ruelles sont pavées de grosses pierres bien lisses et bien glissantes par endroit, assez casse-g…
Monemvasia – Limani Geraka – Monemvasia
Mercredi 25 mai – 47km 18° 29° grand bleu, du vent assez soutenu.
Après avoir fait quelques courses au Supermarket et trouver une paire de pompes spéciales anti-oursin et anti cailloux, nous remontons vers le nord tout en longeant la côte, paumée, pour arriver à Limani Geraka, petit port bien calme et un lagon bien abrité, paradis des aigrettes. Nous discutons avec des français en voilier. Les 4 seuls voiliers au port ont un pavillon français ! Baignade avant et après le casse-croûte pris sous une agréable tonnelle. Même une douche d’eau douce et tiède, pour se rincer après le bain, le grand luxe !
Sur le chemin du retour nous nous arrêtons pour secourir 2 touristes allemands, qui avaient réussi à ensabler leur Nissan Micra de « loc » ! C’était pas gagné jusqu’au moment où un grec en pickup passa par là et réussi avec une bonne corde à extraire la Micra de se guet apens sablonneux !
C’est décidé, nous irons sur l’île de Cythère, donc demain pas de breakfast, mais réveil à 6h30 car il faut être à Neapoli à 8h30 pour le ferry à 9h et il faut compter 1 heure de route.
Monemvasia – Kythera (Chora)
Jeudi 26 mai – 79km 2477 km 18° 28°
Départ de Monemvasia un peu avant 7h30, belles lumières de début de journée. Arrivée à Neapoli à 8h15. Après avoir cherché un peu le bureau de vente des billets du ferry (12×2+15= 39€) nous « décollons » à 9h précise pour l’île de Cythère située entre le sud du Péloponnèse et la Crête. Arrivée vers 10h30, traversée calme, petit détour pour tomber sur notre premier coup de coeur de l’île (un de plus) , Avlemonas.
Arrivée à Chora, on butine un peu pour trouver l’hôtel Margarita. Rue étroite, en pente, patatraque, la béquille se replie et la moto se couche sur l’Alain coincé contre le mur ! Heureusement elle s’immobilise contre le sac polochon et le rétro AV gauche, globalement peu de dégat.
Nous prenons possession de notre chambre Dionysos, groupe rock français et accessoirement dieu de la vigne et du vin, sacrée soirée en perspective …
Pour le repas nous descendons en moto jusqu’à Kapsali, des maisons blanches autour d’une baie bien abritée, avec un beau catamaran au milieu.
Crêpe et omelette au troquet français du coin… Mentalité à ch.
Au retour visite du château, beau panorama à 200 m du niveau de la mer.
Cette île aux allures cycladiques, semble peu touristique.
Le soir rôtisserie juste en face de l’hôtel, côtelettes d’agneau et poulet.
22h30 ciel étoilé, 20°
Kythera (Chora) – Potamos
Vendredi 27 mai – 57 km 20° 29°
Encore du bleu. A 11h il fait 28 29° pas beaucoup d’air, on s’imagine en plein juillet août…
Nous allons jusqu’à Mylopotamos, petite halte, mais le peu d’eau dans le « torrent » ne nous incite pas à faire la balade pour voir une cascade probablement asséchée.
Nous allons jusqu’à la plage de Limnionas, la route très étroite et très escarpée, avec des épingles hyper serrées, surplombe la côte très sauvage et abrupte avec des points de vue impressionnants.
Petit plage sympa, de chaque côté 2 bateaux de pêcheurs qui cassent la croûte et qui finiront par la traditionnelle sieste.
Baignade puis vers 15h nous allons jusqu’à Potamos, la « capitale » 300 habitants ! Casse-croûte sous les pins parasols sur la place du village.
Le soir nous descendons en moto jusqu’à Kapsali, taverne Xytpa, vin rouge transformé en rosé et comme dans beaucoup de plats Grecs toujours beaucoup d’huile et peu de sel.
A 22h il fait encore 22°, fera-t-il 23 ° à 23h ?
Chora – Avlemonas
Samedi 28 mai 25km 24° 28°
Chargement de la moto un peu compliqué, avec cette chaleur matinale, ces petites ruelles en pente, les escaliers et la distance entre l’hôtel et la place de parking. Avant de quitter « Margarita » nous parlons un peu de la crise avec le patron, d’après lui peu d’espoir pour l’instant, semble-t-il… l’Euro parait être un handicap.
Nous descendons ensuite à Kapsali II, l’autre petite baie, sans commerce, mais avec un petit port de pêche. Nous assistons au retour des pêcheurs et des mouettes, 4 à 5 bateaux avec 1 ou 2 pêcheurs à bord.
Toute petite étape, la plus courte, pour l’instant (25km), nous arrivons à Avlemonas (petit village coup de coeur lors de notre arrivée sur l’île), Hôtel Anemes, vers midi, un peu tôt et surtout pas attendu, la réservation faite la veille au soir n’avait pas été vue par le patron. Finalement on nous prépare un studio grand luxe, en une 1/2 heure.
On s’installe puis on file au « centre ville plutôt village », petite taverne, tzatziki et calamars pour changer. En fin d’après midi, baignade dans la crique, eau transparente à 21-22° environ.
Dîner sur la terrasse de notre studio avec une vue imprenable sur la mer.
Pause Avlemonas Potamos Avlemonas
Dimanche 29 mai. 20° 29° 55 km
Nous avons pris la décision de ne pas visiter la région du Peillion et profiter si possible du bel appartement sur l’île de Cythère jusqu’à jeudi (le mercredi pas de ferry pour Neapoli).
Au petit dej, après avoir confirmé notre date de départ pour le jeudi 2 juin, nous discutons un peu, avec un suisse en balade. Originaire des Grisons, il connait bien la Grèce, depuis 39 ans il a un pied à terre sur l’île d’Hydra (très protégée). Il nous recommande d’aller à Potamos, le dimanche, jour de marché, il nous parle aussi des ruines de Mylopotamos, remarquables, pas de chance, nous ne les avons pas trouvées, lors de notre visite de la veille.
Arrivés à Potamos, nous retrouvons « notre couple de belges flamands » en scooter, avec qui nous refaisons le monde. Visite du nord est de l’île, en particulier Agia Pelagia, petite station qui semble assez sympa.
Nous « zappons » la sieste pour aller, à pied, jusqu’à la plage de Kaladi. 5 km, 27 à 29° à l’ombre, je sais nous ne sommes pas obligés de rester à l’ombre, 160 marches pour finir sur 2 plages magnifiques, baignade obligatoire !
Avlemonas
Lundi 30 mai 28° (à la louche)
Jour de repos : enfin presque !
Ce matin, ciel un peu brouillé, nous décidons de gravir la colline derrière notre village et d’aller jusqu’à l’Agios Giorgis (église toute blanche à 1h30 environ d’ascension) nous avons même eu quelques gouttes de pluie, au moins 4 ! Nous avons tout de même croisé un couple qui redescendait.
Au sommet point de vue magnifique, avec le soleil revenu et un peu de vent rafraîchissant.
L’après midi, baignade, à proximité du port.
Un jour sans toucher à la moto, enfin presque, le soir nous allons jusqu’à la taverne ΣΚΑΝΔΕΙΑ sous les arbres, à 3 km de notre chambre, pas de chance, jour de fermeture probablement, personne ! Nous retournons au village, quelques courses et le souper se passera « at home », sur la terrasse, 25° à 21h, autant en profiter …
Avlemonas
Mardi 31 mai 35° 20km
Grand bleu le vent se lève vers 15h, heureusement . Le matin après avoir discuté avec Mario, le suisse des Grisons qui vit à Hydra nous discutons longuement avec le patron de notre hôtel de la suite de notre périple, du manque d’eau sur l’île (pas de pluie depuis l’hiver 2014-2015)
Pour l’instant il nous faut organiser le départ de l’île en sachant que le bateau de jeudi est à 16h30, soit une arrivée à Neapoli vers 18h.
Balade à pied vers le phare puis dans la garrigue, avec les chèvres. Au retour baignade dans la crique du « centre ville ».
En fin d’après midi, baignade sur une longue plage à côté de la maison des « kangourous », ainsi nommée car elle appartient à des grècs qui ont migré en Australie, assez nombreux sur l’île de Cythère.
Souper à la taverne sous les arbres, 29°à 20h, très bon.
Avlemonas
Mercredi 1 juin léger vent du sud 32°
Pour le vent, comme dit Mario, « c’est comme si il y avait un interrupteur » en moins de 5 mn il se met en route ou s’éteint.
Une petite spécialité découverte au petit dej. les 🍓fraises à l’ouzo hummm avec modération, bien entendu 😉
Baignade dans la crique puis courses habituelles dans notre petit vraiment petit « supermarket ».
Avlemonas – Archangelos
Jeudi 2 juin 36km 35° quelques passages nuageux
Dernier jour sur l’île de Cythère, on repart vers le nord sur le Péloponnèse.
Mario et Pascal nous accompagnent chacun leur tour pendant notre petit dej. Nous allons quitter l’hôtel Anemes, le meilleur hébergement de notre périple grec, qui plus est, dans un endroit idyllique👍 chargement de la mûle germanique sous un soleil de plomb, remettre des chaussettes et un casque par cette chaleur, sans parler de la veste, du pantalon et des gants il faut vraiment aimer !
Nous arrivons au port vers 15h pour un départ à 16h30.
Arrivée à Neapoli un peu avant 18h, il fait encore chaud sur le Péloponnèse. Le GPS nous fait un coup de Calgon dont il a le secret, visite du centre de Neapoli pour du beurre !
Arrivée à l’étape, Archangelos à l’hôtel Palazzo tout jaune et bleu. baignade et repas sur la place du village avec quelques hommes attablés comme d’habitude au bar.
Archangelos – Tolo
Vendredi 3 juin 202 km 2889km (20426 km)
Grand grand bleu, pas l’ombre d’un nuage sur 360 ° 25°/33°
Petit dej sympa au troquet du village, la patronne gère également l’hôtel, ceci explique cela. Petit détail pour narguer un peu plus nos lecteurs adorés, à 8h30 nous recherchons déjà l’ombre !
Après avoir fait le plein du « panzer » nous attaquons la remontée en traversant tout d’abord un grand plateau couvert d’oliviers et d’orangers chargés de fruits puis nous arrivons à Geraki village installé sur une petite colline. Suivant aveuglément mon GPS préféré, le Garmin, pas celui qui est dans mon dos 😉 nous voilà embarqué dans des ruelles extrêmements étroites, hyper pentues, pavées avec de gros cailloux bien saillants et qui plus est, en sens interdit, un grand moment de solitude ! Finalement arrivés au dessus sans rencontrer de véhicule, demi-tour sur une belle petite place occupée par des terrasses de café bien ombragées.
Nous attaquons ensuite une route qui nous fait passer par un col à 1200m il ne fait plus que 23° puis nous arrivons à Kosmas, charmant village de montagne, 1100 m, 25° tout de même. A peine arrivés sur la place centrale, nous remarquons 2 bm une GSA et une RT, des français qui nous invitent à leur table. Sympas ils nous offrent le café, et nous partageons nos repères et avis sur nos parcours, d’autant plus que nous tournons dans le sens opposé, eux dans le sens des aiguilles d’une montre et nous dans le sens contraire. Pour le couchage, certaines nuits, ils ont adopté la méthode hamac, original, même si je ne me vois pas très bien passer une nuit dans un hamac ! Nous resterions bien encore quelques heures, à la fraîche, mais nous avons encore de la route, et de la belle ! Montagne, avec des vues époustouflantes, des lacets encore et encore. Une vallée particulièrement remarquable, car le lit du torrent, à sec, bien entendu, comme les bords de route sont recouverts de lauriers roses, en fleur à cette saison. Puis nous arrivons à Leonidos (rien à voir avec le chocolat belge) pause salade grec, ensuite nous continuons notre remontée en longeant la côte, très découpée, avec de belles petites plages, le ciel et la mer toujours bleus.
L’arrivée sur Tolo est moins pittoresque, cité balnéaire, qui ne présente, à nos yeux aucun intérêt, sinon d’être située entre Nafplion (Naupli) et Epidaure, nos visites de demain, à suivre dans le prochain épisode.
Souper chez Gilles, un français marié à une grecque et installé depuis 1985.
Naupli Epidaure
Samedi 4 juin.
5 km avant d’arriver sur le site, on se sent déjà envoûté par l’histoire, comme si les dieux nous guettaient…
Le théâtre, probablement l’un des plus visités au monde, est conforme à tout ce que nous avons pu lire en préparant cette balade. Etant arrivés de bonne heure (10h) nous avons pu apprécier sa fameuse acoustique, applaudissements, pièce de monnaie qui tombe, quel écho et quelle propagation des sons jusqu’en haut des gradins (12000 places).
Le reste du site nous montre les prémices de la médecine, des hôpitaux ainsi que toutes les activités qui s’y rattachaient, stade, bains, temples, églises, salles de banquets etc…Après midi calme, réservation de l’hôtel pour la prochaine étape.
Vers 17h30 direction Naupli, nous y retrouvons une certaine animation, pour le reste rien d’extraordinaire, balade dans les remparts, dans les ruelles au style plus vénitien que grec.
Tolo – Galaxidi
Dimanche 5 juin 28° 34° 294 km 3259 km (20796 km)
Nous quittons sans regret Tolo ( ville pas très agréable) mais nous abandonnons le Péloponnèse aujourd’hui 😢
Après avoir passé la région d’Épidaure nous croisons une floppée de bus ( + 100) qui se rendent sur le site antique.
Nous passons par Isthmia (par le vieux pont très glissant et casse gu.. en moto) et par le nouveau pont, très beau point de vue sur le canal de Corinthe ( Διώρυγα της Κορίνθουrès). Plusieurs passerelles nous permettent d’accéder au dessus du canal. IMPRESSIONNANT ! C’est aussi une Base de Bungy Jumping, sensation forte garantie ! Il ne manquait qu’un gros bateau !
Nous longeons le golf de Corinthe par le sud en direction de Patras. Après avoir definitivement quitté le Péloponnèse, pause à Nafpaktos, où nous avions fait étape il y a 15 jours, le mercredi 18 mai exactement . La ville, ce dimanche de juin est beaucoup plus animée que lors de notre premier passage.
Nous arrivons à Galaxidi (un petit port situé au sud de la Grèce centrale) vers 16h. Charmant établissement dans une veille maison, petit verre de bienvenue à la fraise et un alcool dont j’ai oublié le nom 🙁
Les Grecs et l’olivier
Nous sommes impressionnés par le nombre d’oliviers, il y en a partout dans toutes les
régions que nous avons traversé ( en campagne, en ville, dans les montagnes…)
En fait, la Grèce est le plus grand exportateur d’huile d’olive extra-vierge au monde et le 3e producteur.
La préférence des Grecs pour l’huile d’olive est incontestable. Selon les statistiques, au niveau mondial, ils sont les plus gros consommateurs de cet aliment sain qui constitue la base du régime méditerranéen (ou crétois) et règne sur la cuisine grecque.
Il existe une centaine de sortes d’olives : de toutes les couleurs, les formes et les saveurs.
GALAXIDI
Lundi 6 juin 5km 30° Grand bleu
Sous la tonnelle, bien au frais (25°), petit déjeuner succulent, certainement le plus raffiné de notre séjour, avec des spécialités à base de feta, de yaourt avec de la confiture de poivrons, un gâteau avec des feuilles de brick et crème pâtissière plusieurs sortes de confitures maison. bonjour le régime !
Nous profitons d’un des derniers jours de repos et peut être de soleil pour nous baigner, nous hésitons pour trouver la plage qui réunit tous nos critères😆. L’eau limpide doit être à 23-25°, un vrai régal, si ça ce n’est pas des vacances .
Nos impressions sur la cuisine grecque.
Beaucoup d’huile d’olives !! Et beaucoup de légumes ou feta en beignets hummm..
Des plats typiques comme le tzatziki, la moussaka, la pastitsio (comme la moussaka mais avec des macaronis), la salade grecque bien sûr (khoriatiki), les tomates farcies au riz (domates), l’agneau, les brochettes (slouvakis), beaucoup de viande sauce aux vin.
Et les poissons bien sûr en fonction de la pêche. Les calamars tiennent une place importante.
Il y a de la cannelle dans beaucoup de plats.
La particularité c’est que le client peut aller en cuisine choisir et voir. Souvent les cuisines sont ouvertes et ce sont des femmes aux fourneaux.
Nous avons fait des supers découvertes comme la feta grillée à l’orange et au miel, l’agneau au citron, le giaourtlou (γιαουρτλου) boeuf en sauce tomates sur une pita avec du yaourt.
En fin de repas on nous offre souvent une petite douceur ou un ouzo.
Galaxidi – Karsaki
Mardi 7 juin 239 km 25 22 28°
Petit dej toujours aussi succulent, chargement de la bécane, il fait déjà très chaud et hop direction les Météores. Route sans grand intérêt, au milieu des cultures de blé et de maïs dans la plaine. Pas mal de vente de cerises en bord de route. il fait encore chaud, à tel point que le pompiste de la station service où nous faisions le plein nous a offert 2 petites bouteilles d’eau bien fraîche, la gentillesse, le sens de l’accueil, des valeurs bien présentes ici, qu’on ne retrouve pas ou plus chez nous. Dans le même sens, les notes, restaurant, carburant sont souvent, arrondies à l’Euro inférieur, et encore ce midi , pour 2 « petites salades » on nous offre un dessert et une prévision météo ! On s’arrête faire une pause à l’ombre pour enfin goûter le fameux café frappé si à la mode en Grèce.Oui, manque de bol, en arrivant sur le site des Météores (monastères suspendus au ciel), l’orage s’est déclenché à quelques kilomètres, nous préférons donc attendre un peu …
Notre guesthouse (petite maison) est située dans le village de Kaspari collée aux parois des montagnes.
Vers 18h nous partons à la découverte de ces fameuses Météores .Le site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988. Les moines construisirent des monastères au dessus des rochers pour échapper aux Turcs ou ou Albanais… et pour se rapprocher de Dieu.
Vraiment hallucinant, d’abord ces rochers immenses et « cerise sur le gâteau » ces monastères posés en équilibre sur ces pitons rocheux bien lisses et bien abruptes, époustouflant ! Pour les photos il nous a manqué le soleil, mais nous ne sommes pas prêt d’oublier ce spectacle !
En redescendant sur Kalampaka, on se fait attaquer, à nouveau, par 3 chiens, très agressifs, on suppose qu’ils sont là pour le troupeau de chèvres que nous découvrons quelques virages plus bas.
Au retour du resto nous découvrons une foultitude de lucioles grecques qui volent à 1m du sol dans la nuit. C’est un beau spectacle.
Karsaki – Parga
Mercredi 8 juin – 187 km 18° 14° 28°
Nous quittons les Météores avec un ciel quelque peu nuageux. Plein ouest, nous montons jusqu’à 1000 m d’altitude, 14°, on referme les aérations de nos vestes de moto, on avait oublié l’effet de la fraîcheur ! Quelques gouttent, puis nous rejoignons un bel autoroute, avec de beaux ponts et plein de tunnels. À la sortie de l’un d’eux, une jumelle bien pointée sur nous, oups je ne sais même pas à quelle vitesse je roule, 90, 100, 110 pour un tronçon limité à 70, je respire lorsque je vois derrière nous, la voiture sur la voie de gauche se faire « coincer ».
Arrivée un peu après midi à Parga, notre dernière ville étape, très, trop touristique, dommage car la côte est très belle et la ville aussi. Alternance de soleil et nuages, même quelques gouttes de pluie. Visite de la citadelle avec la chaleur puis baignades . Dernière soirée dans une taverne où on nous offre le melon et l’ouzo.
Demain soir nous prenons le bateau à 23h pour notre retour sur Ancône.
Il va falloir se faire à l’idée de retrouver des températures moins agréables apparemment.
Parga Igoumenitsa ferry
Jeudi 9 juin Beau bleu 24 °
Un vrai casse-tête pour préparer la moto. Il faut gérer les affaires pour la nuit et le repas sur le bateau ainsi que les visites et autres baignades du jour.
Avec tout cela le GPS et la signalisaton ou l’absence de signalisation qui nous font tourner en rond dans Parga pour trouver la bonne petite route du bord de côte, et ce n’est pas tout, c’est le moment choisi par la Bm pour signaler un défaut d’ABS, il ne manquerait plus que ça ! Heureusement un « shalt Off shalt On » effacera le défaut.
Pause baignade entre Sivota et Praga, bien pour faire trempette, je fais la photo pour le forum, on a même pu prendre une douche avant de partir pour Sivota, cool.
Belle petite ville avec un port croquignolet. Le souper ne nous laissera pas un souvenir impérissable, la feta grillée aurait pu être bonne, mais la quantité de poivre imposée par la recette a gâché un peu la « fête ». En fin de repas on aperçoit au loin un dauphin qui fait mumuse, féerique avec le coucher de soleil qui pointe.
Petit coup de calgon au moment de partir , je ne retrouve pas les clés de la moto, coup de chaud, panique, si je les ai perdu durant notre balade on n’est pas bien. Je retourne mon sac, rien, soudain j’aperçois les clés sur le top case,
Ouf !
Derniers tours de roues en Grèce, un très beau coucher de soleil nous accompagne jusqu’au port d’Igoumenitsa. Indications et contrôles un peu folklo, on s’y attendait, seule Betty a eu droit à une fouille type aéroport lors de l’enregistrement des billets, pour moi et la moto, que dal !
Beaucoup plus de motos qu’à l’aller, pratiquement que des allemands, 1 hollandais en Guzzi, propriétaire en Turquie, 1 couple turcs en Goldwin flambant neuve et une jeune autrichienne de la région de Graz, en 640 KTM qui avait été rendre visite à son frère étudiant Erasmus à Thessaloniki, chapeau !
Un peu de retard, finalement 23h34 on largue les amarres a.l.d 23h.
Ancône – Sant Ilario d’Enza
Vendredi 10 juin 298km 29 ° orageux
Après une bonne nuit dans notre cabine, nous retrouvons sur le pont supérieur, nos 2 savoyards rencontrés à Kosmas qui ont avancé leur retour d’1 jour à cause de la météo. En effet, moins chanceux que nous, ils ont ramassés quelques beaux orages, là où nous avons eu du grand bleu.
Puis après avoir souhaité bonne route à la jeune motarde autrichienne nous attaquons la remontée sous un ciel parfois menaçant mais au final nous arrivons dans « la région d’Emilie » sans aucune goutte, il fait chaud.Très bel Agriturismo au milieu des arbres fruitiers.
Sant’Ilario d’Enza, Reggio d’Émilie – Bavans
Samedi 11 juin 586 km Total 4660 km
Départ vers 9h30, 25° pas de menace de pluie pour l’instant. Il fait lourd. Quelques courses pour le casse-croûte de midi, avant de sauter sur l’autoroute.
Peu avant Milan le ciel devient menaçant, nous enfilons nos combines de pluie , avec toujours le même enthousiasme 😦
Finalement nous trouverons la pluie qu’à la sortie du tunnel du Gotthard, mais auparavant il aura fallu remonter 4 km de bouchon. Arrivée à bon port vers 17h15 après avoir pris de belles rincées, en particulier vers Luzern.
Retour à la maison, il fait 18°, c’est plutôt triste. L’adaptation va être difficile, il va falloir prendre les repas à l’intérieur… et s’habiller😞.
Demain, à tête reposée, nous publierons nos impressions et notre trajet
4600 Km au total
Nos impressions après notre balade en Grèce
Leucade, le Péloponnèse, l’île de Cythère, les Météores et pour finir à nouveau la côte nord ouest, sous Igoumenitsa.
Côté météo, après les 3 premiers jours
pourris pour descendre puis en Toscane, nous trouvons ce que nous espérions, du ciel bleu, du soleil des températures clémentes, quasi idéales pour la moto 18 à 25°, avec une montée progressive en température, à plus nous descendions, le plus chaud, sur l’île de Cythère, 35° à 39°. Nous avons eu tout de même quelques heures nuageuses et même quelques gouttes et aussi du vent, qui apparaît aussi vite qu’il disparaît. Les nuits restent très douces.
Côté paysages, très montagneux, des côtes superbes, des plages magnifiques dont une plage à Leucade époustouflante, des points de vue, des panoramas hallucinants dans la pointe sud du Magne (2è doigt du Péloponnèse), des côtes très découpées.
Les Météores sont aussi très remarquables, l’aspect géologique bien sur mais également ces monastères en équilibre sur ces pitons rocheux. Le Péloponnèse est souvent sec et aride, à l’exception de quelques plaines ou villages de montagne. La côte nord ouest, sous Igoumenitsa est très belle aussi, mais équipée pour accueillir les touristes, pratiquement toutes les plages ont leur snack bar, locs de transats, hôtels…
Côté urbain, la vieille ville fortifiée (Kastro) de Monemvassia est très belle, la ville de Nafpaktos avec son joli port protégé par des remparts, des villages et des ports croquignolets à la pelle où la pêche est encore très active, des villes « foutoirs » aussi, quelques similitudes avec le Maghreb ou le Moyen Orient je suppose, mais aussi des villages de montagne, maisons en pierre, Stemnitsa par exemple ou Kosmas. Par contre nous avons été déçus par Nafplion et impressionnés par Epidaure et Corinthe.
Côté vie courante, des prix pas toujours « attractifs », l’essence SP 95 1,4 €, le café filtre ou la pression 25cl 2,5€ à 3 € en moyenne, un repas correct, 1 tzaziki pour deux, 2x calamars frites, 1/2 de rosé, pain 25€ à 30 € Nous avons eu régulièrement soit l’ouzo soit un petit dessert offert. La note toujours arrondie à l’euro inférieur.
Au resto, chaque plat est partagé, un peu comme les tapas en Espagne.Très bon accueil en général, souvent sincère, semble-t-il, avec des exceptions toutefois, en particulier dans les « spots à touristes ».Il nous semble qu’il manque des « règles », ce qui conduit à un certain anarchisme par exemple, en ville, dans les constructions, les trottoirs, les routes, les carrefours, la gestion des ordures
Mais en contre partie une impression de « zénitude » se dégage. Ils ne sont pas pressés et sont très simples, toujours prêts à rendre service.
Côté 2 roues, l’absence de casque choque au début, mais on s’y fait. Les routes sont dans un état moyen, souvent des pierres, des »dépressions » surprenantes, mais aussi des bosses, des trous ou des passages de rails très chaotiques. Il n’est pas rare d’y rencontrer des troupeaux, chèvres, moutons…et des chiens errants, ou pas, parfois agressifs. Pour le carburant, des stations partout, beaucoup plus qu’en France par exemple. Idem pour les commerces, beaucoup de Supermarket où l’on trouve de tout.
Effet de surprise assuré par l’absence de signalisation, en particulier pour les travaux.
Les régions agricoles que nous avons traversées sont dans les plaines ou plateaux, donc assez limitées, on y a vu beaucoup d’orangers, remarquable car c’est la pleine saison des récoltes. Sur le nord on retrouve des céréales. L’olivier omniprésent et pas seulement sur terrain plat.
Cette période de l’année, mi mai mi juin présente beaucoup d’avantages,
– beaucoup de fleurs, lauriers, bougainvilliers, lantanas, plumbago, cactus en fleurs dans le sud et genêts en montagne …
– beaucoup de fruits frais, oranges, cerises, pêches, fraises, pastèques, abricots…
– des légumes frais, aubergines, courgettes, poivrons, tomates…
– pas encore de trop grandes chaleurs
– moins de touristes
Auteur/autrice
alain.petit25@gmail.com
