Corse 2011
Derniers préparatifs
La moto est prête, pas nous !
Bavans Berceto (Italie)
Vendredi 2 septembre 2011
La première et la plus longue aussi, 660 km. Départ vers 7h30, et comme pour nous encourager à regagner le sud le plus rapidement possible, la pluie nous accompagne une bonne cinquantaine de kilomètres, heureusement, une petite pluie fine qui ne nous oblige pas à sortir les combinaisons de pluie. Nous retrouvons le soleil en arrivant vers le “fameux” Gotthard. Nous décidons donc d’éviter le tunnel de 17 km (un vrai calvaire pour un motard claustrophobe) et nous choisissons le col. Bel route, peu de circulation, expérience à retenir. Ensuite, l’Italie, mais pas la plus belle, la région de Milan n’est vraiment pas top d’autant plus qu’une chaleur étouffante nous tombe dessus ! Nos vêtements “grand froid” ne sont pas trop adaptés …
Arrivés à 80 km de notre objectif, nous quittons l’autoroute à Fornovo di Taro, nous découvrons une magnifique région, avec une route de rêve pour les motos. Nous trouvons facilement notre premier camping. Emplacement magnifique, calme et même un chanteur italien pour nous donner du courage pour monter la tente. Le soir souper italien, menu “pesce” mais beaucoup trop copieux pour nous, alors on abandonne avant le troisième plat. Nuit calme, malgré les matelas pneumatiques un peu rustiques.







Berceto Bastia
220 km
Pour notre premier petit dej de notre périple nous profitons des installations bien pensées pour des motards ou autres randonneurs légers, une tonnelle, une table, des bancs, le grand luxe ! Ensuite démontage, pliage et chargement du campement sur la moto. Départ vers 10h en direction de La Spezia et les Cinq terres (merci Henri pour l’info), par la nationale. Petite frayeur, en m’arrêtant pour demander notre chemin, je ne vois pas que l’accotement est en devers et donc en posant mon pied droit, la moto s’est mise à pencher dangereusement du côté de notre “bon samaritain” qui se demandait bien ce qui lui arrivait ! Heureusement Betty en se penchant de l’autre côté, tel “le singe” dans la caisse du side-car réussie à rétablir la situation. Finalement nous arrivons à Fegina, coincée entre la mer et la montagne, mais surtout bondée de touristes, après un “stop and go” de 10s nous remontons vers une auberge un peu plus tranquille pour casser une petite croute. Ensuite, cap sur Livourne via l’autostrada, pour arriver au port vers 16h, nous ne sommes pas les premiers, mais nous avons largement le temps, d’autant plus que le bateau initialement prévu à 18h30 et non pas 18h comme je me l’imaginais, a une heure de retard ! Viva Corsica ferry. Nous discutons avec un motard d’Altkirch, qui me fait la propagande de sa Super Ténéré 1200 Yamaha. On attache la Vstrom, des fois qu’elle se barre, et toujours la même question béquille centrale ou béquille latérale ? Pour moi c’est clair, la latérale et une vitesse. Dès que le bateau “décolle” Betty téléphone à l’hôtel pour leur annoncer notre retard. Traversée calme, seul bémol, arrivé à proximité de Bastia, des éclairs et de la pluie. La confrérie motarde est en alerte, il faut vite chercher les combines. Pour ma part, je fais des politesses à un gros 4*4 puis je démarre en zigzaguant, rouler au ralenti n’est pas ma spécialité, et hop je frotte la sacoche droite contre le ferry, qui ne bronche pas ! Betty rouspète (en un seul mot ) ensuite je me fais enquiquiner par une motarde autrichienne encore moins experte que moi au ralenti sur les plaques en fer trempées par la pluie et donc bien glissantes, elle ne va pas assez vite, je vais avoir besoin de stabi-cycle si ça continue ! Nous voila enfin sorti du port, il y a encore beaucoup de circulation à 23h30 à Bastia, je vois un ralentisseur au dernier moment, trop tard, je ne peux plus modifier ma trajectoire, et je sens ma roue avant qui glisse, mais finalement tout se passe bien, sauf que je m’enfile sous le grand tunnel en direction de Bonifacio, alors qu’il faut prendre juste avant à droite. Petit tour sous la pluie dans la citadelle puis je finis par retrouver le quai des Martyrs et l’hôtel Veccia Poste. Très petite chambre climatisée, garage pour la moto, le tout pour 79€ avec les petits dejs.





Bastia l‘Ostriconi
100KM
Petite nuit, (merci Corsica Ferry pour le retard de hier soir), petit dej à l’hôtel, puis en route pour le garage à moto … ouf elle est encore là ! La météo n’est pas encore au beau fixe, nous enfilons donc nos pantalons “grand froid” (sans la doublure tout de même). Nous remarquons un groupe de cyclistes avec un accent bien prononcé, des québécois, bien organisés semble-t-il, avec camionnette de location pour transporter les bagages, toutes et tous avec de beaux vélos de route. Les quelques gouttes de pluie qui commencent à tomber ne nous découragent pas, à 9h30 nous prenons la route de Bonifacio, plein d’essence et de cash puis nous bifurquons direction l’ouest pour découvrir nos premiers virages. Petite route sympa, la montagne est tout de suite là, le soleil revient, c’est super. Pause photos ou recherche de notre route sont nos seuls arrêts. De retour sur une route départementale un peu plus large et donc plus fréquentée, nous rattrapons un groupe de motos qui roulent pénards, nous suivons dans un premier temps, puis rattrapé puis doublé par une Suzuki italienne en duo, au bout de quelques minutes je décide de “passer à l’attaque”, enfin, n’exagérons pas, je double le groupe de motard, puis deux berlingots de location qui roulent bien, pour finir par rejoindre nos “ritals”, Betty n’a pas trop apprécié cet épisode “poignée dans le coin”, donc on ne renouvèlera pas l’expérience. Nous arrivons au camping de l’Ostriconi vers 13h15 (les italiens aussi) et comme le resto ferme à 14h on attaque une petite salade avant la montée de la tente. A peine fini l‘installation de notre deuxième campement, coucou, revoilà la pluie ! Super, nous pourrons ainsi vérifier l’étanchéité de notre toit en toile. Heureusement, l’averse fut de courte durée, ce qui nous permet d’aller à la plage, belles lumières, mais accès au bord de mer uniquement en traversant un gros ruisseau. Le soir resto au camping, bonne bouffe, on tape la discute avec un sénégalais italien.






Dans la région de l’Île Rousse
Vu que j’ai explosé notre recharge camping gaz, petit dej au resto, puis en route vers l‘Île Rousse pour essayer de trouver une solution pour notre réchaud. Grosse cohue en arrivant sur la ville, bouchon de plusieurs centaines de mètres, Betty demande dans une quincaillerie si il est possible de trouver des recharges de ce type, ouhhhhh cela fait au moins 10 ans que Camping Gaz a arrêté ce modèle ! Il faut dire que notre dernière utilisation de ce réchaud doit remonter aux années 1980 ! Nous sommes donc obligés d’acheter un nouveau modèle, alors que nous en avons un dans notre garage.
Après l’achat de quelques fruits (des bonnes pêches), en route pour St Antonino en passant par Speloncato. En pleine cambrousse nous croisons une Yam 1200 Super Ténéré, à coup sur, le gars d’Alkirch, rencontré sur le port de Livourne. Visite de Vallica (camping à la ferme, bien paumé, mais fermé).
Le soir resto au camping, nuit calme.







L’Ostriconi Golf de La Liscia, Calcatoggio
En route vers le sud, passage par Ponte Leccia, puis magnifique route vers le col de Vergio (bocca di verghju).
Ensuite des routes encore plus petites, pas une voiture, arrêt dans un petit troquet à Arbori pour écluser un café, patronne sympa, qui ne manque pas de proposer un verre d’eau avec le café (une tradition qui se perd ?). Le soir camping A Marina, pas le meilleur de notre séjour, souper dans un resto au bout de la plage, côté sud.







Calcatoggio Campomoro
Un peu déçu par le camping, nous décidons de lever le camp pour continuer notre périple vers le sud. Toujours beaucoup de virages sur la route, même si nous restons sur les axes principaux, pour cette étape, à l’exception d’une boucle autour d’une réserve d’eau artificielle). On aperçoit de belles plages mais nous ratons la tête de lion ! Arrivés assez tôt au camping des Roseaux, un peu rustique, bien dans l’esprit corse (surtout le patron), mais à un prix défiant toute concurrence (13€/nuit 2 adultes 1 moto, 1 tente). Le soir souper sur la plage, ou presque, magnifique coucher de soleil.







Autour de Campomoro
Balade à pied le long de la côte, beaux paysages, tour génoise. Belles plages bien abritées dans le golf, au large une ferme à loups …
Le soir, resto à l’hôtel du village.








Pause
La moto est rangée à l’ombre, encore un petit coin de paradis…
Belvedere Campomoro–Pianottoli Caldarello
Nous continuons notre descente vers le sud après avoir découvert l’arrière pays de Propriano, puis une courte pause à Sartène. Grosse affluence, petite ville perchée dans les montagnes, avec sur la place le buste de Pasquale PAOLI, l’un des plus célèbres corses, après un certain Bonaparte, sans oublier Tino Rossi . Nous apercevons depuis la nationale des plages magnifiques.
Nous arrivons en début d’après midi au camping Kevano, pour moi le plus sympa, en particulier pour ses emplacements bien ombragés, et bien disposés, pour les motards, lorsqu’il n’y a pas trop de monde. Après l’installation, balade à pied jusqu’à la plage, le soir resto au camping, (fin de saison)






Autour de Pianottoli
Sur les conseils du “chef magasinier”, nous allons visiter les “baignoires”. Petit chemin sympa, mais pas beaucoup d’eau. Au retour un jeune couple de canadien, nous questionne.
Nous allons ensuite à la plage, beau petit chemin côtier.
Le soir, chez Mika, grosses et bonnes pizzas (14, 15 € !) Ambiance corse FLNC





Plage à Pianottoli
Farniente, moto en short, plage, avant d’attaquer la remontée vers le nord bouhhhhhhh





Pianottoli Calderallo – Moriani plage
133 km
Nous quittons le camping Kevano , en route vers Bastia. Un petit souci de santé pour Betty nous oblige à trouver un médecin et une pharmacie, notre programme routier est donc perturbé, pas trop de regrets pourtant, car les cols que nous pensions empruntés ont essuyé quelques orages ! En fin de parcours nous avons droit à quelques gouttes, ce qui fait que j’ai un peu accéléré pour arriver avant l’averse (qui n’est pas tombée) et c’est là que nos amis gendarmes m’ont “jumelé” à 77 km/h au lieu de 70 km/h ! 45€ pour acheter de nouveaux radars pédagogique.




Derrière Moriani
Dernière incursion dans les montagnes, nous passons dans de magnifiques petits villages, nous découvrons une belle cascade, et toujours des belles petites routes avec plein de virages.
A midi, casse-croute “a cantina di Matteu”, charcuterie, fromages, croustillants aux herbes, vin et bière locale, la totale !
Le soir, avec un beau clair de lune, souper aux chandelles (enfin, à la bougie pour être plus précis), sur la plage de Moriani au camping Merendella.





Moriani–Savone
Réveil à 7h, démontage express, rangement sur la moto, sauf pour le petit dej, puis attente du boulanger. Finalement départ vers 9h30, mais beaucoup de circulation en arrivant sur Bastia. Nous arrivons au port vers 10h50, surprise, pas d’attente statique, mais on avance de quelques mètres toutes les cinq minutes, le bateau étant déjà là, l’embarquement a commencé très tôt. On trouve deux transats, on s’installe pour cette Xème traversée. Mer calme, quelques dauphins au loin pour agrémenter le voyage. Arrivé à proximité de Savone, le ferry ralenti, et attend près d’une heure avant d’accoster. Résultat des courses, nous arrivons vers 20h à Savone, il fait nuit, et nous devons chercher un camping. Au premier panneau “camping”, sur la route en direction du centre de Savone, nous bifurquons, quelques centaines de mètres dans les quartiers du bord de mer, puis nous arrivons enfin au camping, il est 20h15, le patron est là, il nous guide immédiatement vers un des derniers emplacements disponible. Pour y accéder nous devons déplacer la table et les chaises d’un camping car ! Installation pratiquement sur la plage, une douche et nous partons à la recherche d’un resto. Une “trattoria” des plus traditionnelles, avec de bonnes pizzas à 4 ou 5€, puis une bonne nuit avant la dernière et grande étape.




Savone – Bavans
Jeudi 15 septembre 590 km
Réveil à 7h, croissants (brioches) italiens (pas terrible), dernier chargement de la moto. Nous partons sous un ciel couvert, beaucoup de circulation en direction de Milan. Le soleil revient vite, la circulation devient plus raisonnable, la vallée d’Aoste est beaucoup plus belle que celle de Bellinzona. Nous attaquons le col du Grand Saint Bernard un peu avant midi, temps magnifique, paysages grandioses, nous croisons quelques beaux spécimens à 4 roues (Ferrari, Lamborghini, Porsche …). Arrivé au col nous engloutissons nos sandwichs, quelques photos et en route pour la France. Le valais semble magnifique, Montreux, Lausanne, de belles propriétés avec vue sur le lac et les alpes. Dernière pause détente en Suisse, café, coca et surtout du chocolat ! Nous arrivons à Pontarlier, comme d’habitude des bouchons, puis nous recherchons une fruitière ouverte, nous attendons un bon quart d’heure l’ouverture de¨celle de Passavant.
Nous voila de retour à Bavans, la moto était à la limite de la surcharge, pas étonnant en voyant les bagages en vrac !











Auteur/autrice
alain.petit25@gmail.com