Alpes et Pyrénées Septembre 2020
Du 9 septembre au 4 octobre 18 étapes 4631 Km
Étape 1
BAVANS ANGLEFORT
Mercredi 9 septembre 2020 Beau temps, 13 à 26° 265 Km
Nous attaquons notre tour de France par une étape de moyenne montagne, le plateau du Haut Doubs suivi par le parc National du Haut Jura. Départ vers 9h, première pause à la sortie de Vercel-Vildieu-le-Camp, pas la grande forme pour Betty. Deuxième pause à Mignovillard, au centre du village. Puis pause casse-croûte et détente à 12h quelques kilomètres plus loin, sur la D55, bien installé, au calme. Festin de roi, melon, salade de patates, fromage et yaourt à la fraise le tout arrosé d’une bonne bière blonde bien fraîche ! Nous repartons en empruntant de magnifiques petites routes, au milieu de paysages tout aussi magnifiques. Pause café (KF) à Prémanon les Jouvencelles, entouré d’un escadron de la gendarmerie de St Claude : « les GSA, y a pas mieux » Dernière pause à La Pesse, belles bâtisses recouvertes de tavaillons ou d’ardoise. Nous arrivons à Anglefort vers 17h.
Étape 2
ANGLEFORT – BOURG D’OISANS
Jeudi 10 septembre 2020. 182 Km
Pour la « mise en bouche » nous commençons par de toutes petites routes avant de côtoyer le massif des Bauges. Pause Café à La Compote, l’auberge la Vipérine exactement, belle vue sur l’Arcalod et le Mont de la Coche. Nous traversons ensuite l’École, rapidement, on n’a même pas vu de prof, puis une petite route qui conduit au château de Miolans. Pour le casse-croûte, se sera sur l’aire très bien aménagée, tables, bancs, four à pain communal, point d’eau, toilettes, de Saint Georges-d’Hurtières. Après cette pause, nous voilà tout ragaillardis pour attaquer le col du Glandon. Nous l’avions déjà emprunté il y a quelques années, mais le spectacle est toujours au rendez-vous. Les rouges de la bruyère à côté de quelques alpages bien verts ou les coulées de pierre sont du plus bel effet. En basculant sur l’autre versant nous retrouvons quelques gouttes. Nous arrivons à l’hôtel de la Cascade à Bourg d’Oisans vers 16h. Nous avons le temps de faire un peu de lessive avant d’aller en ville avec des « cornacs savoyards » (région d’Annecy) 2 en 1250 GS et 1 en GSA de 2010, descendus au même hôtel. Nous avons passé une bonne soirée, en parlant beaucoup de moto.
BOURG D’OISANS PLATEAU D’EMPARIS BOURG D’OISANS ALPES D’HUEZ BOURG D’OISANS.
Vendredi 11 septembre 2020
Finalement, je pars seul en direction du plateau, il est 9h, les dernières trainées de brume se dispersent, le soleil pointe son nez, 15°, tout va bien. Arrivée au village de Mizoen, je commence la grimpette un peu anxieux. Passage en mode enduro avant d’attaquer la pistouille. Finalement pas de difficulté, il faut juste être tout le temps attentif, en particulier dans les virages en épingle, ou les tronçons à l’ombre avec le précipice immédiatement en bord de piste. Vue magnifique pour commencer sur les glaciers de la Meije, malheureusement pour les photos, en contre jour. Puis de grands espaces, avec quelques troupeaux de moutons et sur la deuxième partie, descente sur Besse, avec à chaque fois, des vues à 360 ou 300° époustouflantes. Pour ne pas perdre la main, on file jusqu’à l’Alpes d’Huez, mais la station est pratiquement fermée depuis fin août, mauvaise pioche. Pour finir se sera casse-croûte à Bourg d’Oisans, au bord de La Rive.
Étape 3
BOURG D’OISANS – SAINT MARTIN D’ENTRAUNES
Samedi 12 septembre 2020. 216 Km
Départ matinal, 8h45, au milieu de vieilles voitures de rallye ou plus contemporaines, genre Ferrari, la Coupe des Alpes 2020. Col du Lautaret pour s’échauffer, puis col de Vars, col de l’Izoard et après une pause à Barcelonnette, maisons mexicaines, une autre concentration de vieilles charrues voitures, nous gravissons pour la première fois le col de la Cayolle. Beaux paysages, route très étroite par endroit, même en moto croisement impossible et particulièrement « ondulée », surtout dans le sens de la montée nord sud. Arrivée à Saint Martin d’Entraunes, hôtel de la Vallière, garage pour la moto, nickel.
Étape 4
SAINT MARTIN D’ENTRAUNES – CONNAUX
Dimanche 13 septembre 2020. 290 Km
Nous commençons par de belles gorges sur la D78, Alpes maritimes, puis nous franchissons le col des Champs, Alpes de Haute-Provence, par la D2, magnifique. Descente sur Colmars, cité fortifiée par Vauban. Pause KF ou T à Barrême, achat pour le casse croûte. Après la pause, de midi, les gorges de la Nesque, toujours aussi grandioses, mais 31 à 33 ° tout de même. Pause fraîcheur à Villes sur Auzon avant d’attaquer le dernier tronçon, une bonne soixantaine de kilomètres, dans la région d’Orange, on coupe l’A7 puis l’A9, il fait toujours aussi chaud et beau, 33 34°. Arrivée à l’hôtel Bernon à Connaux vers 16h30.
Étape 5
CONNAUX – ST JEAN DU GARD + BOUCLE BARRE DES CÉVENNES
Lundi 14 septembre 2020 Très beau temps de 18 à 30°
Jusqu’à Alès, pas terrible, carburant au Leclerc puis on attaque le parc des Cévennes. On pose nos bagages au Logis Auberge du Peras, afin de faire la boucle « barre des Cévennes, plus léger. Après la traditionnelle pause KF, plus quelques courses à St Jean du Gard, magnifique route en montant vers le nord direction Pompidou, la D260 puis la D9, qui délimite les départements de la Lozère au nord et Gard au sud. Nous ne sommes pas les seuls, quelques groupes de motos, en sens inverse ou certains dans le même sens mais en mode arsouille. Pause casse-croûte à Barre des Cévennes (le village), sur une aire une nouvelle fois bien équipée. Oups, je découvre des traces de tentative d’effraction sur les fermetures de valises latérales, pas cool . Retour le long du Gardon par la D907.
Étape 6
SAINT JEAN DU GARD – ALBI
Mardi 15 septembre 2020 Beau temps, jusqu’à 32° 240 Km
Départ avant 9h, sur la D57, bloqués dans le petit village de Lasalle par des travaux, nous arrivons tout de même après quelques hésitations et quelques demi-tours, à rejoindre la petite route, toute petite, D153, sous les châtaigniers, bosselée et tournicotante. Beau hameau de Saint Romain de Cordières, avec une belle église. Nous filons ensuite sur le plateau du Larzac, via la D11 puis D999,. Traversée de Le Vigan, là où sont fabriqués les bas et collants Well, made in France. Courses à la supérette de La Cavelerie, nous montons jusqu’à Millau, le viaduc en toile de fond. Nous hésitons, les Gorges du Tarn ou la vallée du Tarn, se sera la vallée, les gorges sont à l’opposée de notre destination. Pause casse-croûte à Saint Rome de Tarn. Nous longerons le Tarn pratiquement jusqu’à Albi. Arrivée vers 16h à l’hôtel La Pérouse, après avoir garé la moto dans le parking souterrain des Cordeliers, situé à 100m. Premiers pas dans cette cité épiscopale, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Jour de repos
VISITE D’ALBI
Mercredi 16 septembre 2020 Beau temps
Albi est surnommée la « ville rouge » du fait de la couleur des briques de sa cathédrale et de son centre historique. Albi est remarquable par son impressionnante cathédrale fortifiée Sainte-Cécile et son palais de la Berbie, ancien palais des archevêques d’Albi, qui dominent le centre-ville historique et la rivière. Ville natale d’Henri de Toulouse-Lautrec, elle abrite un musée regroupant la plus importante collection au monde d’œuvres du peintre postimpressionniste. Enfin, Albi est surtout un haut-lieu historique dont le nom a été donné aux adeptes du catharisme, les Albigeois, qui subirent une répression violente au xiiie siècle de la part de l’Église catholique romaine connue sous le nom de Croisade des albigeois. La cathédrale Sainte-Cécile fut édifiée par les catholiques pour lutter contre les cathares.
Merci Wikipedia. Belle petite ville historique, à taille humaine, pas la cohue, le masque et la canicule étaient tout de même de trop.
Étape 7
ALBI – AX LES THERMES
Jeudi 17 septembre 2020. 265 km beau temps, 31° vers Toulouse à 10h, 25° voir 20° dans les premiers contreforts des Pyrénées.
Pas mécontent de quitter cette piaule un peu exigue et surchauffée sous les toits, au troisième étage, sans ascenseur. Nous empruntons pour la première fois de notre Tour de France, un peu l’autobeurk, pour arriver vers Toulouse, que nous contournons par le nord puis l’ouest, merci au GPS pour le beau détour, pour filer sur Foix. Pas intéressant ce parcours, donc pour le dernier tronçon nous avons choisi une petite route qui s’annonçait pittoresque. Elle le fut, mais grâce à des travaux situés à 1 ou 2 kilomètres d’Ax, et un panneautage plus que folklo, nous avons du rebrousser chemin et faire une bonne vingtaine de bornes, fin énervés après la DDE ! Ax les Thermes a l’air sympa, bain de pieds dans une fontaine public, eau à 42°.

Eau chaude (40-42°) sulfurée et sodique
AX LES THERMES – PRINCIPAUTÉ D’ANDORRE – AX LES THERMES
Vendredi 18 septembre 2020. 148 km Nuageux, pluie en Andorre.
Route sympa, large, bon revêtement, mais beaucoup de police . Essence bon marché (1,01€ SP 95). Arrêt au belvédère spectaculaire, Mirador del Roc del Quer sur la cs-240, sur le parking 2 maltais et 3 polonais en moto, oui mais laquelle ? En GS ! Pause casse-croûte à La Massana. Passage ensuite par les stands à Andorre la vieille pour changer le pneu arrière, « rincé » dans les cols des Alpes . Retour tranquilou sur Ax.
AX LES THERMES
Samedi 19 et dimanche 20 septembre 2020
À ce jour, 2199 km et 41301m d’ascension.

2 jours sans moto, marché le matin, petite marche l’après-midi jusqu’à la vierge puis dans la petite ville d’Ax, sans oublier le casse-tête pour trouver notre prochaine étape, pour essayer de conserver nos objectifs, tout en évitant les perturbations météorologiques annoncées pour la semaine prochaine.
Étape 8
AX LES THERMES – CELLERS ESPAGNE
Lundi 21 septembre 2020. 182 km grosse averse à Andorre la vieille. Nuageux.
Nous quittons Ax, cette charmante petite ville thermale avec ses eaux chaudes et sulfurées sodiques vers 9h. Quelques incertitudes côté météo. Petit tour chez Motocard à Andorre la vieille, puis belle averse, heureusement il y a des stations essence tous les 2 km, nous avons donc fait le plein à l’abri, nous avons ensuite enfilé les couches étanches. 5 mn plus tard il ne pleuvait plus ! Ralentissement pour passer la frontière espagnole. Nous empruntons un peu la fameuse N260 puis la C16 que nous quittons pour la L511 pour passer le col de Bóixols 1360m. Pause casse-croûte à Tremp, arrivée vers 16h à Cellers, hôtel Terradets, garage pour la moto. Beau lac, belle piscine, bel établissement.
Étape 9
CELLERS – MARCILLA
Mardi 22 septembre 2020. 301 km temps correct, de 15 à 25° dans les nuages au dessus du col en début de parcours.
Petit déjeuner de l’hôtel, le premier depuis notre départ, pas de self, buffet pour cause de Covid. Départ vers 10h, belle petite route de montagne C1311, pour commencer, col de Montllobar. Ensuite on file sur Benabarre, pas le chanteur, mais la ville, par la N230, qui n’a rien à envier à la N260. Ensuite c’est la N123 qui suit le Rio Esera et ses magnifiques gorges. À la sortie de celles-ci, on aperçoit 3 motos sur un pont, puente del diablo, on s’arrête pour taper la discute. 3 jeunes alsaciens en Africatwin, les anciennes, qui font des tronçons du TET, jusqu’en Andalousie, et qui comme nous passent par le désert, pour eux, aujourd’hui, pour nous demain. Pause café à Angüés, je change les paramètres du GPS, aucun autoroute. Quelques courses à Ayerbe, où nous faisons la connaissance de Fernando, nous n’arrivions plus à partir ! Pause casse croûte à Biscarrués sur la A125. Dernière pause KF à Sádaba, puis visite rapide du beau monastère de La Oliva. Arrivée à Marcilla, hôtel La Villa, 4* « low cost », un robot pour l’accueil et l’enregistrement et la distribution des cartes d’entrée !
Le mot du jour, plus exactement, la phrase du jour : les élevages de porcs (cochons), ça sent pas bon (ça pue)
Étape 10
MARCILLA DÉSERT DES BARDENAS TUDELA LOGRONO
Mercredi 23 septembre 2020. 197 km beau temps dans l’ensemble, jusqu’à 28 °
Sympa l’hôtelier, nous laissons l’essentiel de nos bagages en dépôt, nous les reprendrons au retour. À nous le désert, depuis le temps que j’en entends parler, nous allons enfin poser nos roues sur les pistouilles des Bardenas. Arrêt à l’entrée, côté Arguedas, pour avoir un plan et quelques informations. C’est vraiment étrange ces paysages arides et ces formations rocheuses marquées par l’érosion. On pourrait se croire dans des paysages de l’ouest américain, vus dans les films, car nous n’y sommes jamais allés . Quelques photos souvenirs, bien entendu, la plus « célèbre » au Cabezo de Castildeterria, où nous avons discuté avec un couple d’alsaciens (personne n’est parfait , non je déconne) très sympathique, en camping car, mais aussi motards. Nous allons ensuite visiter Tudela, pause casse-croûte et retour à Marcilla pour récupérer nos bagages avant de filer sur Logroño. Nous traversons de nombreuses vignes, les vendanges sont en cours. Je dois attacher ma passagère, qui a du mal de rester sur la selle en voyant Rioja en gros sur les bâtiments en bord de route.
À propos du Covid, il nous semble qu’en Espagne le port du masque est plus stricte et mieux respecté qu’en France, toutefois, des zones rouges subsistent, en particulier dans la région de Madrid. Les quartiers populaires et touristiques ne semblent pas trop affectés, à Logroño, par exemple, les ruelles des bars étaient bien fréquentées.
Étape 11
Logroño – Logroño
Jeudi 24 septembre 2020. 213 km un peu frais en haut des cols (1400 m) 12° plus agréable sur la route des vins, 25 27°
Journée pas ensoleillée, mais alors côté route, que du bonheur , des petites, sinueuses, en bon état (LR250), panoramique avec vue sur les gorges du Rio Leza, d’autres petites en moins bon état (LR250), collado del Sancho Leza, avec parfois des obstacles sur 4 pattes, avec ou sans cornes, veaux, vaches, chiens. Un peu de nationale N111, d’autres routes, un peu plus larges, L333, col Montenegro, sinueuses, rarerement vu des successions de virages comme ici LR113, pour finir la route des vins LR204. Vins que nous dégustons le soir dans les ruelles de Logroño. Avant de retourner à notre camp de base, nous visitons la charmante petite ville de Santo Domingo de la Calzada, à l’heure de la sieste. Avant de regagner notre hôtel, Betty me trouve un petit garage moto, atelier un peu bordélique, je montre la semelle de ma botte qui se fait la male, des fois qu’ils connaissent un magasin d’équipements, ni une ni deux, le mécano traverse la rue, ouvre une porte, aucune enseigne, un vrai bric à brac, des chaises, des lits, de la mousse et un brave monsieur et son arpette, qui colleront ma semelle avec une colle « instantanée » 2 composants, un tube genre cyanocrylate et un spray pour accélérer le temps de séchage, je suppose (Würth) . Logroño, capitale de la Rioja, sur l’Èbre, plus de 150000 habitants. Le camino francés, du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle passe à Logroño. Ville agréable, en particulier dans les petites ruelles aux nombreux bars.
La phrase du jour : l’Espagne, pour se faire plaisir sur les routes, en moto, je n’ai jamais trouvé mieux !
Étape 12
LOGROÑO BURGOS
Vendredi 25 septembre 2020. 127 Km
Petite, toute petite étape, la météo nous oblige à rester éloignés des Pyrénées, tempête, pluie et même neige sont annoncées pour les 2 jours à venir. Nous quittons rapidement l’A12, pour retrouver la N120, passage par la petite ville de Najéra adossée à une paroi de pierre rouge, avec une histoire très riche, (voir wikipédia), même Du Guesclin est passé par là. Pause café à Santo Domingo de la Calzada, nous rajoutons une couche pour l’étanchéité et atténuer les effets du vent glacial. Arrivée à l’hôtel Maria Luisa vers 14h, parking souterrain gratuit (offre exceptionnelle). Nous profitons de quelques éclaircies pour aller découvrir Burgos, en particulier sa cathédrale gothique, immense, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la troisième d’Espagne, derrière Tolède et Séville, (vues en 2017) . Ambiance typiquement espagnole, désert de 15h à 17h, puis la vie reprend, les terrasses des troquets sont blindées, du monde partout, masqué, mais dehors !
Jours de repos
BURGOS
Samedi 26 et dimanche 27 septembre 2020
Samedi : le matin nous montons au château, enfin ce qui l’en reste. L’armée française napoléonienne qui a occupée les lieux à une époque, l’a complétement détruit avant de l’abandonner. Nous descendons ensuite jusqu’au parc de la Isla. Dimanche : nous préparons les prochains jours. La météo devrait être moins perturbée, nous allons enfin pouvoir tournicoter dans le pays basque, espagnol pour commencer puis français. Vers 13h pinchos, puis nous allons jusqu’au monastère, monasterio de las Huelgas, en traversant de beaux quartiers résidentiels. Le monastère est très beau, de l’extérieur, pour les visites il faut éviter l’heure de la sieste.
Étape 13
BURGOS AZKOITA
Lundi 28 septembre 2020. 260 km
Burgos est la ville la plus froide d’Espagne, nous confirmons, 5° à 8h, à peine 8° à 9h45 . Nous roulons pas trop vite, même si il n’y a pas grand monde sur la route. À propos de route, nous voyons des routes parallèles, sans trop comprendre pourquoi ils maintiennent ce genre d’infrastructures « redondantes ». Sans parler des autoroutes gratuites à côté de payantes… Pause KF à Miranda de Ebro, en sortant du troquet, une charmante dame nous fait part de son étonnement, bizarre que nous soyons là car la ville est normalement confinée ??? Effectivement, en sortant de l’agglomération nous voyons des contrôles de police pour les voitures qui rentrent, nous avons dû passer entre les mailles du filet. Nous arrivons en bord de mer, à Lekeitio vers 13h30. Merlu à la plancha, restaurant directement au « cul du chalutier » . Ensuite belle petite route panoramique en bord d’océan. Arrivée un peu chaotique, je suis aveuglément mon GPS préféré, et hop au dessus d’une belle petite grimpette étroite : cul de sac ! Demi tour acrobatique, et quelques hésitations plus tard nous finissons par trouver la casa rurale Landagarre.
Un peu de géographie
Depuis que nous sommes en Espagne, nous avons souvent vu l’Ebre, il faut dire qu’il fait 930 km et qu’il traverse pratiquement tout le pays, sa source au Pico Tres Mares en Cantabrie et son embouchure en Méditerranée, près d’Amposta en Catalogne.
Un peu de gastronomie
Au pays basque ou en Navarre, les pinchos (ou pinxtos en basque) sont des petites portions de plats traditionnels à déguster au bar pour accompagner une boisson. Ils sont disposés généralement le long du bar et sont vendus à l’unité comme des sortes d’amuse-gueules montés sur des petites piques ou morceaux de pain. C’est une véritable institution, les rues et ruelles sont remplies de bars où tout le monde s’agglutine jusqu’à très tard dans la nuit. Les autochtones mangent généralement un ou deux pintxos accompagnés d’un verre de vin avant de se rendre au bar suivant. Les bars se disputent les trophées convoités qui sont décernés annuellement aux meilleurs pintxos de leur village ou ville.
Étape 14
AZKOITA (ESPAGNE) SAINT JEAN PIED DE PORT (FRANCE)
Mardi 29 septembre 2020. 137 km
Nous quittons notre gentille et charmante hôtesse et son smartphone traducteur vers 10h, il fait encore un peu frais, les premières vallées sont très industrielles, avec pas mal de circulation, mais la région reste très belle, en particulier la NA 4040, toute petite mais panoramique . Repas de midi dans un restaurant très fréquenté, homme de chantier, homme d’affaires, famille, uniquement le menu du jour, à Doneztebe Santesteban. Nous finissons par le magnifique col d’Ispegi 690m, surtout le versant français. Arrivée à Saint Jean Pied de Port vers 17h, je me suis une nouvelle fois planté dans l’adresse de P&V !
Étape 15
AUTOUR DE SAINT JEAN PIED DE PORT
Mercredi 30 septembre 2020
LE MATIN : SAINT JEAN PIED DE PORT LES ALDUDES COL DE RONCEVAUX SAINT JEAN PIED DE PORT
La vallée des Aldudes, (fromage, jambon, pisciculture ) à cette saison, est un peu »glauque », très fraîche et très à l’ombre. Heureusement, après Les Aldudes, nous prenons de l’altitude, vues magnifiques. Nous croisons un troupeau de moutons, je m’arrête pour les laisser passer, sauf qu’arrivés à notre hauteur ils s’arrêtent et se bloquent, le berger en pickup doit faire descendre son chien pour qu’il finisse par « pousser » le troupeau ! Pause KF en Espagne, on papote comme on peut avec un cycliste ibérique, avant de faire une alte très courte à Roncevaux. Ce petit hameaux avec son église et son monastère est célèbre dans l’histoire de France, grâce à Roland ( pas Garros) mais le chevalier de l’armée de Charlemagne, qui perdit la bataille dans un guet-apens Vascon le 15 août 778. Le monastère est le point de départ du Camino francés (Saint Jacques de Compostelle). Passage du col éponyme, pas terrible, belle route, mais trop de camions de paille, chargés comme des mules. L’année dernière à la même époque nous étions sur la route de la soie, cette année c’est la route de la paille !
L’APRÈS MIDI : SAINT JEAN PIED DE PORT IRATY SAINT JEAN PIED DE PORT
Direction le col d’Iraty, par la D18 puis D19, très très beau, nous faisons demi tour au niveau des chalets pour rejoindre la route des crêtes et le col d’Irau par la D301, aussi étroite que spectaculaire, plein les yeux ! Envie de s’arrêter tous les 100m pour faire des photos. En bas, c’est un troupeau de vaches qu’il nous faut doubler, vue la taille des cornes, on en menait pas large, heureusement le vacher a débauché tous les gamins du village pour faire « la police » . On quitte notre déguisement de motards pour aller faire un petit tour à pied dans la ville de Saint Jean Pied de Port.
Étape 16
SAINT JEAN PIED DE PORT – VILLEFRANCHE LAURAGAIS
Vendredi 2 octobre 2020. 330 km
Finalement nous écourtons notre séjour à St Jean Pied de Port pour éviter un samedi matin qui s’annonce tempêtueux. Départ un peu après 14h, entre deux averses, mais après 40km nous nous faisons bien douchés, avec du vent bien fort, de quoi éprouver nos solutions étanches. Sur l’autoroute, le vent dans le dos nous pousse vers l’Est, mais avec les averses les températures ne dépassent pas les 10°. On se réchauffe comme on peut sur une aire de repos, et on se console en discutant avec un couple de motards qui remonte de Sète jusqu’à Saint Lary Soulan, trempés jusqu’aux chaussettes ! Arrivés vers 18h30 une bonne douche et un cassoulet maison, une vraie tuerie.

Étape 17
VILLEFRANCHE LAURAGAIS – MIRMANDE
Samedi 3octobre 2020. 402 km
Pluie ou pas pluie ? Je tente la deuxième option, et j’ai failli gagner, une averse pour la dernière dizaine de kilomètres ! Mais comme dit par un « caisseux » un tantinet moqueur, en nous voyant un peu dégoulinant sur le parking à proximité de l’hôtel : motards pluvieux motards heureux . Petit hic, nous arrivons vers 15h et nous nous cassons le pif sur la porte de la réception de l’hôtel de Mirmande , accueil de 17 à 21h . Comme la pluie persiste nous filons nous abriter au troquet un peu plus haut, heureusement la serveuse a réussi à nous dégoter les clés. Moto à l’abri, petite visite du village sauvé de la désertification par André Lhote, peintre cubiste. Haroun Tazieff en fut le maire de 1979 à 1989.
Étape 18
MIRMANDE BAVANS
Dimanche 4 octobre 2020. 446 km Total : 4631 km
Ciel menaçant, même quelques gouttes nous accompagnent pendant le chargement de la moto. À ce propos, nous pourrions améliorer ces opérations de chargement déchargement en réduisant et en agençant mieux les affaires dans les différents sacs. Traversée de Lyon par la bretelle intérieure, sans grosse difficulté, à l’exception des limitations de vitesse et surtout des contrôles … Arrivée vers 14h, finalement sans pluie, mais avec un fort vent, heureusement souvent dans le dos.

Auteur/autrice
alain.petit25@gmail.com























































































































