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Du 1 juin au 26 juin 2017 6243 km

Un pays qui avait déjà retenu notre attention en 1984, les formulaires pour les demandes de visas étaient remplis, finalement nous partîmes en Irlande. Toujours est-il que la Roumanie restait dans un petit coin de notre petite tête de petit routard.

Nos repérages sur Google Map

Bavans – Salzburg (Autriche)

Jeudi 1 juin 2017 : 644km Étape 1. Départ vers 7h45 arrivée vers 17h45. Météo quasi idéale, 18° le matin, 24 au plus chaud.

Betty en petite forme, aphone, manque de sommeil.
Des bouchons en France (travaux Mulhouse), au passage frontière (Basel), on file ensuite sur Zurich puis lac de Constance, Munich et un stau, un vrai avant Salzbourg. Étant pratiquement la seule moto engluée dans ces bouchons, peu de chauffeurs pensaient aux 2 roues, j’ai eu un mal fou à remonter entre les files !
Vers 13h, Mc-Do à la frontière allemande, « excellent » 🤠
Pour finir traversée de Salzburg, pénible, vivement la campagne !
L’autobeurk c’est bien pour avancer dans les étapes de liaison, mais c’est chi…
Et demain on remet ça ☹

Salzbourg(Autriche) – Gyöngyös (Hongrie)

Vendredi 2 juin 2017 : 634 km Étape 2. 19° 30°

Reveil vers 7h, petit dej. 7h30, départ vers 8h45-9h. Quelques gouttes sur les premiers kilomètres d’autoroute. Toujours beaucoup de circulation, Vienne (Wien) pas de soucis, par contre Budapest le Garmin n’a rien trouvé de mieux que de nous faire traverser la ville en plein centre (pont Margrit) avec vue sur le parlement (le plus grand d’Europe). Ville sympa sous le soleil, que nous avions visiter lors de notre périple de 2010, Hongrie Slovaquie.
Un premier motard qui nous dépasse par la droite en nous lançant un « bonjour », étonnés les « pepe » bien incapable de dire « bonjour  » en hongrois 😞, puis un deuxième qui s’arrête à notre hauteur pour nous demander si nous sommes perdus, un français probablement résident à Budapest…sympa !
Un petit mot de la moto, tout de même, en fait rien à dire pour l’instant, son comportement sur autoroute, même si ce n’est pas son terrain de prédilection, est correct, la passagère réclame tout de même plus de protection aux vents. Freinage correct, éprouvé à plusieurs reprises en Hongrie, où l’anticipation n’est pas leur première qualité. Côté rangements, avec les 2 sacs polochons étanches c’est mieux que tout ce que nous avons eu jusqu’à présent.

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Nous voici en Roumanie.
Gyöngyös (Hongrie) – Vadu Izei (Roumanie).

Samedi 3 juin : 375 km Étape 3

Nous voici en Roumanie. Passage à la frontière Hongrie / Roumanie, nous longeons l’Ukraine, puis nous visitons le fameux Cimetière Joyeux et le monastère Peri à Sãpânta, nous sommes étonnés de voir autant de monde, en particulier pour la visite du cimetière ! Arrivée à la ferme écologique vers 18h30 roumaine (+1h). Toujours de grosses chaleurs. Ce soir repas roumain pris à l’extérieur, nous sommes une bonne vingtaine répartis sous deux tonelles. Nous échangeons beaucoup avec 2 filles, 1 moldave et 1 espagnole et un couple de jeunes roumains du Sud.

Les Maramures.
Autour de Vadu Izei

Dimanche 4 juin : 69 km

Après un petit déjeuner typique Roumain avec les produits locaux (fromages, jambon de la ferme, petite purée de légumes confits) et pas mal de discussions avec nos voisins de table super sympas nous voici parti dans les Maramures, campagne à l’ancienne, avec ses meules de foin et ses charrettes tirées par des chevaux qui trottent le long des routes, où les paysans coupent encore le blé à la faux avec beaucoup d’églises en bois. Ici le dimanche de Pentecôte est un jour de fête dans les villages avec costumes traditionnels.

Direction la Bucovine.
Vadu Izei (Maramures) – Sucevita (Bucovine)

Lundi 5 juin : 228 km Étape 4

Malgré les commentaires très négatifs de nos voisines (souper du samedi soir), nous décidons d’emprunter la route des cols la DN18 qui passe en particulier par Borsa pour rejoindre la Bucovine. Premier défi, passer entre les gouttes, pas trop mal réussi, deuxième défi, éviter les trous, pas trop mal dans l’ensemble sauf à Borsa où je n’ai pas pu éviter, une flaque, que dis-je une mare d’eau bien boueuse, avec de l’eau jusq’au moyeu (estimé) heureusement le fond était ferme et les bords pas trop abruptes, et cerise sur le gâteau, en face arrivaient 4 à 5 motos, en solo, debout sur les cales pieds, résultat, aspergés par le dessous et aussi par le côté ! 30 km de montée de travaux de trous des cailloux un vrai terrain de jeux pour notre Trail préféré qui s’en est très bien sorti, mais qui n’aura pas volé son coup de karcher.
Arrêt au col à côté d’uneTransalp, on discute un peu avec les jeunes sympathiques.
Le soir bien exténués nous arrivons dans un hôtel sympa d’apparence dans la montagne vers un monastère.

Ambulance.
Sucevita (Moldavie) – Ruginesti

Mardi 6 juin : 185 km Étape 5

Betty depuis jeudi dernier jour de notre départ traîne une « sale crève ». En plus pour rien arranger, le ménage de l’hôtel est fait avec des produits hyper odorant (ammoniaque) qui irritent un max ! Donc nous décidons de consulter et nous demandons conseil au serveur barman réceptionniste qui ne trouve rien de mieux que d’appeler les urgences 112, qui ne trouvent rien de mieux que de nous envoyer une ambulance pour transfert à l’hôpital !!!
25 mn plus tard une infirmière et son chauffeur débarquent à l’hôtel, après quelques tentatives l’infirmière abandonne le transfert et commence à rédiger sur un post-it une ordonnance tout en essayant de tenir compte des allergies et autres contraintes, intervention totalement gratuite ..visite du monastère de Solca, magnifique
Nous partons ensuite côté sud, en traversant un village nous voyons un chantier d’une autre époque, des dizaines d’ouvriers creusant à la pelle et à la pioche une tranchée d’au moins 80 cm de profondeur !les petites routes ne sont pas en bon état.dans la descente du col , un petit sapin posé dans un beau trou (nid d’autruche) pour signaler sa présence !

Transylvanie méridionale.
Gorges de Bicaz (Cheile Bicazului).

Mercredi 7 juin : 204 km Étape 6. Toujours très chaud 28°.

Départ après avoir donné un petit coup de jet d’eau, emprunté à 2 maçons, totalement inefficace, la moto est toujours aussi « crade ». Puis nous attaquons les gorges Cheile Bicazului, route sympa. Petite frayeur tout de même, nous avons roulé sur plusieurs dizaines de kilomètres avec tout le trousseau de clés dans la serrure du top-case, la gaffe ! On traverse ensuite un grand plateau (on dirait la Finlande) toujours beaucoup de cigognes sur les poteaux électriques dans ces villages tout en longueur. On passe ensuite , après une petite pause, un nouveau col, route superbe pour les motos jusqu’à Praid. Finalement on change de direction Sighisoara (ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO) remplace Turda. Gros orage avant et pendant le souper. Balade près de la maison de Dracula.

Jour de repos

Jeudi 8 juin

Il pleut, journée ideale pour le repos et la visite de la ville de Sighisoara. Repas trankilou dans une auberge. La gastronomie roumaine est une agréable surprise… Très simple avec beaucoup de légumes et notamment le chou. Beaucoup de poulet et des soupes ainsi que la goulash. Hummmmm !!!

En route pour le château de Dracula. Sighisoara – Bran

Vendredi 9 juin : 254 km Étape 7. 16° 19°

En passant par Biertran, Soars, Viscri…Des petits villages très paumés, des églises fortifiées. Après 8 km de pistes arrivée dans un village du bout du monde. repas à l’association « Viscri incepe » créée par les femmes du village. En été, lorsque elles ont fini leur travail aux champs ou à la maison, elles restent devant leur maison à tricoter. Elles confectionnent les « véritables chaussettes en laine de mouton de Viscri » et aussi des gants, des chaussons, des bonnets et font des repas. Le revenu de ces ventes permet de financer entre autres choses, l’aides aux devoirs pour les plus grands, l’accueil des plus petits en « gradinta » (école maternelle), une infirmerie où Catharina, infirmière, peut traiter sur place les cas les moins graves, panser les plaies, conseiller les jeunes mères etc… Nous faisons le tour des remparts de l’église. Les rues sont soit en gros cailloux soit en terre. Descente ensuite direction Brasov, beaucoup de circulation, arrivés vers 17h à l’hôtel Brandeberg à Bran pas loin du château de Dracula. Bon accueil, bien propre, style Autriche-Hongrie.

Les Carpates orientales.
Sinaia – Vallée Moiesus de Jos

Samedi 10 juin : 151 km Étape 8

Bien installés dans une pension très agréable ressemblant plutôt à ces grosses bâtisses autrichiennes, nous déjeunons au soleil. Un petit régal… Nous décidons de nous balader dans les Carpates et notamment dans le parc naturel de Bucegi. Arrêt au château de Peles à Sinaia. Énormément de monde partout même sur les routes, c’est le weekend. Nous changeons notre itinéraire au profit de belles petites vallées dans les Carpates. Moiecu de Jos, Moiecu de Sus. Très belles vallées avec énormément de pensions-restaurants tout le long de la route. Certainement des lieux de vacances très appréciés des Roumains. Nous trouvons une pension pour midi très agréable avec des petits kiosques dispersés dans le jardin. Les Roumains sont de très gros mangeurs. Les quantités servies à table sont énormes. Le porc, la pomme de terre, la crème, la mămăliga – polenta – Les desserts sont principalement des crêpes comme dans pas mal de Pays de l’est. Le prix moyen pour un repas avec boisson est de 50/60 leu (10/12 euros) pour 2.

Les ours

Dimanche 11 juin 78 km. Beau temps 20° le matin à 28°

Ce matin, nous avons décidé de visiter le sanctuaire des ours « libearty bears », créé par une association dans le cadre du plus grand projet de sauvetage et de prise en charge des ours bruns en Roumanie. Ce sanctuaire est situé sur la commune de Zarnesti.
Prêts à 8h mais petit déjeuner à 8h30, cela va être juste pour la visite de 10h. Effectivement nous arrivons à 9h58, après 2,5 km de piste et le passage d’un petit pont assez stressant, 2 traces étroites pas loin du bord et surtout aucune barrière. Betty court acheter les places pendant que je gare la moto, range les casques et autres vestes au plus vite. Nous découvrons les premiers pensionnaires plantigrades du sanctuaire. Ils sont là après avoir été sauvés de maltraitance, par exemple Mina, était au cirque de Bucarest, un jour d’entraînement il refusa de monter sur sa bicyclette, en jupette, et fut donc enfermé dans une minuscule cage pendant 7 ans, jusqu’à ce qu’une personne en parle à l’association et que celle-ci récupère Mina. Dans la liste des sponsors, on trouve, entre autres notre Brigitte Bardot nationale !

La Transfagarasan ou Transfagaran

Lundi 12 juin 386 km Étape 9. 20°/12°/29°

Départ vers 9h, en direction de l’une des plus belles routes du monde, la Transfagarasan (dixit Caradisiac). Elle a été construite sous le régime de Nicolae Ceausescu . Ce dernier voulait assurer une route stratégique à travers les montagnes. Longue de 118 km, celle-ci n’est praticable dans son intégralité que quatre mois par an, entre juin et septembre. Au programme: courbes rapides, épingles serrées, à-pics vertigineux et sacré relief, le tout servi par des panoramas incroyables… et de nombreuses surprises à quatre pattes. Nous arrivons au pied, côté nord, vers 10h, 10h30, belle petite grimpette pour commencer, dans la forêt, puis arrivé à la cascade Balea, route coupée par une grosse barrière béton, sur les 3/4 de la largeur. Demi tour pour essayer d’en savoir plus un peu plus bas. Un motard allemand me dit que ça devrait passer alors nous nous lançons. Nous avons bien fait car toute la route est parfaitement dégagée, et nous avons donc pu vérifier le côté spectaculaire de la montée en lacets presque tous visibles d’en haut !
Arrivés au lac Balea, ambiance montagne, lac encore gelé en partie, des nuages enveloppent le paysage. Le revêtement n’est pas « nickel », mais il y a nettement pire, nous en avons vu ces derniers jours et nous en verrons encore probablement les jours prochains, surtout en évitant les grands axes. Grosse, très grosse frayeur, dans un semi-tunnel (protection contre les chutes de pierres) très sombre, et toujours préoccupés à regarder l’état de la route, nous voyons au dernier moment, 2, 3 ou 4, je ne sais pas exactement, ânes au poil bien noir, posés tranquillement en travers sur notre voie !!! Juste le temps de les éviter, heureusement qu’il n’y avait pas de véhicule en face et de pester contre les propriétaires ! Grosse suée sous le casque. Arrivés dans la plaine, nous demandons notre route à un roumain qui fini par nous convaincre, nous voilà parti, 13 km de route puis, le chaos, une petite piste étroite, qui quitte le village et les derniers « barakis » puis la côte et le GPS qui m’indique 13 km avec de beaux virages ! Non, 13 km de piste, chargés, en duo, encore loin de l’étape, ça ne va pas le faire, 300 m et on fait demi-tour et les 13 km dans l’autre sens. Nous arrivons à Sibiu au pied des carpates vers 18h45, un peu lessivés, il faut dire que nous sommes partis à 9h.
Visite de la ville avant le coucher du soleil, puis souper dans une cave, bon service. Beaucoup de monde dans les rues, ville très animée, ambiance méditerranéenne …

Pays des Moti.
Sibiu – Arieseni

Mardi 13 juin 202 km Étape 10. 20° 30° 25°

Nous quittons Sibiu vers 10h45, nos premiers kilomètres (70) d’autoroute roumaine (gratuit pour les motos) puis nous retrouvons notre E81, un peu moins chargée qu’hier. Nous commençons ensuite à rentrer dans le pays des Moti et des monts Apuseni. Superbe route jusqu’à notre nouvelle pension. Dans un virage à droite sans visibilité, une brave dame marchant bien sur le bord, jusque-là pas grand chose à dire, sauf qu’elle était accompagnée par son âne qui lui marchait bien sur la route, bel écart et belle frayeur ! Arrivée à la pension Iara où nous parlerons italien, merci Betty, seul moyen de se faire comprendre… Maria va nous préparer une délicieuse soupe au cresson et des cotis de porc au miel avec une purée, un délice, hummm. Nous établissons avec elle le programme de demain.

Plateau de Padis

Mercredi 14 juin : 188 km

Petit déjeuner agréable au soleil à 900 m d’altitude. Grande lessive pour commencer la journée, merci Maria pour le prêt de pinces à linge et des fils. Puis nous partons découvrir le parc des Apuseni en direction de Stei , route en bon état et bien sinueuse, un petit régal pour les motos ✌. Après avoir visité deux églises en bois dont une datait de 1700 et quelques (années) dans des villages perdus, nous laissons la grotte aux ours pour filer sur le plateau de Padis. Très belle petite route, qui longe un torrent puis qui s’élève jusqu’au plateau, à nouveau de beaux virolons, des épingles bien pentues, passage de la première pour ne pas trop descendre dans les tours …
Le dernier hameau avant la piste nous parait désertique, c’est le village de Padis. Nous rentrons dans le seul resto pour demander à manger, il est 15 h. Ils attendent un groupe, ils peuvent nous proposer porc et salade de choux. Au bout d’un moment le groupe de quads arrive ; ce sont des français de Besançon guidés par un roumain. 😀

Balade à pied

Jeudi 15 juin

Pătrăhăițești – La cascade
Village au bout du monde, les habitants vivent en autarcie et cultivent beaucoup. Les chemins d’accès sont assez mauvais . Une petite douzaine de kilomètres à pied depuis notre pension avec visite d’un musée pittoresque dans la cuisine de la ferme. En fait les personnes fabriquent et vendent des objets en bois , habits etc..Le soir agréable repas préparé par Maria. Celle-ci nous avait fait la surprise d’un dessert. Hummmm

La Transalpina.
Arieseni – Salasu de Sus

Vendredi 16 juin : 351km. Étape 11. 28° beau temps

Après de longues réflexions et vu que cette saleté de crève n’arrive pas à lacher Alain, nous prenons la décision de ne pas faire la Serbie ni le Monténégro en plus la pluie était annoncée sur ces pays. Nous allons peut être le regretter. Nous quittons Maria vers 9h, non sans l’avoir encore félicitée pour sa cuisine savoureuse. Montée sur la Transalpina. Magnifique revêtement au début, de beaux virolons aussi, un paradis pour arsouilleur … Puis cerise sur le gâteau la montée et la vue depuis les points culminants de la route sont sublimes, il faut dire que le soleil ne gâche rien. Pas mal de motos, beaucoup de GS, des polonais par exemple. Ne voulant pas répéter nos déboires de la Transfagarasan (allongement du parcours retour non maîtrisé) nous décidons de faire demi-tour pour « piquer » sur Petrosani, et là surprise, une nouvelle fois une route défoncée sur plusieurs kilomètres ! Belle petite vallée tout de même pour finir. Arrivée vers 17h à notre dernière pension roumaine.

En route vers la Hongrie.
Salasu de Sus (Roumanie) – Székesfehérvár (Hongrie)

Samedi 17 juin : 531 km Étape 12. 18° 24° temps variable, beaucoup de vent.

L’essentiel du parcours se fera sur autoroute, assez calme, à la frontière beaucoup de camions, mais dans le sens Hongrie Roumanie. Nous en profitons pour récupérer l’heure que nous avions perdu à l’aller.
Nous arrivons à l’hôtel bien choisi par Betty, vers 16h, place réservée sur le parking avec panneau à notre nom, la classe 😄.
Après avoir enfin trouvé notre prochaine étape, nous partons vers la vieille ville juste derrière l’hôtel, nous découvrons de belles bâtisses, une rue piétonne sympa et un petit resto italien à notre goût.


La Croatie

Dimanche 18 juin : 505 km. Étape 13

Notre décision est prise ; ce sera la Croatie et plus précisément l’île de Rab. Nous quittons cette belle petite ville hongroise pour filer sur le sud ouest. Passage de frontière nickel, nous arriverons juste pour embarquer à la dernière place du ferry, avant que celui-ci s’élance pour une traversée très courtes, à peine 10mn. Appartement sympa, comme Toni le boss.

Visite de l’île de Rab

Lundi 19 juin

Journée de repos sur l’île de RAB. (Petite île de 20 km dans le golf du Kvarner). Vue sur la mer et le port, nous prenons un petit déjeuner sympa, servi par Toni et son épouse. Nous partons découvrir l’île, en tenue d’été, T-shirt bermuda, sans gant, en mode lopette évidemment, et accessoirement, chercher des kunas pour régler la pension. Au retour de Lopar, nous partons sur la baie en face de la pension, nous nous installons sur une crique sympa avec de l’ombre, une eau bien claire. A midi, enfin vers 14h, nous allons à la petite auberge (konoba) qui touche la crique avec vue imprenable…

Visite de la ville de Rab

Mardi 20 juin


Belle petite ville médievale toute claire, qui nous rappelle un peu Piran en Slovénie et Dubrovnik pour les pavés. Il fait chaud 33°.

Le pays de la truffe.
« dobrodošli u Istri »

Mercredi 21 juin : 223 km Étape 14. Beau temps 33°

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Destination ISTRIE : péninsule située au Nord Ouest de la Croatie. Il s’agit de la frontière entre l’Europe centrale et l’Adriatique.
Douceur méditerranéenne avec une influence italienne. Départ un peu après 9h, il fait déjà chaud , un peu d’attente en plein soleil 😰 pour le ferry. Puis la belle petite route jusqu’à Rijeka . Après une traversée par les montagnes, arrivons à Novigrad. Nous arrivons directement à l’appartement mais les clés sont à une adresse. Coup de téléphone et on finit par trouver, vite une douche et plongeon dans la piscine.
Le soir visite du bord de mer, du port, de la ville déjà très animée, on se croirait au Lavandou un 14 juillet !

Novigrad

Jeudi vendredi 22 et 23 juin

Belle petite ville, très animée, bien équipée pour la baignade.

Porec

Samedi 24 juin : 25 km Étape 15

Un peu déçu, nous avons déjà vu mieux, par exemple la ville de RAB.

Porec (Croatie) – Ornago (Italie)

Dimanche 25 juin : 487 km Étape 16. Chaud pour le départ 31° 18° sous l’orage et 32° en arrivant

Petit déjeuner à la boulangerie du quartier, double expresso minuscules.
Le Garmin nous balade pour éviter la vignette slovène, mais finit par nous ramener sur le droit chemin. Après Triestre, le ciel s’assombrit, stop et opération combines comme un certain nombre d’autres motards. Beaucoup beaucoup de circulation, grosses gouttes et belle averse pendant quelques minutes. Arrêt casse croûte surbondé, quelle affluence. La température monte et finit aux alentours des 34°, (40 ° sous les casques) au moins 4 de trop pour nos vestes, gants et autres casques.
Nous tatonnons un peu avant d’arriver devant le portail bien clos de l’agriturismo La Malaspina à Ornago ( vers Bergame) C’est un ensemble d’équipements et de bâtiments dédié au dressage des chevaux.

Le retour. Ornago – Bavans

Lundi 26 juin 2017 : 462 km Total 6243 km Étape 17

Départ vers 9h, le « gardien du temple », sénégalais et très sympa, nous donne 3 petites bouteilles d’eau fraîche, pour compenser le bruit de la clim 😉. Les premiers 40km sont très chargés, le contournement nord de Milan c’est galère, sortie du péage, un bouchon en entonnoir, je crois que c’est une première, stressant car 8 ou 10 voies qui doivent se réduire à 3 voies, c’est pas cool ! Mais les camions surtout ont été sympas, problème les 3 voies sont constituées sur une ancienne portion 2 voies, donc étroites, difficile donc de remonter les files surtout avec notre panzer et mon SDS qui flippe et me crie dans les oreilles !
28° 39° 31° chaud, surtout au fond du Gotthard 39° au 10 ème km sens sud nord ! Et les voitures climatisées qui ne respectent même pas les 80 km/h et qui se traînent à 55 km/h 😠. Après pas trop de circulation mais une pause café à Burnhaupt le haut ou Pont d’Aspach, au Lion d’Or, nous a fait le plus grand bien. La chaleur en moto c’est pas simple à gérer. Arrivée vers 15h nous croisons Jack et Francis.

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En résumé …

Les routes, la moto

Côté moto, génial, confort, tenue de route, performances, autonomie que du bonheur. Une protection au vent plus efficace, en particulier pour le passager, serait un +, surtout pour les étapes de liaison sur « autobeurk »…
6200 km, juste un ajustement pression pneus (un peu galère sans les valves coudées). Un peu d’huile, mais pas d’appoint nécessaire, une consommation essence SP 95 moyenne autour des 5,2l sur route, mais qui s’élève rapidement sur autoroute (> 6l), lorsque les vitesses de croisières sont aux limites autorisées. Un rayon de la roue arrière détendu, découvert au retour, lors du nettoyage de la moto et retendu par mes soins.
Pneus d’origine, Michelin Anakee 3, bonne tenue générale, très endurants, avec de bonnes sensations, même en mode lopette 😉
Les routes roumaines sont très particulières, encore des tronçons sans revêtement, donc beaucoup de pierres, voir même de la terre battue dans certains villages. Attention, passage à niveau sans équipement, Stop obligatoire ! Pour l’alcool, tolérance 0, donc les repas de midi, pour le pilote, à l’eau. Nous avons vu qu’un contrôle de vitesse, dans un village proche de la frontière hongroise, après pratiquement « plus rien ».
Beaucoup de piétons, parfois accompagnés d’ânes ou autres mules, et bien entendu les charrettes tirées par un ou deux chevaux, des chiens aussi, que nous avons trouvé plus paisibles qu’en Grèce.
Vu l’état des routes il n’est pas rare de voir les voitures, camionnettes et même camions complètement à gauche, bizarre au début, mais en fait c’est pour éviter des bosses ou des trous ou les 2. Bien entendu on adopte rapidement la méthode, de préférence lorsqu’il y a une bonne visibilité et personne en face !!!
Lorsqu’il y a de l’asphalte, il peut être en si mauvais état qu’il requiert toute l’attention du pilote, qui ne profite pas beaucoup du paysage, bosses, trous de toutes les tailles et de profondeurs variables, éboulements….  Malgré de beaux tronçons, le Trail est de loin le mieux adapté pour ce genre de trip.

La Roumanie

Ce pays bien à l’est a pourtant de nombreuses connexions latines, dans son histoire, dans sa langue mais aussi dans la chaleur des rencontres. Même dans les villages les plus « paumés », sans route asphaltée, sans toutes les commodités que nous connaissons depuis longtemps en France, l’accueil est chaleureux, les enfants nous saluent. Nous nous sentons un peu comme des extra-terrestres avec notre grosse bécane, mais le contact est facile malgré l’obstacle de la langue. Un renseignement, une direction et même un « dépannage de devises » dans une pharmacie à un cours (4,5, soit 90 lei pour 20 €) bien meilleur qu’au Crédit Agricole (3,86), il y a toujours un roumain pour rendre service.
Dans ce genre de voyage, il faut parfois peu de chose pour en changer la tonalité. Par exemple, nos premiers jours en Roumanie correspondent à un weekend de fête religieuse très importante, la pentecôte, je crois. Pour arranger le tout, le gouvernement un peu en froid avec le peuple, dixit notre voisine de table moldave, a accordé un jour de congé supplémentaire à tous pour faire un « grand pont ». Beaucoup de personnes, jeunes ou plus anciens ont revêtu le costume traditionnel, les églises sont pleines. Nous croisons ou doublons des processions. Notre premier hébergement sera une chambre d’hôte dans la région des Maramures, chez Borlean, un artisan, artiste, il crée des icônes, qui parle français et sa charmante épouse qui cuisine à merveille, ils sont aidés par le fils. Autre fait du hasard, des voisins de table, roumains, qui profitent du pont, avec qui nous avons pu discuter en français et un peu en anglais au souper de fête, mais aussi le lendemain au petit déjeuner. On a ressenti un intérêt certain pour les élections françaises, la crainte du FN associé au frexit, et le comportement « fort » de Macron devant Trump, deux exemples extraits de nos longues conversations. La Roumanie c’est aussi des villages tout en longueur, avec les maisons alignées le long de l’unique route, afin de limiter les frais de raccordement, eau, électricité. Les roumains ou parfois les tziganes ou roms qui réussissent, aiment bien le montrer, dans l’habitat, nous avons vu des bâtisses  » époustouflantes », des grilles en inox ou dorées, des toits plus tourmentés que les pagodes japonaises ou thailandaises, mais aussi dans la voiture, les grosses berlines ou suv allemands, ils adorent. Ces contrastes, entre l’extrême pauvreté et ces signes de « richesse » sont pour le moins surprenant ! Dans les campagnes roumaines, en plus des nombreuses charrettes tirées par un ou deux chevaux, nous remarquons la présence de beaux et grands potagers, nous laissant penser qu’ils représentent une partie non négligeable de leur alimentation. Autre surprise, c’est la place de la religion, par exemple, dans les Maramures, région pauvre, les églises traditionnelles sont souvent en bois, voyant une de ces églises en construction, nous allons la visiter, car nous pouvons aprécier d’autant mieux l’architecture. Il se trouve qu’un ancien du village avait « casser sa pipe », il y avait donc, quelques hommes qui creusaient le trou, dans le cimetière à côté de l’église. L’un deux, voyant je ne sais comment, que nous étions français, s’approche de nous et nous explique pourquoi cette nouvelle église. En fait, la précédente a brûlé l’année dernière. Mais il nous explique aussi que le financement est assuré par les villageois, chacun donnant en fonction de ses moyens !
Il nous explique aussi pourquoi il parle si bien le français, il a été chauffeur routier dans la région parisienne, mais l’éloignement des siens devenait insupportable, il est donc revenu au pays après 8 ans.
Nous avons vu également un roumain, sa charrette tirée par un cheval, se signer en passant devant un monastère. La Roumanie c’est aussi des routes chaotiques, sans asphalte pour certaines, ou avec un restant d’asphalte, mais très bosselées et parsemées de nombreux trous, parfois très profonds. Je n’oublierai jamais celui en plein centre de Borsa, sur la 18, nous suivions d’autres véhicules, donc la surprise fut totale et surtout nous en croisions d’autres, en particulier 3 ou 4 motos, donc pas moyen d’éviter ce trou, que dis-je, ce gouffre rempli d’eau bien terreuse, hors de question de voir la profondeur, mais j’ai senti la roue avant s’enfoncer jusqu’au moyeu, une gerbe d’eau nous a alors bien aspergé et comme si on en avait pas assez, les motos que nous croisions nous en ont remis une couche par le côté. Mais nous avons pu faire aussi les 2 routes les plus réputées, à savoir la Transfagarasan et la Transalpina. Pour la Transfagarasan, dans le sens nord sud, la portion nord jusqu’au tunnel est très spectaculaire, depuis la cascade Balea jusqu’au lac Balea ou le tunnel qui est au même niveau. Après le tunnel en descendant côté sud, c’est très beau aussi, encore plus nature, pratiquement jusqu’à la forêt, ensuite la route ne présente pas beaucoup d’intérêt. Pour la Transalpina, toujours du nord vers le sud, les premiers 30 ou 40 km en moyenne altitude avec peu de pente sont un paradis pour arsouilleur ! Route nickel avec des enfilades de virages… Ensuite la route monte vers 2000 m, magnifiques paysages, pour en profiter le beau temps est un plus !

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Auteur/autrice

alain.petit25@gmail.com