Italie 2018
Du 14 avril au 3 mai 2018
Samedi 14 avril. Bavans-Savournon
Étape de liaison 514 Km, beaucoup d’autobeurk. Arrivée dans la vallée du Champsaur. Auberge Relais Motard, pourrie !
Dimanche 15 avril. Savournon-Nice

219 km. 7 à 20°
Départ de l’auberge avec le grand bleu.

De belles vallées avec beaucoup d’arbres fruitiers avant d’attaquer la route Napoléon.

Passage d’un col à 1125 m avec de la neige sur les côtés de la route. Casse-croûte à Entrevaux village médiéval avant d’arriver à Nice.

Lundi 16 avril Nice-Deiva Marina (Italie)

266 km. 19° à 26.5°
Balade matinale jusqu’à la mer en passant par des jardins puis retour par le vieux Nice.


Départ peu après midi direction les 5 terres avec beaucoup de tunnels.
Mardi 17 avril. Cinque Terre
21°
Après un pti dej dans notre chambre direction la gare. Achetons un pass journée pour visiter les 5 terres en train (16 € par personne).
Arrêts à Monterosso, Vernazza, Corniglia (quelques centaines de marches depuis la gare puis dégustation d’une délicieuse focaccia 4 fromages), Manarola et Riomaggore (dernier village des Cinque Terre).


Beaucoup de monde, les trains sont bondés. On n’ose pas imaginer en pleine saison.
Retour à notre super petit hébergement très tranquille au bord de mer puis après le repas balade nocturne.

Mercredi 18 avril. Deiva Marina( Ligurie)-Cerveteri (Latium)

Étape de liaison. 404 km. 22/25°
Après être passés vers Livourne (Toscane), nous arrivons à Cerveteri.
Notre agriturismo est situé dans une zone rurale desservie par une foultitudes de toutes petites routes. Super ferme agricole bio qui produit du vin, de l’huile d’olives, jus de fruits, confitures, douceurs etc… (Bon plan 👍)



Repas en ville. Pour le retour, après avoir participé à l’animation de la sortie du resto, chacun voulant nous indiquer la route et même nous suivre en voiture, nous finissons par retrouver notre chemin en appréciant l’éclairage de Nanuq ( notre moto)
Jeudi 19 avril. Cerveteri-Framatori

308 km. 22 à 29°
Contournement de Rome par le sud et de Naples par le nord. Au fond le Vésuve.

Routes pas terminées, circulation à la Napolitaine (pas de stop, pas de priorités). Le plus culotté qui passe…
Arrivons enfin à notre B&B dans la région amalfitaine
Vendredi 20 avril. La côte Amalfitaine.
71 km. 25 à 27°

Départ vers 9h30 après les derniers conseils de notre hôte. Direction Ravello, nous trouvons un parking moto, 2 € 1h20. Nous visitons ce charmant petit village, haut perché,

dont un des plus beaux hôtels, le Caruso Belmond, 5 *, a vu passer quelques célébrités, Humphrey Bogart, Jackie Kennedy..

Nous descendons ensuite sur Amalfi, pour y découvrir les joies de la circulation et du stationnement. De beaux panoramas, mais trop stressant pour les apprécier en si peu de temps avec autant de monde.



Nous continuons sur cette petite route étroite, où il est difficile de se croiser et bien souvent bordée d’une rangée de voitures, où chaque camionnette de livraison, arrêtée en double file, bloque la circulation, et toujours la conduite à la napolitaine, couper les virages, klaxonner, déboiter…
Nous poussons jusqu’à Positano, nous décidons de faire demi tour.
Pause casse-croûte à Minori, avec des piadines (hummm) puis retour au B&B.
Ce soir avons dégusté la « torta de la nona » un genre de gâteau au flan au citron recouverte de pignons.
Samedi 21 avril. Framatori (cote amalfitaine-Scario (parc national du Cilento UNESCO)
188 km. 18 à 23°
Nous quittons Antonio et Framatori vers 9h45

La nébulosité commence à quitter la vallée aux citrons, les meilleurs du monde (il y en a partout) les citrons d’Amalfi. Ils se dégustent à toute les sauces ou avec un peu de sucre ou du sel…
De beaux points de vue, le long de la côte avant d’arriver à Salerne.

Nous prenons la tangentiale, puis nous retrouvons de belles petites routes de montagne.
Petite pause à Corleto Montforte puis pause casse-croûte, café et dolce à Teggiano, petite ville perchée.

Fin de parcours en direction de la mer, dans des massifs montagneux dont certains sommets, les plus hauts, sont encore enneigés.
Petit tour en ville, samedi soir calme.
Dimanche 22 et lundi 23 avril. Scario
Journées de farniente.
Nous profitons de cette journée de repos pour se balader dans le joli village de Scario, profiter de notre grande et belle terrasse😀 et programmer la suite du trip.



Mardi 24 avril. Scario-Tropéa (Calabre)
315km 20°, 14°, 27°

Départ vers 9h35 arrivée à Tropea vers 16h.
Petite route sinueuse et bien défoncée par endroit pour rejoindre. Nous traversons une nouvelle région montagneuse (1200 m)avec de beaux villages perchés, des sommets avec quelques taches de neige. Nous piquons ensuite sur la côte ouest (Mer Tyrrhénienne) en traversant une épaisse couche nuageuse, et une baisse de température assez sensible (25->14°). Nous retrouvons le soleil vers la côte.
Belle surprise en découvrant notre nouvel hébergement, La Conchiglia. Rossela nous accueille avec des gateaux « home made » et nous propose le garage pour la moto. Son mari a une Transalp, il part prochainement qq jours en Sicile, toute proche.
Visite de Tropea (capitale de la culture des oignons roses) très animée, les falaises calcaire et les constructions rappellent un peu Bonifacio.



Mercredi 25 avril. Tropea-San Nico Cantinella.
283 km. 26°

Petit dej. avec des pâtisseries maison (beaucoup 😜), des légumes, des fruits, mozarella, tiramisu. Trop copieux chez Rossela
Nous descendons encore un peu plus au sud pour admirer le capo Vaticano, belles falaises, belles plages, eau cristalline… On aperçoit la Sicile et l’Etna enneigé !
Retour sur l’A3 direction Cosenza, nous piquons plein nord-est, pour traverser le parc nazional della Sila (Unesco), magnifiques paysages, des virages en veux-tu en voilà, beaucoup de monde dans les restos, auberges et parcs, par ce beau jour de fête nationale (libération 1945).
Petite pause dolce et expresso avant de rejoindre notre agriturismo très sympa (producteurs d’huile d’olives), dont le resto devait afficher complet, vu le nombre de voitures sur le parking.
Jeudi 26 avril. San Nico (Calabre)-Matera (Basilicate)
234 km
Toujours le ciel bleu températures à 30,5° 😰
Nous quittons notre agriturismo.
En direction de Craco, village fantôme totalement abandonné. « En 1963 commença la série d’éboulements qui, à plusieurs reprises, fit s’écrouler de nombreuses maisons. La population dut tristement s’en aller ailleurs et abandonna complètement Craco en 1975. «
Nous continuons sur de belles petites routes bien défoncées au milieu de beaux paysages , genre Toscane…
Arrivée à Matera (lieu de tournage du film la passion du Christ) mais nous n’avons pas rencontré Mel Gibson 😢
Visite de la ville assez spectaculaire et ses « sassi » , habitations troglodytes creusées dans le tuf depuis la préhistoire s’étage sur plusieurs niveaux, parfois près de 10 et ses ruelles pavées de pierres glissantes. 140 églises rupestres creusées par les communautés monastiques qui se sont succédé dans la région entre le VIIIe et le XIIe siècle. En 1952 les habitants ont été obligés de quitter les lieux pour cause d’insalubrité


Vendredi 27 avril. Matera-Mattinara. Le massif du Gargano (l’eperon de la botte)
184 km .Total 3000 km depuis le départ
Toujours le grand ciel bleu, 24° à la moto à 9h15. Nous quittons notre petite chambre après un petit déjeuner correct, propreté à tous niveaux.
Nous passons par le belvédère pour jeter un dernier coup d’œil aux « sassi »de Matera.
Nous prenons ensuite la route vers notre prochaine étape dans l’éperon de la botte, le massif du Gargano.
Traversée d’Altamura un peu pénible, derrière un bulgare en grosse Porsche ! Nous croisons également un corbillard de star réalisé sur une base de Maserati dernier cri !

Après une région un peu vallonnée, très agricole, blé, cerisiers déjà bien rouges, nous longeons un grand marais salant sur notre gauche et à nouveau des cultures maraîchères sur notre droite pendant des kms.
Nous arrivons vers 14h, après avoir traversé une région plus sèche, avec beaucoup d’oliviers, qui nous rappelle un peu le Magne dans le Péloponnèse Grec.
Appartement très sympa
Samedi 28 avril. Parc du Gargano
128 km. 24°
Pas de grand bleu ce matin, des stratus élevés voilent le soleil. De beaux points de vue sur une côte très découpée, sauvage et pas bétonnée. Un vrai coup de coeur 💙 et en moto un régal…

Visite de Vieste, glace sur le pouce.
Nous traversons ensuite la réserve naturelle de la Foresta Umbra (Unesco), qui porte bien son nom, très très sombre, et qui doit être très prisée en plein été, car probablement plus fraîche qu’en bord de mer. Dans cette forêt, l’orchidée est présente avec plus de 70 espèces ce qui la rend unique en son genre et lui a permis d’être classée au patrimoine.
Visite de Monte San Angelo (bof bof ville de grenouilles) pause café.
Retour au bercail …
Dimanche 29 avril
Farniente avec beau temps.

Journée consacrée à organiser la suite du voyage.
Bateau réservé pour jeudi 3. Nous traverserons l’adriatique de Brindisi pour rejoindre le sol grec à Igoumenitsa. Avons décidé de rejoindre l’île de Kefalonia ou Cephalonie (Κεφαλονιά) dans la mer ionienne.
Lundi 30 avril. Mattinata-Locotrondo (les pouilles dans la vallée d’Itria)
249km.
Toujours le beau temps, le thermomètre affichera même 33,5° 😅😅
Petit dej. comme à la maison. Ensuite chargement du panzer pendant que la signora passe le balai 😉
R.A.S jusqu’à ce que le GPS m’envoie dans une direction déconnante.
Première pause expresso à Trani, au milieu d’un nid de GS,

puis casse-croûte à Polignano, en bord de mer, avec des jeunes qui sautaient ou plongeaient des rochers de 5 à 10 m de haut !
Dernière visite, Monopoli (très beau), sans passer par la case départ, pour essayer de toucher 20 000, mais ça n’a pas marché !

Arrivés vers 15h30 dans notre trulli, chez Juliana.


Petit resto sympa, à Locorotondo, bonne cuisine, un peu en dehors du centre historique.
Mardi 1er mai. Autour de Locorontodo
Le matin visite, à pied (10km) de Locorotondo. Coiffant une colline, la charmante bourgade est toute blanche avec un labyrinthe de ruelles.


Casse-croûte à l’ombre d’un bel arbre, genre de thuya géant.

Après une petite sieste, traditionnelle en Italie du Sud, il faut respecter les traditions 😉 nous partons visiter une petite ville voisine, Cisterino. Beaucoup de monde aux restos, dans les rues piétonnes de cette bourgade aux maisons blanches comme Locorotondo. Pause expresso puis on file sur le village de bord de mer qui devrait avoir un joli port de pêche… Savelletri. Nous longeons le littoral depuis Torre Canne, des files de voitures ininterrompues, des plages bien chargées, rien de bon pour envisager une visite tranquillou ! En effet la rue du port est fermée à la circulation, des stands vendent des babioles de toutes sortes, bref rien de romantique ou typique comme pouvait le laisser entendre le GR. Sur la route du retour, quelques bouchons et Garmin qui nous renvoie dans des chemins improbables, de la terre, des cailloux, une pistouille, qui se termine dans la cour d’une ferme avec un gros patou, heureusement enchaîné, car déchaîné pour le coup, demi-tour !
De retour chez Juliana, son chien, enfin un de ses chiens, ne trouve rien de mieux que de nous piquer une chaussure et 2 chaussettes 😱🐕
Mercredi 2 mai. « Les trulli »
Après 2 semaines et demi passées en Italie, notre dernier jour est consacré aux visites.
Tout d’abord Martina Franca, cité entourée de remparts . Ville d’un style baroque d’une grande élégance. Nous décidons de manger une salade dans un slow food (excellent vin blanc local) sur la belle piazza Roma ou s’élève un ancien palais.

Puis l’incontournable Alberobello célèbre pour son village de « trulli ». Ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Très touristique cela ressemble un peu à une kermesse… A cette saison encore acceptable en terme de chaleur aussi.
Une chanson, bien italienne, entendue à la terrasse d’un café lors de notre traditionnelle pause expresso.
Jeudi 3 mai. Ferry Brindisi – Igoumenitsa.
Pour les kilomètres, voir avec le capitaine.
Fini la Dolce Vita ! En route pour la Grèce…
Cette nuit, les premières averses depuis notre départ de Bavans le 14 avril. Effectivement, le dernier petit dej. en terre italienne, sera servi dans notre minuscule chambre.
Enregistrement hyper rapide. L’Italien de Grimaldi lines nous fait passer en 1er devant tous les camionneurs. Aucune autre moto en vue, on nous trouve une petite place, après avoir déplacé un chariot élévateur, puis une personne « crew » nous accompagne jusqu’à l’ascenseur. Nous nous installons dans un salon avec des fauteuils assez confortables, dossier inclinable, chargeurs USB, vue imprenable sur le pont 4 ou 5 rempli de semi-remorques (Albanais, Bulgares, Roumains et Grecs).
Traversée assez longue, malgré une mer très calme 13h-21h30 soit 8h30 de bateau. Attention, heure d’arrivée en Grèce 22h30.
A la caf. nous retrouvons finalement 1 autre couple de motards, des polonais, monsieur est chef d’entreprise, en K1600 BMW qui remontaient de Sicile et qui prévoient 7ooo km en 11 jours, les fous !

Arrivons à 23h devant notre réservation mais personne. Nous téléphonons ! Le proprio arrive dans les 5 minutes et nous conduit sur le coteaux jusqu’à notre piaule. Belle surprise, la chambre est garnie, garnie de moustiques, ce qui nous procurera une fin de soirée très animée ! La fatigue l’emportera…
Auteur/autrice
alain.petit25@gmail.com