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Du vendredi 12 octobre au mercredi 7 novembre 2018 : 5295 km 16 étapes


En route pour l’Andalousie

Vendredi 12 octobre 2018 Bavans – Le Caylar 687 km

Départ un peu avant 8h30, temps frais mais ensoleillé le matin, 10° puis chaleur l’après midi, 28°, et enfin une petite averse sur les 30 derniers kilomètres.
Première pause café vers Châlons sur Saône, après la première partie sur l’A36 et l’A6. Pause casse-croûte à Lapalisse, puis nous prenons l’A71, pour contourner Riom, et l’A75 gratuite à l’exception du viaduc de Millau. Halte rapide pour voir le viaduc de Garabit.
Ces départements, la Saône et Loire, l’Allier, le Puy de Dôme, le Cantal, la Lozère, l’Aveyron, l’Hérault, nous ont proposé des paysages très variés, avec des couleurs automnales magnifiques, sans oublier les massifs de l’Aubrac et du Larzac, soit pas loin de 700 km, sans trouver le temps long et sans un coup de pompe du SDS 😉.


Étape à Barcelone

Samedi-dimanche-lundi 13-14-15 octobre 2018 Le Caylar – Barcelone 366 km

Petit déjeuner dans la boulangerie du coin, au milieu des chasseurs, avec les chiens qui hurlaient tous ensemble, on s’attendait à voir surgir les loups à tout instant 🐺, on est pas loin de Gévaudan 😏.
Départ vers 8h35, 14.5°, mais grisaille, tout le long du parcours. Arrêt carburant à Pézenas, puis on quitte l’A75 pour retrouver l’A9, bien chargée. Arrêt à Figueras, re-carburant, un peu moins coûteux qu’en France, puis magasin d’accessoires moto, pas de chance, les dorsales Outlet Moto, ne s’adaptent pas facilement dans nos vestes Spidi. Pause café avant de rejoindre l’Autopista. 3/4h avant d’arriver, une petite averse pour commencer, puis une grosse en arrivant dans Barcelone, avec la circulation et les orientations GPS, ce fut un peu rock’n’roll ✌️
Maxou nous prépare une bonne tortilla.
Vers 17h je conduis la moto au parking, retour en bus (v15) jusqu’à Universitat.


Barcelone Saragosse

Mardi 16 octobre  2018 306 km

Vers 7h30 je saute dans le métro pour chercher la moto. Chargement des bagages puis Diagonale et A2 autovía gratuite, pour quitter Barcelone et filer sur Cervera. Bouchon suite à un accident. Arrivée au fan club Marc Marquez vers 10h30, pose photo, pause café puis reprise de l’A2 et de la N11, remplie de camions.
En arrivant proche du centre de Zaragosa, la basilique de Nuestra Señora del Pilar nous saute aux yeux, gigantesque édifice religieux. Après quelques tournicotis tournicotas et pour finir des zones piétonnes, nous atteignons l’hôtel Rio Arga, bien placé à proximité du centre, pour ne pas dire dans le centre, avec parking souterrain. Bonne douche et bon resto, El Fuelle, sans touriste, mais bien fréquenté tout de même.
Nous tournons dans les quartiers qui longent l’Ebre, nous visitons l’intérieur de la basilique, du jamais vu, 2 immenses galeries couvertes par des dômes monumentaux et au milieu des « églises » !
Nous allons même jusqu’au château, pas terrible. Voilà encore 8 à 9 km de marche.
Bizarre, entre 15h et 18h, personne dans les rues, puis, soudain, la foule, les rues principales et la place sont noires de monde, c’est extraordinaire ! Devant la basilique, les restes de la fête du 12 octobre, en particulier une pyramide de fleurs gigantesque !


Saragosse Cuenca

Mercredi 17 octobre 2018 329 km Total : 1667 km

Départ vers 10h, beau temps, un peu frais, 12°. Autovía pour commencer, une bonne centaine de kilomètres, puis une toute petite route sur quelques dizaines de kilomètres, nous y croisons 1 tracteur en tout et pour tout ! Pause café au milieu de nulle part 😁, à Alustante. Ensuite, un petit paradis pour motards, des routes magnifiques, avec des cols à 1700 m pour le plus élevé, températures de 15 à 20°.
À midi, enfin 13h, arrêt et visite de Albarracín, très beau village médiéval rose, perché, avec une belle grande muraille, dont on se demande à quoi elle pouvait servir, vu les alentours, sauvages et austères !
Casse-croûte au resto El Buen Yantar, encore une bonne adresse à conseiller.
Arrivée à Cuenca peu avant 18h, après avoir été repérer les lieux depuis la route en bas dans la vallée. Arrivée à l’hôtel Torremangana, parking pour la moto, pas trop loin de la vieille ville (1km).En soirée, recherche d’un restaurant sympa, le premier, personne, trop tôt ? Le deuxième tout au dessus de la vieille ville, mauvaise pioche, à éviter, le Mangana.


Cuenca Toledo

Jeudi 18 octobre 2018 183 km

Départ tranquilou vers 10h, pas trop de soleil, 14°, un peu de A40, un peu de N400, arrêt café à Tarancón, au coin des pepe, on ne pouvait pas trouver mieux 😉
Arrivée à Tolède vers 13h, hostal Sol, bien placé, avec parking. Un brun de toilette plus tard, nous filons prendre un peu de force au resto Alfileritos 24, menu du jour moins cher que la salade de « mer. » de hier au soir, et autrement plus savoureux, à conseiller. Nous commençons la visite, sous un ciel bien gris, par le mirador, puis l’Alcazar, la cathédrale, tout en déambulant dans d’étroites ruelles, parfois pentues, dont certaines sont empruntées par les voitures. Nous finissons par la pause café, pendant une petite averse, puis la puerta de Alarcones.


Toledo Candeleda

Vendredi 19 octobre 2018 158 km

Ce matin les prévisions météo ne sont pas bonnes sur les montagnes que nous avions envisagé de traverser ! Nous décidons d’appliquer un plan B, nous restons en plaine, avec visite de Oropesa, où nous ferons la pause casse-croûte, après la visite rapide du château. Nous arrivons vers 13h30 au restaurant « Los Arcos » le patron regarde sa montre, c’est un peu tôt, mais ils vont faire un effort pour nous servir 😋, en attendant le boss nous fait visiter la pièce où ils font le service le samedi et dimanche, cette immense pièce n’est autre que le cloître de l’ancien couvent.
Nous arrivons à l’étape, hostal Pastora à Candeleda, vers 15h30, quelques hésitations, allons nous faire quelques virolos dans la montagne ? Finalement nous y renonçons, heureusement, car vers 17h nous sommes sous la pluie


Candeleda Zafra

Samedi 20 octobre 305 km Total 2300 km

Départ vers 9h30, le soleil pointe son nez, il nous accompagne jusqu’à 30 km avant la fin de l’étape. Températures agréables, 16 à 21°.
Nous longeons, pour commencer, de grands espaces clos, parsemés de chênes liège où sont élevés des porcs noirs en « liberté », nous apercevons également de beaux cerfs, chevreuils et biches. Ensuite nous traversons de belles montagnes, nous quittons la région de  la Castille la Manche pour entrer dans la région d’Estremadure (CM-4100 EX-102). Pause café « solo et americano » à Guadalupe. La vierge de Guadalupe était vénérée par Christophe Colomb qui vint la remercier pour son aide lors de la découverte du « nouveau monde ». Très belle basilique et le monastère (à l’Unesco) juste à côté.
Arrivée à Zafra (surnommée la petite Séville) hôtel Plaza Grande, vers 13h50, parking pour la moto à 250m.
Déjeuner à la brasserie de l’hôtel. Visite de la vieille ville, on se croirait déjà en Andalousie 😎


Voilà une semaine que nous sommes en Espagne, côté météo, les nuages nous poursuivent, il nous faut ruser pour éviter la pluie, mais nous avons tout de même de belles éclaircies, comme à Barcelone, Albarracín, Zaragoza… Les températures restent bien agréables, la nuit, 14 – 15° et une bonne vingtaine de degrés le jour. Les routes, c’est incroyable, des autovías gratuites, aussi belles que nos autoroutes françaises payantes, bordées de nationales, très peu fréquentées, ou des plus petites routes en très bon état, avec des virages à gogo et une signalétique de ouf ! La maréchaussée locale est discrète, on a pas la même impression que chez nous et c’est tant mieux, pour le plaisir de rouler, sans arsouille mais sans stress.


Zafra Fuenteheridos

Dimanche 21 octobre 2018 140 km

Ce matin c’est jour de fête pour les grenouilles et les escargots, il pleut, on a beau chercher un plan B, difficile d’éviter les gouttes. Pour commencer nous suivons un camion de cochons, genre de cargaison que l’on suit facilement à l’odeur ! Tout cela pour nous rappeler que nous sommes dans la région du Jamon, dont le plus célèbre, le bellota. Malgré une route bien trempée, et l’averse, je double les futurs jambons pour respirer à nouveau un peu d’air frais.
Nous arrivons enfin en Andalousie, par le parc naturel de la sierra d’Aracena. Belles routes à moto, bordées de beaux villages bien blancs. Pause café à Cortesana (45 km du Portugal). En quittant le village par une toute petite route, la HU8105, un espèce de « castor », traverse juste devant nous, oups, freinage d’urgence !
Nous arrivons ensuite à Aracena, beaucoup de monde, grosse foire (au jambon, certainement). Nous poussons jusqu’à Fuenteheridos pour les tapas, vino blanco, cerveza avec le soleil revenu. Arrivée à la villa Onuba vers 16h. Préparation de la suite de notre voyage dans le jardin botanique.


Fuenteheridos Aracena

Lundi 22 octobre 2018 20 km

Beau soleil au lever du jour, lessive puis réservation pour Séville, pour demain, il était temps.
Visite des grottes de Aracena, Grutas de las Maravillas (la grotte des merveilles), qui descend sous terre à plus de 100m, magnifico, même pour un clostrophobe (entrée 10€, +65 ans 8€). Durée 1 heure, 1,2km.
Tapas au Montecruz, en particulier des « flamenquin de carillada » ‘rouleaux frits du joues de porc ibérique. Ensuite grimpette jusqu’au château. Retour en accéléré pour rentrer notre lessive avant l’averse, 2 minutes de plus est le linge était trempé ! Petite remarque en passant, le seul endroit de la péninsule ibérique où il pleut, c’est ici …
En fin d’après midi nous allons par un petit camino bordé de châtaigniers jusqu’au village. Quelques course et retour par la grande route.


Fuenteheridos Bormujos (Sevilla)

Mardi 23 octobre 2018 145 km

Départ vers 10h30, il fait déjà 15°, il fera 24 à 25° au milieu de l’après-midi. Pas de grand ciel bleu mais aucune menace de pluie sur le parcours.
Après quelques kilomètres nous décidons de changer de trajet pour découvrir un peu plus profondément l’Andalousie.
Nous traversons des petites villes blanches, nous nous enfonçons dans de toutes petites ruelles grossièrement pavées, en évitant les nombreux sens interdits, pour découvrir de belles petites places et des églises parfois remarquablement décorées avec des azulejos.
Nous passons aussi à côté de la mine de Riotinto, on s’arrête sur le mirador pour voir une partie de l’exploitation à ciel ouvert, avec les navettes incessantes des « Caterpillar »chargés de roche d’où seront extraits les minéraux. La Nasa y travaille pour son programme « Mars »
En arrivant dans la plaine nous apercevons de nombreux nids de cigognes, occupés pour la plupart, nous devons être en haute saison 😉.
Pause casse-croûte  un peu trop « classe » pour notre « standing routard » 😋.
Arrivée vers 15h30 au Apartamentos Turisticos Covadonga 45€ la nuit, à Bormujos banlieue de Séville, garage pour la moto 5€/nuit, deux bémols, l’équipement du coin cuisine, aucun ustensile ou cafetière par exemple et le bruit des bus de touristes !


Séville

Mercredi 24 octobre 2018 pas de moto. Soleil du matin jusqu’au soir, 15 à 26°

Départ en bus, le M163, à 10h, arrivée au terminal à Séville vers 10h30, 1,60€ le billet. Nous commençons par suivre les berges du Gaudalquivir, jusqu’à l’arène principale de Séville, puis l’hôpital de la Caridad, la torre del Oro, et des parcs, des musées, des écoles, des hôtels 5*, pour atteindre la plaza de España, créée pour l’exposition Espagne-Amériques de 1929, grandiose. Petit tour dans le quartier de Santa Cruz et pause tapas au « bodega bar tapas La Tradicional ». Nous nous dirigeons ensuite vers l’entrée du Real Alcázar, grande file d’attente, heureusement nous avions réservé nos billets hier soir via internet. Avec l’audio guide et le plan nous découvrons les palais, les patios ainsi que les jardins. C’est ici que séjourne, le roi d’Espagne et sa famille, lorsqu’ils sont à Séville. Nous y voyons le style mudéjar, mélange d’art chrétien et musulman.
Bains (Banos de Maria de Padilla) sous terrain, suite à 1 violent tremblement de terre dont l’épicentre était à Lisbonne et qui a fait des dégâts jusqu’à Séville !


Séville jour 2


Jeudi 25 octobre 2018 sans moto.

Beau soleil comme hier, en tout cas jusqu’à 16h, après un peu voilé, mais 26°.
Nous choisissons Ronda comme prochaine étape, les prévisions météo pour les jours prochains nous obligent de précipiter la visite des zones de montagne, au détriment de la région côtière, la costa de la Luz, Zahara de Los Atune, en particulier.
Bus de 11h30, puis visite autour de la cathédrale bâtie sur l’emplacement d’une mosquée, impressionnant édifice, une des plus grandes cathédrales catholique du monde, malheureusement trop enclavée et recouverte en partie, par des échafaudages. Ensuite nous remontons « au feeling » vers le nord, tout en restant dans la vieille ville.
Tapas à 13h30, serveur grippé et bizarre 😒 puis nous continuons jusqu’au champignon (setas)-métropole parasol. Haut de 28 m et tout en bois, il recouvre la plaza et protège les sevillans du soleil sur 11 000 m2, et enfin la promenade d’hercule, place très agréable. Repos au bord du Guadalquivir, avant de reprendre le bus.


Séville Ronda

Vendredi 26 octobre 2018 198 km

Nous quittons « l’aparthotel aux bus » vers 10h sous une petite pluie, 16°. Je vois de suite que le GPS a envie de blaguer, indications farfelues ou pas d’indication, je peste, mais rien n’y fait. Nous arrivons tout de même à quitter Séville en prenant la bonne direction. La pluie se calmant un peu, nous décidons de ne pas prendre la route la plus directe, mais nous privilégions les routes « vertes » du bibendum, sur lesquelles se trouvent également nos repérages. Le premier Arcos de la Frontera, perché au bord d’une grande falaise, nous ne pourrons pas en profiter car la pluie continue, pause café pour sécher un peu et attendre les premières éclaircies de la journée.
Direction El Bosque (joli petit village) par l’A372, bien trempée, encore un ciel bien gris, mais de beaux paysages et surtout, la pluie a cessé et le soleil réapparaît. Pause casse-croûte, avant de filer, toujours sur l’A372, via le Puerto del Boyar, 1103m, 16 degrés, sur une belle petite route jusqu’à Grazalema, village blanc remarquable, que l’on découvre par ses toits uniforméments constitués. Il fait 20°, nous arrivons vers 16h à Ronda, énormément de monde, en particulier sur le fameux pont, puis installation dans un bungalow/appartement au camping El Sur. Nous filons faire quelques courses.


Autour de Ronda, à la recherche de l’intrus…

Samedi 27 octobre 2018 110km

Pendant que les averses du matin se terminent, nous préparons un circuit avec un max de petites routes qui devraient nous faire découvrir un max de villages blancs. Nous quittons notre camp de base vers 11h, plein d’essence, et hop direction le sud et la montagne. Le ciel se découvre rapidement, nous retrouvons le soleil et les routes qui s’achessent avec grand plaisir ! Nous voilà au milieu de ces belles montagnes, par moment boisées, par moment arides, avec ces fameux villages blancs, sauf pour l’intrus, Júzcar, probablement habité par des Stroumpfs !
Nous saluons un couple de motards « espagnols », en GS Rally.
Nous visitons Algatocin, petites ruelles, place du village occupée par un stand de ravitaillement d’un trail, casse-croûte au bar du coin, paëlla, « pollo »…
Retour, sous un ciel parfois menaçant, mais qui nous épargnera. Sur cette boucle, nous apercevons de nombreuses zones boueuses, qui parfois traversent la chaussée, les restes, probablement de récentes pluies diluviennes.


Ronda

Dimanche 28 octobre 2018 sans moto

Coup de froid sur l’Andalousie, comme sur le reste de l’Espagne et en France aussi, 4 à 5° au réveil, max 8° !
Visite à pied de la belle Ronda (1 des plus anciennes villes d’Espagne) avec du soleil . La ville , gigantesque structure de roche, est coupée en 2 par un vertigineux ravin. Le pont (puente nuevo) à trois arches datant du 18e qui enjambe la faille est vertigineux.
On le découvre en descendant un petit chemin bien pentu dans le ravin jusqu’au mirador (merci le routard), pont chargé d’histoire, à commencer par la chute mortelle de son architecte en voulant rattraper son chapeau ! Puis plus récemment les opposants au franquisme, jettés dans le vide… Sa partie centrale fut aussi utilisée comme prison.
Nous flânons ensuite dans les ruelles, pour y découvrir de belles maisons de maîtres, des petites places, des églises, un parc avec une belle vue sur les montagnes avoisinantes, sans oublier l’arène très célèbre, la première d’Espagne (5000 bêtes y seraient tombées 😏), qui aurait peut être méritée une visite.
Pause casse-croûte dans une pizzeria, pour changer un peu. Retour au camping avant l’arrivée de gros nuages.


Ronda Salobreña

Lundi 29 octobre 2018 257 km Total 3174 km. Grand bleu et grand frais, 5° au petit matin, limite gelée blanche, 18° en arrivant au bord de la mer.

Nous commençons par Setenil de la Bodega, et ses maisons troglodytes, puis nous « osons » la toute petite route MA-5403 (non goudronnée pour le GPS farceur) en partie fermée, mais nous n’avons pas compris le panneau. Beau canyon, mais la route était effectivement en piteux état, de la boue, des cailloux et sur 100m, à moitié emportée dans le ravin, et donc praticable uniquement avec un deux roues ! Nous passons ensuite au bas du Caminito del Rey de Ardales en Malaga, pas pour moi ce genre de distraction. Nous continuons sur une toute petite route bien pentue, MA- 4401, pause café à Valle de Abdalajis avant de filer sur Antequera. Beau point de vue sur la ville en arrivant, nous montons ensuite jusqu’au château. Pas beaucoup de temps pour envisager une visite, nous quittons cette grande ville, après l’avoir traversée, et nous filons vers le sud, histoire de gagner une bonne dizaine de degrés. Pause casse-croûte à Villanueva de la Concepción, petit bar, sur une petite place, à côté, 3 ou 4 couples de français avec une bonne douzaine de gamins. Le reste de la route, essentiellement sur autovia, en longeant le bord de mer, depuis Malaga et ses environs, hyper bétonnée, beurk,  jusqu’à Salobreña. Hôtel San Juan, le patron, Jean Pierre, bordelais et sympa, nous propose une place dans son garage pour la moto.


Salobreña

Mardi 30 octobre 2018 sans moto 16° nuages et pluie.

Jour de pluie, on emprunte un pépin à Jean Pierre, petit dej dans une panaderia du coin, puis nous gravissons les ruelles étroites, pentues et emberlificotées (expression du GR) ainsi que les venelles piétonnes du vieux village arabe, jusqu’au château, lui aussi d’origine arabe et le bord de mer.
Grosse averse en quittant le resto Pesetas, vers 16h, comme de vrais espagnols. Avons profité pour goûter la soupe à l’ail (une tuerie).
Nous essayons de trouver une suite à notre périple andalou en tenant compte des contraintes météorologiques qui vont nous obliger à zapper une nouvelle étape de montagne, les Alpujarra.


Salobreña San José

Mercredi 31 octobre 2018 166 km

Beau temps revenu, ce matin. Hier, un jour de pluie non stop, qui a réjoui les andalous, mais nous on préfère tout de même le soleil 😉
Petit déjeuner comme hier, nous quittons l’hôtel vers 10h, petite étape, nous choisissons la route du bord de mer, la N340, plus agréable que l’A7. En arrivant sur Almeria d’immenses plantations sous serres de plastique, on a déjà vu plus bucolique. Petite incursion dans Almeria, cafés en terrasse au soleil, passage devant la cathédrale puis direction San José, dans le parc naturel du Cabo de Gata. Resto San Miguel puis installation au Cabo hostal, on se croirait en vacances…


San José

3 jours de repos dans le parc naturel du Cabo de Gata. Balade sur la colline derrière le village en direction de El Refugio, mais le sentier n’est pas très « secur » alors demi tour et balade sur la plage et dans San José jusqu’au mirador Josefina Huertas, côté Ouest cette fois. Au retour nous faisons quelques courses au super mercado Garcia, le « sergent » nous propose une bonne baguette, tiède comme si elle venait de sortir du four, mystère. Cette partie de l’Andalousie est très sauvage et par endroit nous fait penser aux îles Canaries. Des cactus et des palmiers ornent les bords de route. Le lendemain beau soleil dès le lever du jour, grand ciel bleu il fera rapidement 20°. Nous partons découvrir les plages en direction du phare, belle petite piste, seuls quelques grosses flaques sont à négocier avec prudence, ça glisse dans la boue ! Malheureusement la piste est fermée à 1 ou 2 kilomètres du phare, demi-tour.


San José – El Rafol d’Almunia

Dimanche 4 novembre 2018 403 km. Météo excellente 20 à 23° ciel bleu.

Avant de quitter le parc naturel,  nous passons par le village de Rodalquilar, nous apercevons les ruines des anciennes mines d’or, arrêt au mirador de La Amatista, belle côte sauvage et bien découpée.Ensuite nous amorcons la remontée vers la France. Autovia, pause casse-croûte vers l’aéroport d’Alicante, puis re Autovia jusqu’à la cv 700 entre Muro de Alcoy et Pego. Belle petite route sympa, belle lumière avec le soleil couchant.
Nous arrivons à 17h30 à l’adresse communiquée par un motard du forum qui nous a trouvé un bon plan pour ce soir. En attendant qu’il arrive, nous descendons alors au village le plus près, El Rafol d’Almunia, aucun troquet, mais nous retrouvons par le plus grand des hasards Louis, son épouse et leur Goldwin au détour d’un croisement. Accueil hyper sympa, studio sympa, très bon repas préparé par Louis.


Rafol d’Almunia Granollers

Lundi 5 novembre 2018 493 km Total : 4300 km

Départ à l’aube (8h30) en catimini, pour ne pas réveiller nos charmants hôtes, et pour essayer d’éviter les averses annoncées dès le début de l’après-midi.
Nous traversons, comme hier des centaines de km d’orangers, les premières récoltes débutent. Finalement la pluie nous épargne les températures atteignent 20°, arrivée vers 13h45, bel hôtel Ciutat de Granollers, avec parking souterrain pour la moto, bon resto pour midi (15h en fait) avec des prix plus que corrects.


Granollers Issoire

Mardi 6 novembre 2018 565 km

Ciel dégagé ce matin, quelques nuages en arrivant sur les massifs des Cévennes, même quelques gouttes de pluie mais surtout de la fraîcheur voir du froid en altitude, 8 à 9°, nous voilà de retour dans le nord ! Passage par le viaduc de Millau. Casse-croûte à Le Caylar. Arrivée à Issoire vers 16h, la tour de l’horloge, Hôtel Ibis, bof bof.


Issoire Bavans

Mercredi 7 novembre 2018 438 km Total 5295 km

On quitte Issoire vers 8h30 après un dernier chargement de la mûle, ciel gris mais pas menaçant. A75 pour commencer, des travaux vers Clermont Ferrand puis direction Vichy, pause café  à  Le Donjon, on commençait à se refroidir. Finalement en avance sur notre plan de marche nous abandonnons l’étape casse-croûte à Montceau les Mines pour filer jusqu’à Dôle, par la route départementale D673, la pluie n’est pas loin de nous rattraper mais l’appel du ventre est plus fort. En sortant du Ristorante del Arte, une petite pluie nous accueille, elle nous accompagnera jusqu’à Besançon. Arrivée at home vers 15h15.


Voilà l’Andalousie c’est fait ! 5300 km. l’Espagne c’est chouet, des routes superbes des espagnols (et même des belges et des français) sympas. C’est la première fois que nous nous baladions en moto à cette période de l’année, nous avons du faire quelques ajustements en fonction de la météo, de nos envies ou de notre forme. Avec un peu plus de chance nous aurions pu faire un peu plus de montagne, un peu plus de mer, un peu plus de villes aussi, mais il aurait fallu aussi rester plus longtemps, au risque de trouver une météo plus défavorable sur le chemin du retour. Donc au final nous avons fait une belle balade à travers la péninsule ibérique et l’Andalousie en particulier, mais il nous reste beaucoup de choses à découvrir dans cette belle région.

Auteur/autrice

alain.petit25@gmail.com

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