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Lomazzo Bavans

Jeudi 24 octobre 2019 408 km Total 9675 km

Départ vers 9h30 sous la pluie, mais dès l’approche de la frontière Suisse les gouttes se font plus rares. On retrouvera des petites averses avant le tunnel du Gothard. On en sortira tout sec et moi tout énervé de voir que certains n’arrivent même pas à rouler à 80 km/h pfuttt. Pause juste à la sortie du tunnel, prochain arrêt à Burnhaupt, nous re-voilà en France. Quelques courses au Super U et clap de fin vers 16h. 
La moto a bien mérité un peu de repos avant un bon nettoyage. 

Poggibonsi Lomazzo

Mercredi 23 octobre 2019 378 km

Départ 9h10, presque un record, voie rapide puis autoroute Florence,  Bologne, Modene, Milan puis l’hôtel Just (in time 😉) Aucun bouchon, même pas l’ombre d’un ralentissement, par contre l’autoroute italien n’est pas donné, et même pas un tarif pour les motos. Le soleil au petit matin mais après brumeux, un avant goût de ce que nous pourrions trouver comme météo demain…

Orvieto Poggibonsi

Mardi  22 octobre 2019 175 km 8900 km au total

Nous quittons Orvieto presque avec regret, la ville est pittoresque, le b&b pratique, proprinet, bien placé, avec un bon parking. Étape courte mais nous en avons pris plein les mirettes 😲. Ces fameux paysages toscans et ces petites villes croquignolettes, comme Pienza où nous avons fait notre pause casse-croûte. Et toujours cette météo exceptionnelle, 29°, qui nous accompagne pratiquement depuis le départ le 3 septembre, nous avons pu l’apprécier durant les 8900 km parcourus à ce jour.
Arrivée vers 15h à l’hôtel Villa San Giorgo à Poggibonsi, dans la région du Chianti.  Seul petit hic, la piscine est fermée 😪

Campobasso Orvieto

Lundi 21 octobre 2019 349 km

Nous quittons Campobasso vers 9h20, la moto n’avait pas bougé 🤨, le quartier était un peu glauque.
Belle région pour commencer, un peu gâchée par le brouillard, la fraîcheur 11° et la circulation. Ensuite autoroute sur une bonne partie du trajet, nous contournons Rome par l’Est, une petite pensée pour une bavanaise fane d’ondes Martenot.
Pour terminer l’étape nous quittons l’autobeurk pour apprécier un peu mieux les paysages de l’Ombrie, avec en particulier ses nombreux villages haut perchés. Arrivée à Orvieto vers 16h, le GPS nous emmène tout droit dans une étroite cour gag, demi tour sens interdit passage hyper étroit avec des changements de direction à angle droit, décidément nos ancêtres aimaient bien les ruelles étroites. Visite au pas de course avant le coucher du soleil, dommage le duomo* était inaccessible avec en plus deux gros camions grue. Préparation de l’avant dernière étape.

Édifiée entre 1290 et 1600 en tuf volcanique par plus d’une centaine d’artistes, la cathédrale d’Orvieto présente une façade admirable, tant pour la hardiesse de ses lignes verticales, que pour la richesse de ses décorations, sculptures en haut, mosaïques et marbres dans la partie inférieure. L’intérieur vous permettra de découvrir, dans la chapelle de la Madone de Saint-Brice, un admirable cycle de fresques, commencées par Fra Angelico et poursuivies par Luca Signorelli.

Brindisi Campobasso

Dimanche 20 octobre 2019 351 km

En Turquie c’est l’appel à la prière du muezzin qui nous réveille en Italie c’est l’appel à la vigilance des alarmes de tous genres ! Petit déjeuner léger servit dans la chambre, départ vers 9h30, il fait déjà 22° nous aurons jusqu’à 28° et toujours un beau ciel bleu mais tout de même une luminosité d’automne.  Pause kf  à Molfetta, et pour finir l’étape très  monotone sur cette 4 voies rectiligne, nous prenons une petite route verte, qui nous  fait  découvrir de beaux paysages, quelques ressemblances avec le Morvan et la Bourgogne, sans les vaches mais avec des oliviers et surtout très sec ! Arrivée vers 15h, le quartier n’est pas terrible, comme la ville, mais le B&B Olimpo est sympa. Pour changer un peu, ce soir pizza 😋. Bernard nous envoie quelques nouvelles.

Metsovo Igoumenitsa Brindisi

Samedi 19 octobre  2019 150 km

Nous sommes encore en Grèce pour 120 km, mais l’automne est bien là, 8 à 9° C au plus frais, quelques nappes de brouillard,  mais de belles couleurs dans cette belle région montagneuse. Partis à 8h45 nous arrivons au port vers 10h, ça sent la fin de saison, une petite dizaine de voitures, un peu plus de camions, et une moto 😉. Toujours les mêmes bizarreries pour l’embarquement, la moto et le pilote, sans contrôle mais la passagère et ses bagages à main, pire que dans un aéroport !

Afissos Metsovo 

Vendredi 18 octobre 2019 250 km

Au revoir la Mer Égée, 9h pile poile nous quittons notre dernière étape balnéaire, direction la montagne. Au moment de monter sur l’autoroute, je suis les indications ambigus du GPS au lieu de suivre la logique c’est à dire Thessalonique,  merdum, nous sommes bons pour 18 km de détour. Sur nos 7500 km depuis notre départ,  c’est peanuts, mais c’est tout de même rageant, d’ailleurs ça a chauffé dur dans les casques !
Pause carburant mais pas KF, Betty remarque que notre itinéraire passe à quelques kilomètres des Météores, donc à la pause café à Trikala je rajoute le circuit que nous avions fait il y a quelques années (2016). Beaucoup plus de monde et météo plus favorable pour ce site qui fait partie des incontournables.
Arrivée vers 15h à l’hôtel Alain oups Apollon, moto directement au parking souterrain, nickel, encore une bonne adresse dégotée par mon SDS préféré 😘

Afyssos

Jeudi 17 octobre 2019

Ciel un peu voilé ce matin. Après un bon petit déjeuner sur notre superbe terrasse Betty prépare les 2 étapes après Brindisi. Nous allons ensuite jusqu’à la plage côté sud. Je me baigne, l’eau est vraiment très bonne. Au retour quelques achats pour nos nos prochains repas. Pâtes à la sauce tomate et fromage le tout arrosé d’un bon vin rouge grecque. L’après-midi plage, sur le chemin on goutte le raisin qui couvre le petit chemin, on ramasse une ou deux oranges, pas très  mûres mais déjà bien goûteuses, par contre le soleil se cache derrière les nuages, la mer est hyper calme. Nous discutons avec des français de Vendée en camping-car.

Afyssos et ses environs

Mercredi 16 octobre 2019 44 km

Je descends chercher le pain et le croissant chocolat, petit déjeuner sur la terrasse de l’appartement, vue imprenable sur la mer Égée. Petite anecdote canine : hier soir au resto, n’ayant pas du tout aimé les calamars, c’est un des nombreux chiens en liberté qui en a profité. En rentrant il nous a suivi, des fois que… Arrivés vers l’appartement on ruse, on ralenti, notre beau klebar continue son petit bonhomme de chemin, nickel on rentre dans notre logement sans qu’il s’en aperçoive. Sauf que le lendemain matin, devinez qui était couché sous notre moto ? Le chien aux calamars !
Nous montons en direction de Kalamaki, mais les premiers petits villages, comme Milies, où nous buvons un expresso sous de magnifiques arbres ou Vizitsa avec ses remarquables maisons aux toits recouverts de pierres de lauze, ne nous encouragent pas à faire plus de kilomètres, aussi  nous nous arrêtons vers 13h à Pinakates, à l’auberge Piales, nous étions les seuls clients, la cuisinière, serveuse et patronne qui plus est très souriante, nous a régalé. Nous serions bien restés toute l’après-midi sur sa terrasse qui domine toute la baie de Volos, bercés par de belles chansons grecques, par exemple Alexandria de Yannis  Kotsiras. Descente ensuite sur une plage où Betty a pu faire quelques brasses, pendant que j’attendais à l’ombre d’une paillote, assis sur une valise de la moto. Avant de rejoindre  Afissos, arrêt dans un Super Market pour nos prochains repas.

Ouranoupoli – Afyssos

Mardi 15 octobre 2019 375 km

Dernier petit déjeuner avec Bernard, ce matin nos chemins se séparent. Départ vers 9h, sous un beau soleil, on ne se lasse pas !
Belle petite route sympa pour commencer puis autobeurk jusqu’à Volos. Le dernier kilomètre, pentu avec une belle épingle pour arriver à l’Agnanti  Hotel Apartments. Chambre avec une belle vue sur la mer mais aussi avec une forte odeur, nous le signalons, la patronne nous donne une chambre à l’étage mieux agencée. Restaurant Zorba, nappes à carreaux, musique grecque, « bouf dégueu » en tout cas les courgettes frits et le calamar 😡, la dorade pour Betty était bonne.

Ouranoupoli

Lundi 14 octobre 2019 sans moto

Ce matin au petit déjeuner Bernard nous annonce son programme, Thessalonique, Météores et Venise. On lui parle de la région montagneuse de Monodandri et du ferry Igoumenitsa Venise. De notre côté nous avons décidé, afin de limiter le coût du ferry pour l’Italie, de choisir Igoumenitsa Brendisi, seul petit bémol, il faut attendre samedi 19 octobre. Nos chemins vont donc se séparer demain matin, après environ 7500 km et 42 jours en commun.
Pendant que Betty prépare nos prochaines étapes et réserve le ferry Igoumenitsa Brindisi pour samedi 12h, je nettoie un peu la moto avec le jet d’eau de l’hôtel.
Après midi plage.

Ouranoupoli

Dimanche 13 octobre sans moto

Beau temps, mais cette région interdite aux femmes ne me plait pas du tout 😉
Balade 3 km le long de la côte, au retour, 1 verre de vin blanc et 1 mythos (33cl) 10€ !
Plage, nous apercevons des dauphins, au moins 2, faire joujou dans le sillage d’un bateau »musical » !

Makri – Ouranoupoli

Samedi 12 octobre 2019 300 km

Petit déjeuner à la boulangerie du village, départ vers 10h15, autoroute du coton pour commencer, c’est la pleine récolte, des camions chargés jusqu’à la gueule et grossièrement bâchés sèment sur leur passage des milliers de fleurs, j’avais l’impression de rouler sur de la neige 😉. Nous voyons des flamants roses entre Komotini et Xanthi. Pour la pause déjeuner Betty demande dans un village, on nous indique un petit resto, bonne pioche. Arrivée sur la péninsule du Mont Athos vers 16h30. 
Surprise, nous pensions faire de belles balades en moto sur cette péninsule, sauf  qu’il n’est pas possible de pénétrer le domaine des moines, interdiction totale à toutes les femelles et pour les hommes il faut tout plein d’autorisation !

Istanbul – Makri

Vendredi 11 octobre 2019 293 km

Pour l’anniversaire de Betty j’ai décidé de l’emmener en Grèce, un de ses pays préférés, ni une ni deux, nous quittons Istanbul vers 9h30, première intersection on nous laisse gentiment passer alors que nous avions un Dur (Stop), deuxième intersection, des voitures dans tous les sens, je la tente à la Turc, un peu culotté, au final j’ai vu le museau de la voiture venant de ma gauche frôler notre sacoche gauche, mais Ils sont fous, quelques centimètres de plus et il nous couchait ! Passage de la frontière sans problème, juste un policier un peu énervé, et toujours beaucoup de camions. Arrivée vers 16h à la Villa Makric.
Souper en bord de mer, offert par Betty, coucher de soleil, musique grecque et nappes à carreaux, what else 😘

Istanbul

Jeudi 10 octobre 2019 sans moto

Métro M1a puis Marmaray pour traverser le Bosphore par en dessous. Nous re-voici en Asie. Balade le long du détroit, beaucoup de bateaux. Beau point de vue sur Istanbul Europe. Retour via le ferry, slalom entre les porte containers et autres ferrys. Bazar égyptien, réputé pour ses épices. Casse-croûte dans un self, merci le Routard.
Nous laissons Bernard visiter le Palais de Topkapı, nous rentrons en métro pour éviter le mal de « voiture » pour Betty. Pause KF avant de faire un peu les vitrines.

Istanbul

Mercredi 9 octobre 2019 sans moto

Départ de l’hôtel vers 10h, métro puis tram pour arriver vers 11h sur l’extremité Est d’Istanbul côté Europe. Nous pensions commencer par Sainte Sophie, mais la file d’attente, estimée à environ 1 heure nous fait changer de programme. Nous commençons donc par la Mosquée Bleue, juste avant la fermeture de midi.  Quelques échafaudages plus un gros chantier sous la coupole avec de nombreux piliers rajoutés pour soutenir une plateforme, gâchent quelque peu l’ambiance. Nous parcourons ensuite l’hypodrome, enfin ce qu’il en reste, 2 obélisques. Visite ensuite d’une petite mosquée avant la pause casse-croûte. Reprise des visites avec la citerne, aussi étonnant qu’immense. Puis direction Sainte Sophie, beaucoup moins d’attente, grandiose, magnifique, exceptionnel. Pour finir, après une petite pause KF et douceurs, le Grand Bazar, qui porte bien son nom, très grand et beaucoup de bazar. Retour par le tramway T1, bondé, puis le métro M1.

Akçakoca Istanbul 

Mardi 8 octobre  2019 269 km

Nous quittons les bords de la Mer Noire sous un  ciel gris, les routes sont trempées suite aux averses du début de matinée, température maximum 15° C. Nous aperçevons quelques plantations de noisetiers. Dernière pause avant d’attaquer la mégapole, dans une station, avec le coquillage comme symbole, c’est Shell que j’aime 😉 mais les informations recueillies, vignette ou péage, ne m’aident pas beaucoup, car un tantinet contradictoires. Tant pis, pas de vignette, on verra bien, en particulier pour le pont Sultan Mehmet. La circulation s’intensifie, tout comme la pluie, une voiture sur le toit, puis une autre qui a du faire la toupie, tout en frottant la barrière de sécurité, on nous avait dit que la conduite à Istanbul, c’est chaud, nous confirmons, c’est très très chaud, encore plus sous la pluie. Les buildings sont impressionnants, des tours exceptionnelles, certaines dont les derniers étages disparaissent dans les nuages, il faut dire qu’ils sont bas. Sur le Bosphore, en plus de la pluie nous avons droit à des bourrasques de vent, décidément le retour en Europe est bien perturbé ! Toujours beaucoup de voitures et camionnettes, mais, étonnement, très peu de 2 roues. Une grande spécialité : depuis la voie la plus à gauche, attendre la toute dernière seconde pour s’engager sur la sortie située à droite en coupant 2 à 3 files, sans clignotant, bien entendu. Le dernier kilomètre hors voie rapide nous fait encore plus apprécier la position de l’hôtel, proche de cette voie rapide justement. C’est le capharnaüm, la jungle, plus aucune règle, piétons, taxis, bus, voitures, camionnettes, quelques 2 roues, avec comme seul règle : être le plus CULOTTÉ. Pour finir, ayant positionné l’hôtel sur mon GPS sur la mauvaise rue, c’est Bernard qui nous guide jusqu’à la bonne adresse. Petit tour dans le quartier, achat de la carte non nominative, pour les transports en commun, 5 TL + 35 TL de réserve voyage, en sachant que 1 voyage = 2,8 TL.

Akçakoca

Lundi 7 octobre 2019 sans moto

Balade le long de la mer, port de pêche, visite de la Mosquée d’architecture moderne. Casse-croûte dans la chambre, fruits et brioche savoureuse. L’ après midi préparation des étapes après Istanbul. Le soir poisson.

Safranbolu Akçakoca 

Dimanche  6 octobre 2019 224 km

Belles averses pour charger la moto et quitter la Konak Akbulut par la petite ruelle pavée ou plutôt revêtue de gros cailloux avec une rigole pleine d’eau en son milieu,  bien content d’arriver sur le bitume sans embûche ! Le reste de l’étape fut très humide, pause vers midi dans un grand restaurant bord de route, spécialisé dans la cuisine de Konya. La grande salle était quasiment vide, les turcs venant au restaurant le dimanche vers 14h, nous avions donc pour nous et autour de nous pas moins de 4 ou 5 serveurs. Nous avons goûté la pizza au mètre, originale et en plus, bonne. Arrivée à l’Akçakoca Poyraz Otel vers 15h30, on nous offre le thé (cay) après avoir garé tant bien que mal les motos sur et à côté du trottoir.

Safranbolu 

Samedi 5 octobre 2019 sans moto 

Cette fois le soleil nous abandonne. Copieux petit déjeuner sous la pluie. Nous commençons à préparer la suite, pendant que Bernard part voir l’aqueduc et la terrasse de cristal. Un groupe de locaux vient prendre le petit déjeuner. Visio avec Montenois, petit pain brioché et thé puis retour tranquillou à la Konak où un couple d’italien vient d’arriver en GS Rally. On fait réserver le resto TAŞEV pour le soir, on pourra boire du vin.

Ilgaz Safranbolu 

Vendredi 4 octobre 2019 168 km

Nous quittons notre hôtel (18€/personne pdj compris) vers 10h15, 250m plus loin contrôle de police, Francia ok allez-y !
Nous prenons ensuite une petite route qui traverse le massif montagneux Ilgaz Daği. Cela nous change des 4 voies souvent monotones, Un tronçon de plusieurs kilomètres, en travaux, avec gros graviers voir même plus aucun revêtement nous a fait apprécier encore un peu plus nos valeureux trails routiers 😋. Arrivée à Safranbolu, Akbulut Konak, vers 13h, un peu labyrinthe avec ces ruelles étroites et mal pavées. Maison pur style ottoman, magnifique, faut même se déchausser pour entrer, pour préserver les tapis et anciens planchers. Visite de la vieille ville en déambulant dans les ruelles pavées, nous commençons par le musée, la prison puis la tour de l’horloge. Nous descendons ensuite dans un premier bazar, très pittoresque, on peut y voir des échoppes de couturier ou cordonnier au milieu des boutiques de souvenirs. Pause kf et loukoums dans le caravansérail transformé en hôtel et galerie marchande. Re-bazar puis nous grimpons jusqu’au point de vue. Préparation de la suite et souper au Nil  Yorem  Mutfak, conseillé par le patron de notre Konak. 

Uschişa – Ilgaz

Jeudi 3 octobre 2019 362 km

Surprise ce matin en retrouvant nos motos, 2 dames chiffonnette à la main, nettoyaient tant bien que mal les traces laissées par une averse nocturne. Autre surprise, pas de montgolfière dans le ciel, météo défavorable. Nous quittons la région de Cappadoce vers 9h30, direction plein nord. Les nuages du matin, une première depuis un certain temps, font place à un ciel d’azur. Étape de liaison sans grand intérêt, nous retrouvons les paysages arides traversés par ses grandes routes à 4 voies, la température grimpera jusqu’à 32°C. Arrêt carburant à Kirsehir, 6.89 LT/ L, avec T offert et une carte de la Turquie + une petite frayeur, le valeureux pompiste voulant me mettre du gasoil !!! Deuxième frayeur, pour Bernard cette fois, en quittant la station il se trouva nez à nez avec une voiture en contre sens, un des sports favoris dans la région. Pause café un peu plus tard, 0.40 € le café, bien moins cher qu’à Göreme 1.1€.  Notre petit contrôle de police quotidien, Francia -> goodbye. Arrivée à l’hôtel Aqbak vers 15h30, nous approchons de la Mer Noire et des plantations de noisetiers, on craque au Market à côté de l’hôtel.

Uschişa Göreme

Mercredi 2 octobre 2019 sans moto. 13 km à pied.

Encore une météo qui s’annonce quasi parfaite, pas un nuage, à peine trop chaud, 29° C au maxi. Nous décidons de rejoindre Göreme à pied, en empruntant la Vallée des Pigeons, un peu comme ce que nous étions, hier dans l’école de tapis ! Très beau parcours au milieu de la nature, des roches plus ou moins usées par le temps en fonction de leur dureté. Ensuite visite de Göreme, très touristique, avec de nombreux hôtels accrochés aux pitons rocheux, proposant des chambres dans des « cave » (grottes). Nous montons jusqu’au mirador, vue à 360° sur la ville et ses environs. Pause pâtisserie dans une bien belle enseigne, Oze Coffe. Bernard file jusqu’au musée en plein air, tandis que nous remontons à l’ hôtel, lessives et préparation des prochaines étapes.

Uchişar Cappadoce

Mardi 1 octobre 2019 77 km

Programme assez léger pour cette deuxième journée dans la région des Cappadoces. Direction Ürgüp pour commencer, un premier point de vue à accès payant (5TL / personne) au Panoramic View Point, puis vue sur les Twin Fairy Chimneys, juste avant d’arriver à  Ürgüp. Direction ensuite sur Mustafapaşa, pause café au milieu de jeunes étudiants qui eux étaient à la pause kebab et smartphone. Nous remontons sur Ürgüp où Betty avait repéré un beau parc ombragé tables et bancs, idéal pour notre pause casse-croûte. Ensuite nous filons vers Zelve. Sur un parking un Turc habitant en France, région de Lille, nous conseille d’aller visiter une école de tissage de tapis à Avanos. Notre programme étant assez léger nous décidons d’y aller. Une personne parlant bien le français nous expédie la visite en deux coups de cuillères à pot, nous voilà dans la salle des ventes, café Turc pour moi (40 ans d’amitié) et du thé pour Bernard ( pas Tapie) et Betty. De beaux spécimens mais à des prix un peu dissuasifs 1500 à  1900 €. Nous repartons pour la vallée de  Zelve, beaucoup de monde, quelques photos puis nous passons à nouveau par Ürgüp, lavage et gonflage des motos puis retour vers 17h avant le coucher du soleil.

Uchişar Cappadoce

Lundi 30 septembre 2019 116 km

6h du mat, le spectacle commence, idéalement placé sur le balcon de notre chambre, j’assiste aux premiers préparatifs, des lumières apparaissent puis disparaissent dans la pénombre, c’est féerique. Au final une bonne centaine de montgolfières ont décollées, certaines envahissent le ciel tandis que d’autres descendent dans les canyons.
10h on sort les panzers par la petite porte du parking , on demande où on peut acheter de l’eau, en réponse on nous offre 3 bouteilles, toujours cette gentillesse remarquable. Départ pour Çat, on fait un bout de route avec 5 à 6 motos  du groupe  T3 en partance pour l’Iran. Beau panorama pour commencer, puis visite du musée à ciel ouvert de Gülşehir accompagnés tout au long de la balade par deux chiens, puis visite  de l’église troglodyte St Jean. Pause café à  Avanos, discussion avec un Turc de 70 ans, vivant en France depuis 50 ans. Au moment de repartir notre sympathique Makbul passe à nouveau vers nos motos et nous invite à le suivre, il veut nous faire visiter son village Özonak. Nous décidons donc de le suivre,  à fond avec son Doblo nous allons visiter pour commencer un monastère troglodyte, puis la ville souterraine, enfin le quartier troglodyte avant de discuter autour de thé et de café Turc ! Échange des numéros de téléphone, photos souvenirs, il nous guidera sur la route du retour. Rentrée parfois délicate à cause du soleil couchant qui nous arrivait en pleine face ! Souper au Memories.

Konya-Uchişar

Dimanche 29 septembre 2019 233 km

Départ vers 9h30, juste après avoir vu passer un groupe de motards. Sortie sans difficulté de Konya, très peu de circulation à cette heure matinale qui plus est un dimanche,  même si ici le repos  c’est plutôt le vendredi. Nous sommes sur la route de la soie, modernisée, route à 4 voies, très droite et très plate. Nous arrivons au caravansérail de Sultanhani. Nous  discutons  avec un couple de Neuchâtel, sur une BMW nine T, en route pour l’Iran avec l’organisateur T3, pas moins de 34 motos. Embrouille avec un personnage étrange qui nous réclamait 5 TL, tout en laissant passer toutes les autres personnes, ça sent l’arnaque  🤔. Finalement j’arrive à  me faufiler dans un groupe et à faire la visite au pas de course et pas très serein. Arrêt dans une station service pour notre pause KF, une famille nous propose des gâteaux, surpris par ce geste si rare par chez nous, nous déclinons gentiment, mais après coup nous regrettons. Nos regards sont attirés par le mont Hasan 3268 m, qui domine Aksaray, mais aussi par les immenses champs de melons. A l’entrée de la ville une majestueuses statue de chien, Ies «Lions» d’Aksaray (Malaklı) : une race de chiens qui fait la fierté de la province. Arrivée vers 14h30, nous sommes dans les fameuses Cappadoces. Route d’accès à l’hôtel Aden, en pavés grossièrement posés. Accès au parking très étroit, avec une grosse marche. En fin d’après midi nous grimpons les 240 marches du château troglodyte, nous avons alors une magnifique vue 360 ° sur les environs. Le soir souper au Restaurant Central, encore une bonne adresse dégotée par Betty, dans le routard.

Ağlasun – Konya

Samedi 28 septembre 2019 304 km

Excellent établissement, pour moi le meilleur depuis le début de notre trip, pas le moins cher non plus. Départ vers 9h30, des paysages de montagne, avec une alternance de belles routes ou un peu moins belles, puis des plateaux biens irrigués, avec des pommiers chargés de fruits sur plus de 20 km, nous apercevons au loin le lac d’Egirdir. Nous retrouvons après Aksu une belle petite route offrant une vue magnifique sur le Dipoyraz qui culmine à 2980 m. Nous traversons ensuite de grands plateaux, entre 1100 et 1200 m, après avoir longé le lac Beyşehir, immense et, qui pourtant, pourrait être à sec dans moins de 20 ans ! Visite d’une très ancienne mosquée dont les piliers intérieurs sont en bois et qui possède en son milieu une fosse, où était déposé de la neige pour humidifier et préserver les fameux piliers en bois. Notre contrôle de police quotidien, « francia » ? Ok allez y ! Arrivée sur Konya impressionnante, tout comme la navigation pour atteindre le Paşapark Selçuklu Hotel , ayant loupé une intersection, nous nous retrouvons dans une impasse. Pas de resto à l’hôtel, nous partons à la recherche d’un kebab quelconque, Betty nous trouve finalement un restaurant, 80 TL (12€)pour 3, avec metze (entrées) plat, yogurt et viande et eau (pas d’alcool).

Kas- Ağlasun

Vendredi 27 septembre 2019 240 km

Départ vers 9h40, presque un record 😉. Carburant, il fait déjà chaud, j’attends Bernard, puis je démarre car çà chauffe sous le casque, sauf que je ne le vois pas arriver j’ai cru qu’il avait un problème. Nous attaquons ensuite une belle petite route de montagne, cols à 1500 m,  qualité du revêtement variable, de très bon à juste passable, principalement à cause des zones de goudron fondu, en toile de fond le Salur Daği, 2604 m, sommet totalement minéral, un peu comme notre Ventoux. Nous traversons ensuite de beaux plateaux, le premier, avec d’immenses pommeraies, le suivant avec des paysages plus désertiques. Pause KF dans une station service, pause capteur de pression d’huile de la moto de Bernard, changé déjà 2 fois !  Arrivée vers 14h  à Sagalassos Lodge et Spa Hotel à Ağlasun. Bain, hammam pour Betty, plus préparation des Capadoces et recherche d’un hébergement, de préférence non troglodyte, pour 4 nuits. Le soir, buffet, on se goinfre.

Kaş

Jeudi 26 septembre 2019 sans moto

Un peu de lessive pour commencer la journée après un bon petit déjeuner en terrasse. Ensuite direction l’Office du tourisme, personne, Mustapha doit être occupé 😄.  Nous décidons donc d’aller, à pied, jusqu’à la plage de Limanzugi par le fameux chemin lycien. 6 km dans la rocaille et les épineux, sous une bonne cania, arrivée à la plage, le bain dans une eau très douce, 26 à 28 °C fut très apprécié. Un esquimau glacé pour le chemin du retour, pour nous se sera par le même parcours, Bernard choisit l’autre côté, avec un passage un peu « périlleux » que Betty ne voulait pas emprunter. Achat d’une bouteille d’eau à la plage intermédiaire, pour finir un peu sur les rotules. Une gaufre et hop, nous attaquons notre deuxième lessive de la journée. Ensuite, recherche des parcours et étapes pour arriver aux Capadoces. Le soir souper poisson au restaurant Hélios, repéré par Betty, 3 poissons, 238 Tl. Au retour Bernard nous offre une gaufre.

Mesudiye – Kas

Mercredi 25 septembre 318 km  Total 4685 km

Nuit mouvementée, 4h du mat, une averse et quelques gouttières nous obligent à quitter notre grand lit, heureusement les 2 petits lits du salon sont préservés, sauf qu’en plus de la flotte une coupure de courant plonge le châlet dans l’obscurité totale. Petit déjeuner après le groupe de yoga, donc plus de KF et T ! Départ vers 9h45, la pluie s’est arrêtée, Betty monte la côte à pied, j’attaque bille en tête, je serre les fesses, ouf c’est passé, Betty monte, nous attendons Bernard au dessus de la bosse. Mal garé, croisement difficile, je décide de faire la descente périlleuse sans attendre Bernard. Arrivés en bas, nous arrêtons la moto à l’ombre et attendons, au bout de 10 bonnes minutes, toujours rien, je décide de remonter à pied. C’est là qu’apparaît Bernard, il a couché la moto dans le premier virage hyper pentu, suite à un arrêt et un posé de pied dans le devers. Un couple de jeunes l’aide à redresser la moto et également à re-démarrer. Le reste de l’étape se passe sans problème, juste quelques gouttes au début. Ensuite de la 4 voies, péage 2,5 LT pour un tunnel avant Gocek, où nous déjeunons. Petit détour pour voir Patara , en fait c’est un site antique et une plage le tout payant donc incompatible avec notre emploi du temps. Belle petite route bord de côte pour finir, arrivée vers 17h30. Souper au Sako 240 TL

Mesudiye

Mardi 24 septembre 2019

Journée de repos à Kizilbuk Ashap Evleri.  Ashap Evleri = maison de bois. Des chalets très sombres, sous les arbres avec des poules, des chiens, les 2 jeunes ne comprennent pas un mot d’anglais, surtout le mien, semble-t-il…
Baignade le matin pour Betty et également l’après midi, mais cette fois les pilotes font également trempette, enfin moi je fais quelques brasses quant à Bernard il traverse la baie ! Pour les repas de midi et du soir nous allons sur l’autre baie. Le soir poisson 136 LT les 2, pour moi pâtes au fromage 25 LT. Vers 4h du matin une belle averse, une gouttière juste au dessus de mon oreiller, coupure d’électricité, nous terminons la nuit sur les petits lits du salon.

Pamukkale – Mesudiye

Lundi 23 septembre 2019 289 km

Après une nuit perturbée par les aboiements d’un chien, nous sommes réveillés par les nombreuses montgolfières qui survolent le site dès 6h30 du matin. Petit déjeuner copieux, j’échange 150€ pour 900 LT, (46 LT = 7,3 € de commission). Betty réussi enfin, après de nombreuses tentatives à réserver nos bungalows sur la péninsule de Datça, il faut dire que depuis notre départ et plus particulièrement depuis notre arrivée en Turquie, le réseau 4G ou les WiFi proposés dans les hébergements sont de piètre qualité. Nous prenons la route vers 9h45, et hop notre petit contrôle de police, permis de conduire, communication par talkie walkie , RAS, vous pouvez y aller ! Heureusement, quelques kilomètres avant je passais devant une voiture de police équipée d’un radar à un bon 65-70 km/h dans une zone limitée à 50, ceci dit, je roulais encore moins vite que les locaux !
Ensuite pause T ou arrêt T (arrêté 😉) c’est l’équivalent de la pause KF en Europe 🙊, guinguette en bord de route, les poules slaloment entre les tables, nous sommes que les 3, jusqu’à l’arrivée d’une voiture de location, 2 dames vraiment asiatiques, qui avait probablement acheté un melon en bord de route et qui gentillement demande au jeune qui assurait le service et la traduction, de partager ce melon avec toutes les personnes présentes. Remerciements, quelques photos souvenirs avec ces deux chinoises de Shenzhen. Re pause T et casse-croûte dans un self en banlieue de Mugla, juste à côté de 3 motards Bulgares. Betty nous dégote une petite route sympa pour éviter Marmaris. Arrivée à l’hébergement en mode enduro, un peu de sable, 2 belles côtes. 

Selçuk – Pamukkale

Dimanche 22 septembre 2019 

Tessekur ederim merci beaucoup

Étape bien fade, 4 voies, nombreux feux tricolores, heureusement que la maréchaussée locale se charge de l’animation. Flûte qu’est-ce que j’ai pu faire comme infraction ?  J’applique la méthode conseillée , je ne parle ni comprend le Turc et l’Anglais, finalement ce ne fut qu’un simple contrôle d’identité, ouf ! Arrivée à l’hôtel Bellamaritino vers 13h, pas d’ascenseur. Petit casse-croûte puis nous partons à la découverte du fameux site de Pamukkale, (=montagne de coton). Magnifique, extraordinaire, unique au monde, ce n’est pas nous qui le disons mais la jeune fille rencontrée sur l’aire de re-chaussage, venant de San José Costa Rica. C’est véritablement un incontournable en Turquie. Des coulées d’eau calcaire et salée qui finissent par recouvrir une grande surface tout en formant des baignoires, comme par magie. Pas étonnant que les romains se soient installés là, le beau théâtre et quelques latrines, sans oublier le cimetière en attestent. Les lumières du soleil couchant ajoutent encore un peu plus de magie. Pour le souper nous choisissons tout simplement la White House, mais sans Donald ( le président pas le canard)

Bergama Selçuk

Samedi 21 septembre 2019 191 km

Étape pas géniale, à peine 200 km, mais pratiquement de la 4 voies tout du long, un vent fort et une inquiétude, au niveau d’Izmir le GPS nous envoie sur l’autoroute. N’ayant pas la vignette, j’hésite, mais finalement, ce tronçon est gratuit. Arrivée à l’hôtel Nazar à Selçuk vers 13h. La propriétaire, guide touristique, se trouvant à Istanbul, communique par téléphone, ses instructions. Nous partons ensuite chercher une pâtisserie, nous pensions avoir trouvé, mais la patronne, dans un excellent français nous dit qu’elle ne fait pas de « dolce », et nous indique gentiment où l’on peut en trouver. Après un bon thé, 🙂 Bernard part à pied sur le site d’Ephese, nous, nous allons du côté du marché, puis la rue piétonne pour finir à la mosquée Isa bey, visite de l’intérieur, un coran en cadeau, et quelques figues du jardin gentiment offertes par le « gardien » des lieux. Nous faisons connaissance du propriétaire de l’hôtel, Turc, marié à une française de Castelnaudary, la personne qui nous a communiqué ses conseils par téléphone lors de notre arrivée. On retrouve Bernard qui a été visiter le site d’Éphèse ainsi que la ville de Selçuk. Le soir souper en ville, au pied de l’aqueduc, 210 TL pour 3 soit 11 € chacun, 1 plat de viande et légumes 2 bières et un verre de vin rouge, 3 cafés offerts.

Bergama

Vendredi 20 septembre 2019

Aujourd’hui on crapahute sans la moto mais avec nos groles 🙂. A dire vrai la montée à l’Akropolis se fera en téléphérique, ce qui nous a permis d être un peu plus tôt au sommet. Magnifiques ouvrages antiques, point de vue imprenable, un peu d’affluence sur les principaux sites, personne en redescendant à pied, et pourtant sur le chemin on a pu voir entre autres de beaux sols dans un très bon état. Ce n’est pas le tout, les visites de vieilles pierres, ça creuse, il nous faut penser casse-croûte. Après quelques hésitations dans la rue principale de la ville « moderne », nous choisissons une petite échoppe proprinette et bien fréquentée, ce sera Kebab, (2,80 € avec 1/2L d’eau) pour moi mon premier, nickel, bien bon et surtout une gentillesse, que nous remarquons très souvent depuis notre arrivée en Turquie. Après avoir pris des forces nous montons jusqu’au site d’Asclepieion, le CHU de l’époque. Encore des colonnes, un théâtre plus petit que celui de ce matin, des galeries, une source d’eau miraculeuse, et de belles épines plantées dans les semelles de nos pompes. Au retour, comme à l’aller, nous passons devant des terrains vagues jonchés de détritus, c’est dommage. Fin d’après midi, préparation des 2 jours à venir. Souper à l’auberge, discussion avec le patron, ingénieur agronome, reconvertit dans le tourisme.


Assos Bergama

Jeudi 19 septembre 2019 153 km


Gros petit déjeuner pour une petite étape. Betty s’offre même un petit bain dans la piscine. Petite route en bord de mer pour commencer, puis de la 4 voies, au milieu de nouvelles constructions sur des dizaines de kilomètres, puis nouvelle route plus étroite, au milieu des pins, avec du goudron fondu, prudence, le tout entre 25° et 30°

Kesan – Behramkale Assos

Mercredi 18 septembre 2019 228 km

Grosse animation au petit déjeuner, une bonne cinquantaine de jeunes attendaient leur bus pour aller certainement passer un examen, mais comme ils étaient passer avant nous le buffet était bien dégarni. Oups  oups et oups, Betty découvre que Booking ne fonctionne pas en Turquie, un procès en cours contre les agences de voyage Turques, heureusement, mon petit VPN installé sur notre Raspberry Domoticz, devrait nous permettre de contourner ce blocage. Départ vers 10h, arrivée pilpoil à Gelibolu pour sauter dans le ferry, 15 TL (moins de 2,50 € / moto), direction l’Asie ! 11h30 nous posons nos roues sur un nouveau continent, tout un programme ! En longeant la côte nous remarquons la construction d’un pont qui permettra la traversée des Dardanelles sans ferry.
Visite du site de Troie avec son fameux cheval et ses belles ruines. Ensuite nous rejoignons une route verte sur notre carte, mais qui en fait, n’avait rien de remarquable, goudron fondu ou gravillons, sous 33°C, pas terrible, d’autant plus qu’il est passé 15h, et nous n’avons pas mangé. Nous décidons donc de rejoindre notre hébergement, l’hôtel Barbarossa. Beau complexe, une nuit, c’est dommage, surtout pour Betty, piscine et plage… Resto à l’hôtel, petite balade le long de la plage.

Pomorovo (Bulgarie) Kesan (Turquie )

Mardi 17 septembre 265 km

Nous quittons notre hôtel de luxe vers 9h30 à la fraîche, au plus frais 12.5 °C encore de belles routes de montagne, les Rodhopes, pas d’affolement, cool, et c’est tant mieux, car nous avons vu tout de même 1 voiture de police à l’entrée d’un village et une autre avec un radar sur le tableau de bord ! Premier arrêt pour faire le plein avant la Grèce, deuxième arrêt pour liquider nos derniers Lev. Casse-croûte dans la dernière station service bulgare flambant neuve, climatisée avec toilettes à faire pâlir les autrichiens ! La température à nettement augmentée, elle flirte régulièrement avec les 30°, pour atteindre 32.5° au maximum. Passage frontière Bulgarie Grèce sans problème. Pour les 130 km en Grèce je suis obligé d’attacher mon SDS !!! Passage de la frontière Grèce Turquie plus laborieux, une bonne 1/2 h alors que nous avions qu’une voiture tractant une caravane immatriculée en Allemagne, devant nous ! Pour les routiers, un peu plus d’attente, environ 3 km de camions ! Arrivée à l’hôtel Nehir vers 16h, chambre 401 déjà occupée, gag ! Restaurant de l’autre côté de la voie rapide, super, accueil chaleureux, présentation des différents plats avec explication, dessert peynir helvasi. 

Hôtel Orlovetz Pamporovo 

Lundi 16 septembre  2019

Jour de repos, lessives et préparation de nos 2 premières étapes turques. À midi petit casse-croûte. Le soir Eurêka le seul resto ouvert dans le coin, serveur un peu speed !

Slokoshtitsa Pamporovo

Dimanche 15 septembre 2019 286 km

Météo toujours parfaite, avant de prendre l’autoroute pour une trentaine de kilomètres, nous prenons de l’essence, 1.06 € /l . La vignette est obligatoire pour toutes les routes et autoroutes pour les véhicules qui ont plus de 3 roues, décidément, la Bulgarie c’est sympa en moto et beaucoup plus propre que la Serbie. Nous remarquons des hommes au travail sur divers chantiers et pourtant nous sommes dimanche après-midi. Nous voyons également  de nombreux vendeurs de pomme de terre en bord de route, la route longe de nombreuses petites carrières de pierres plates avant d’attaquer les Rhodopes encore une belle région montagneuse. Arrivée à l’hôtel Orlovetz, pour 2 nuits, grand standing, petit plaisir, pour compenser quelques étapes plus rustiques. Pas de problème malgré les échecs répétés hier soir au moment du paiement avec Booking. Lessives à gogo, rasage et même coupe de cheveux réalisée par mon coiffeur préféré 😘 Quelques difficultés pour trouver un restaurant ouvert, pas étonnant la station est quasi déserte. Finalement nous nous rabattons sur celui de l’hôtel, un peu trop classe, mais nous n’avons pas le choix. Petite embrouille au moment de payer en Euros, le serveur nous gruge de 7 Lev  soit 3.5€ d’après mes calculs, se sera son pourboire.

Pepeljevac (Serbie) – Slokoshtitsa (Bulgarie) 

Samedi 14 septembre 2019 243 km

Petit déjeuner en terrasse sous un ciel sans nuage. Départ vers 9h30. Nous arrivons rapidement dans une grande plaine agricole, la première depuis plus d’une semaine, on ne savait même plus ce que c’était une ligne droite. Traversée de Prokuplje au pas, un peu le souc  en raison des marchés. Arrêt pour acheter de l’eau dans une station service, j’en profite pour refaire mes pressions sauf que je n’ai réussi qu’à dégonfler l’avant, 1.9 b au lieu de 2.5 b, du coup les 60 km sur autoroute qui suivirent seront parcourus à 100 km/h maxi. Pause gonflage à Vladicin Han plus quelques courses histoire de finir nos dinars. Nous quittons la direction sud pour piquer plein Est, belle petite route à nouveau en montagne ou dans des vallées mais toujours avec beaucoup de virages. Dernière pause café en Serbie, à Bosilegrad, étonnant au premier restaurant, madame ne veut pas nous servir ! Passage de la frontière sans problème, côté Serbie 2 ou 3 douaniers très lymphatiques, côté Bulgarie une douanière plus souriante. Et voilà nous venons de poser nos roues dans un nouveau pays. Arrivée à l’hébergement Tihiat Kut Complex vers 17h, une heure de décalage.

Rozaje (Monténégro) – Kursumlija (Serbie)

Vendredi 13 septembre 2019 202 km 

Nous quittons l’hébergement vers 10h15, nous arrivons rapidement à la frontière serbe après avoir parcouru de belles gorges.  Nous montons ensuite sur Novi Pazar, arrêt pour  décider si nous allons visiter le monastère de Sopocani, une dame musulmane vient nous proposer son aide. Visite du monastère du 12 ème siècle. Pause casse-croûte à Novi Pazar, on échange quelques euros pour avoir des dinars pour acheter des gâteaux. Nous continuons ensuite par de belles petites routes qui grimpent tout de même jusqu’à 1800 m, température de 12 ° C. Une partie de la route est normalement payante mais personne au poste de péage, par contre en descendant un policier, seul, surgit de sa voiture et commence à nous parler en patois local, au bout de quelques minutes d’un dialogue de sourds il nous laisse repartir, ouf, on a frôlé le backchich. Arrivée vers 16h40 au Moteĺ Stara  Vrba, discussion avec un professeur de français, albanais du Kosovo, « Nous étions forts avant ensemble  » sous Tito ! Pour lui, aucun problème  pour traverser le Kosovo, surtout avec un passeport. Normalement tous les habitants de l’ex Yougoslavie se comprennent.

Trsa – Rozaje (Monténégro)

Jeudi12 septembre 2019 13 °C 25 °C 

Petit déjeuner montenegrin oeufs sur le plat, jambon et viande sèchée et thé 😙. Départ vers 9h30 sous un ciel un peu  couvert mais pas menaçant, nous voilà dans la fameuse route du Durmitor, magnifique, vraiment sublime, aucune ligne électrique encore moins de remontée mécanique, la nature à l’état brute. La route est vraiment étroite, les croisements sont parfois limite. Nous ferons notre première pause café au pont Tara, très très haut, les deuxièmes gorges les plus profonde au monde, puis nous continuons notre chemin toujours plus à l’Est. Pause casse-croûte à Kolasin, grosse pizza et dolce pour Bernard, discussion avec un couple de français. Première et on espère dernière alerte moto pour Bernard, plus de puissance moteur, obligé de s’arrêter et couper le contact pour que tout redevienne normal. Ensuite petite, toute petite route bien boueuse sur 1 km et défoncée sur plusieurs dizaines de kilomètres. Quelques attaques de chiens plus loin, toujours dans des paysages montagneux nous arrivons au JeLa Natural Resort à Rozaje. Accès pas évident à trouver et pistouille en pente caillouteuse et ravinée. Souper au restaurant de l’hébergement.

Mostar (Bosnie-Herzégovine) Trsa (Monténégro)

Mercredi 11 septembre 2019 202 km.

Départ vers 10h, bonne température 23 °C. Un florilège de beaux paysages de montagne avec une alternance de routes  aux revêtements très variés mais toujours viroleuses. Le clou fut tout de même la montée sur la fameuse route du Durmitor, un tunnel au croisement et quelques belles épingles à cheveux dans des tunnels bien sombres, avec une route très étroite et une meute de motards aux trousses, sans oublier quelques gouttes de pluie pour agrémenter le tout, l’aventure quoi ! L’hébergement à Trsa, Malogora, vaut des points également. Soirée musicale avec chanteurs montenegrins, le tout improvisé.

Trogir (Croatie )Mostar (Bosnie-Herzégovine)

Mardi 10 septembre 2019 189 km

Départ vers 10h, petit déjeuner à la chambre, café au lait en poudre et petits pains de la boulangerie, grâce à l’Alain 😀.  Carburant pour liquider nos derniers kunas, ce qui va s’avérer plus tard comme une erreur tactique. Petit coup de calgon du GPS, qui m’envoie sur Sinj, ald la route de côte, heureusement Betty veille au grain et j’arrive à  retrouver la bonne route, moyennant quelques tournicotons dans la profonde banlieue de Split. Les premiers kilomètres sont pénibles car il y a  beaucoup de circulation, heureusement qu’un motard allemand moins timoré que moi  a commencé à remonter la file. Nous avons eu ensuite une route un peu plus dégagée tout en longeant la côte avec de beaux points de vue, puis nous avons commencé à remonter sur la Bosnie Herzégovine par une superbe route, beaux virages, beau revêtement et des points de vue sur les îles encore plus beaux. Passage de frontière, carte verte pour nous, pas pour Bernard. Arrêt vers 14h aux cascades de Kravica, un Plitvic en miniature. Achat de figues 2.5€ le kilo et échange monnaie 50€->97 Mark. Arrivée à l’hébergement villa Ulm, nickel, bien situé, beau parking et beaucoup d’explications en allemand. Visite de la vieille ville, très pittoresque avec son vieux pont et ses plongeurs « professionnels », ses mosquées et ses nombreuses échoppes, ambiance déjà rencontrée à  Kruj en Albanie. Souper avec les spécialités bosniaques, le Kepel …

Trogir Split Trogir 

Lundi 9 septembre 2019 32 km

Pluie le matin pendant le petit déjeuner puis beau temps. Visite de Trogir, côté marina, des yachts époustouflants, le château, l’église, l’école et un dédale de petites ruelles pavées de pierres blanches. Split l’après-midi, plus grand et plus animée que ce matin, le palais Dioclétien, la cathédrale, les boutiques souterraines et une pause glace bien méritée … Sur le parking moto on retrouve la 1250 GSA du Croate Suisse rencontré à Ancone 😉

Ancone Ferry Split Trogir 

Dimanche 8 septembre 2019

Réveil à 6h30 chargement de la moto avec déclenchement de l’alarme pour bien réveiller tout l’hôtel et le quartier en même temps, sympa pour un dimanche matin !  Petit déjeuner sur le pouce et via, direction le port à 8h08 exactement. 10 mn plus tard nous étions à l’enregistrement. Pas grand monde mais quelques motos tout de même. En attendant au quai 11, on tape la discute avec des motards italiens (Monténégro et Grèce) et Suisse de Luzerne, en 1250 GSA,  croate né à Split avec un albanais en Goldwin, qui tournaient en 15 jours France, Italie, Croatie, Slovénie, Autriche et Suisse. Casse-croûte à midi au self et le soir au restaurant du bateau. Arrivée vers 9h20, un peu d’attente pour le contrôle douane puis direction Trogir. Chambres juste dans l’axe de l’aéroport !!!

Pescasseroli Ancone


Samedi 7 septembre 300 km 16 à 28° C. Total depuis le départ 1670 km

Départ vers 9h50, beau soleil, et surtout une route à arsouille sublime, pratiquement jusqu’à Raiano. Pause à Castel di Ieri. Nous prenons ensuite l’autoroute A25 jusqu’à Ancone. Pas trouvé de petite boulangerie sympa ! Arrivée à l’hôtel Europa vers 16h juste avant que l’orage nous rattrape.

Santos Stefano di Sessanio – Pescasseroli

vendredi 6 septembre 2019 197 km 15 à 30°C

Un beau méli-mélo de petites routes toutes défoncées et de belles routes de montagne virolante à souhait tel fut le menu du jour. On commence par Calascio avec tout en haut le Rocca, puis Corvara avec dégustation de figues qui nous narguaient en bord de route. Pause casse-croûte à Caramanico terme, petite boulangerie sympa. Beaucoup de villages perchés, des gorges, des lacs (Scanno) et même quelques gouttes juste le temps de boire un café devant une cheminée, eh oui nous sommes en altitude, souvent au-dessus de 1000m et de laisser tomber son Schuber 😬.
Nous passons par Villetta Barrea puis Opi, les points les plus au sud de notre parcours en Italie, nous commençons donc la remontée sur Ancone, tout en restant dans cette magnifique région très peu touristique des Abruzzes.
Hébergement à l’hôtel Faggio Rosso. Pizza et agneau en ville.

Carpello Santos Stefano di Sessanio


jeudi 5 septembre 2019 243km beau temps 16 à 28°C.

Petit déjeuner bien sucré. Nous partons vers 10h petite route au milieu des oliviers, passage par Trevi beau petit village perché sur une colline, puis visite de Spolète (Spoleto), place du Domo en particulier, le pont nous l’avons découvert en quittant la ville. Après un bon sandwich au jambon nous attaquons les premières routes de montagne dans le parc national du grand Sasso. Nous longeons le lac de Campotosto. Nous traversons un ou deux villages qui portent les stigmates du dernier violent tremblement de terre du 6 avril 2009 qui a fait 308 morts et plus de 30000 sans abri, en particulier à L’Aquila. Le ciel se couvre, le soleil joue à cache-cache avec les nuages qui finissent par nous lâcher quelques gouttes, une bonne cinquantaine 😗. Les paysages sont magnifiques, cette route du Petit Tibet est sublime, les Abruzzes valent vraiment le détour.
Hébergement b&b Nonno Severino, retour dans les années 1950.
Visite de la petite cité de Santos Stefano di Sessiano, qui, grâce à un généreux mécène suisse, est en pleine rénovation.

Ziano Piacentino Carpello

Mercredi 4 septembre 2019 456 km 25 à 30 °C beau

Départ vers 9h30 après un petit déjeuner léger comme une biscotte … plus une embrouille bien italienne pour le souper de la veille 30 euros pour 2 malheureuses assiettes de pâte une dolce et un 1/4 de bière ou un verre de vin ! Merci Bernard pour avoir pensé à nos papiers d’identité que nous avons failli oublier ! L’étape sans grand intérêt, beaucoup d’autoroute bien chargée, des tunnels à revendre pour traverser une grande partie de la Toscane. Pause casse-croûte sympa puis nous passons pas loin d’Assise qui semble magnifique tour comme Spello, plus petit mais certainement croquignolet.
Nous arrivons à notre hébergement La Quercetta, 240m de chemin un peu caillouteux mais qui finalement est passé comme une lettre à la poste 😗. Nous découvrons une belle petite demeure au milieu des oliviers avec piscine et point de vue imprenable le tout sous un beau soleil. Très bon repas le soir, préparé et servi par Romina.

Bavans Ziano Piacentino

Mardi 3 septembre 2019 496 km de 9 à 30°C

Départ de Bavans vers 8h05 je crois que Bernard quittait son domicile à la même heure. Passage par Delemont moins chargé que Bâle ! Nous arrivons au point de rendez-vous à 10h5 10h10, nickel sauf que le parking choisi avec minutie est fermé pour travaux, la bonne blague ! Nous allons donc jusqu’à la prochaine aire de repos. Un peu d’attente puis finalement nous arrivons à nous retrouver, la balade peut commencer 😉. Avant de reprendre la route j’entends un gros bruit, genre tir de mines dans une carrière, en fait c’était un semi-remorque qui venait de se manger la barrière de sécurité du terre-plein central juste en face de la sortie du parking, impressionnant ! Malgré la fraîcheur matinale qui nous incite à remettre une couche nous décidons d’emprunter le col à la place du tunnel. Bonne pioche. Belle grimpette très encaissée au début puis beaucoup plus dégagée sur la fin. Casse-croûte à l’abri du vent. Descente par l’ancienne petite route pavée avec une succession d’épingles à faire pâlir le Stelvio 😁.
Carburant à Chiasso, arrivée à l’agriturismo Bacchanalis vers 17h30.

Auteur/autrice

alain.petit25@gmail.com