Bilan Turquie 2019
Sur le territoire Turc : 21 jours 3600 km 14 étapes 2 jours de pluie.
Je ne m’étais jamais vraiment interressé à ce pays, trop lointain, mauvaise réputation sur la route, trop chaud… Et puis, la lecture de quelques compte rendus a commencé à éveiller ma curiosité. La préparation du voyage, m’a permis de combler une petite partie de mes immenses lacunes sur l’histoire de ce pays. Les Mongoles, mais aussi les empires grecs, perses, romains, byzantins et ottomans sans oublier Atatürk, le fondateur de la république de Turquie, ont laissé des traces, que l’on retrouve à travers les nombreux sites antiques, les monuments, l’habitat, les portraits, les drapeaux …
La Turquie c’est aussi de magnifiques diversités de paysages, montagnes, vallons, de grandes forêts de pins en bord de mer, côtes sauvages ou bétonnées, sur la mer Egée ou la mer Noire, d’immenses plateaux en altitude parfois très arides. C’est un pays de contrastes également, la pauvreté de certains est encore plus difficile à comprendre à côté de la richesse d’autres. La Turquie c’est aussi un pays musulman, on trouve de l’alcool que dans certains restaurants, par contre on ne peut pas rater le muezzin qui fait l’appel à la prière à 5h du mat. On voit beaucoup de femmes voilées, jamais au « bistrot », là où l’on peut voir les hommes jouer parfois au backdamon.
Les incontournables comme Istanbul, Pamukkale, la Cappadoce, les sites antiques, que de beaux souvenirs !
La nourriture parfois épicée accompagnée souvent de yaourt, les feuilletés salés ou sucrés, la viande grillée ou kebab, les baklavas et les loukoums. Le thé est la boisson nationale ; on en trouve partout, quelquefois offert même dans les stations service. Le café est moins répandu. Il y a le café Turc (avec le marc et le petit verre d’eau ) ou le nescafé. Au restaurant il n’est pas rare d’être invité à composer son menu devant une vitrine où sont exposés tous les plats du jour. Attention le serveur turc est un vrai rapace, dès que vous posez vos couverts il saute sur votre assiette pour vous l’enlever. Mais après il propose très rarement un dessert, certains restos offrent une petite douceur.
Les infrastructures routières sont très remarquables. Le pays est quadrillé par de grandes routes gratuites à 4 voies, avec en plus, souvent, une belle voie d’arrêt d’urgence utilisée pour tous types de raisons, arrêt minute des Dolmus, tracteurs, animaux, voitures ou petites motos en contresens.
Cependant le Turc au volant s’identifie trop souvent à Fangio, avec une grande dextérité pour le klaxon et une ignorance quasi totale de la fonction clignotant. Ajouter à cela les pointes de vitesse de tous les types de véhicules y compris les 35 tonnes, l’absence totale de code de la route, un parc automobile vieillissant souvent très polluant, voilà ce que nous retiendrons de la conduite en Turquie.
Ce bilan malgré tout très positif on le doit aussi à la météo quasi parfaite, à peine 2 jours de pluie, pour le reste du ciel bleu, des températures entre 15 et 27 ° avec des pointes à 32°, la Mer Égée à 23 25°, nous ne pouvions pas espérer mieux.
Mais, si il y a une chose que nous devrions retenir de ce voyage, c’est l’extrême gentillesse et l’hospitalité du peuple Turc ! Bien entendu, comme nous l’a si bien dit Makbul, il y a des bons et des mauvais turcs, règle qui s’applique dans tous les pays du monde, je suppose. Mais l’accueil, les petites intentions, en un mot, la gentillesse nous ont vraiment bluffés tout au long de notre balade.
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Auteur/autrice
alain.petit25@gmail.com